Rueil-Malmaison

Histoire de Rueil-Malmaison

Rueil-Malmaison est une commune des Hauts-de-Seine, en Île-de-France, qui compte 78 186 habitants. Son nom est issu d’une formation gauloise, Rotoialos, attestée sous la forme Rotoialo villa en 550, Rigoïalensis villa en 587, Riogilum en 873, Ruellium en 1113, Roialum, Ruolium, Ruellium, Ruol, puis Rueul en 1308; on rencontre ensuite fréquemment l’appellation Rueil en Parisis. Les hypothèses étymologiques retiennent un nom celtique fondé sur l’appellatif gaulois ialon, « clairière », précédé soit de rito, « gué », soit plus vraisemblablement de roto, « roue » ou « course ». La graphie archaïsante Rueil, et l’arrivée de nouveaux habitants plus nombreux que les autochtones, ont fini par effacer la prononciation locale qui était « Reuil ». L’adjonction de « Malmaison », officialisée par décret en 1928, distingue la ville de Rueil-la-Gadelière en Eure-et-Loir et rappelle le domaine devenu célèbre sous le Consulat et l’Empire; le nom de Malmaison a parfois été rattaché à Mala Mansio, « maison du malheur » ou « mauvaise maison », évoquant les exactions normandes ou la mauvaise réputation passée du lieu.

Le territoire est fréquenté depuis le Mésolithique: sur le site des Closeaux, près de la Seine, à l’occasion de travaux de fondations pour l’implantation d’un nouveau quartier, ont été mis au jour les vestiges d’une peuplade azilienne, ainsi que des restes d’un lion des cavernes eurasiatique datés de douze mille ans. La première mention historique de Rotoialum villae remonte au VIe siècle, dans l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours. Aussi appelé Roialum ou Rotariolensem villam, le site désignait à l’origine une villa dans le style romain, lieu de plaisir et de chasse des rois mérovingiens. Vers 870, Charles le Chauve donne le domaine à l’abbaye de Saint-Denis; à la fin du XIe siècle, les moines bénédictins y construisent une chapelle dédiée à saint Cucufa dans l’ancien bois Béranger, qui prendra par la suite le nom de bois de Saint-Cucufa.

En 1346, lors de la chevauchée d’Édouard III, Rueil est incendiée et dévastée de fond en comble par le Prince Noir et met longtemps à se remettre de ce désastre. En 1584, Antoine de Portugal, en exil en France, y pose la première pierre d’une nouvelle église sur l’emplacement d’une ancienne tombant en ruine. En 1622, Christophe Perrot, conseiller au Parlement de Paris, fait construire un château sur le site de Malmaison, qui deviendra au siècle suivant la propriété de la future impératrice Joséphine. Les moines vendent le domaine en 1633 au cardinal de Richelieu, qui s’installe au château du Val, construit pour Jean Moisset, financier sous Henri IV; loin des cabales de la cour, il en fait sa résidence favorite et finance l’achèvement de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul en faisant édifier sa façade par son architecte Lemercier. À sa mort en 1642, le château passe à sa nièce, la duchesse d’Aiguillon; il abrite Louis XIV enfant, sa mère Anne d’Autriche et le cardinal-ministre Mazarin pendant la Fronde, et c’est là que fut signée la paix de Rueil. En 1691, la marquise de Maintenon, épouse secrète du roi, loue une maison à Rueil pour y recevoir des enfants pauvres et leur donner un peu d’instruction: ce furent les prémices de l’institution qu’elle installa ensuite à Saint-Cyr, plus près de Versailles. La construction de la caserne en 1754, en même temps que celles de Courbevoie et de Saint-Denis, et l’arrivée d’un régiment de gardes suisses font augmenter considérablement la population. La caserne, aujourd’hui caserne Guynemer, à côté de laquelle se trouve le musée des Gardes suisses, fut bâtie par l’architecte Charles-Axel Guillaumot; elle est encore en activité, et constitue la seule survivante des trois anciennes casernes de gardes suisses. À la Révolution, le château de Rueil, ancienne propriété de Richelieu et devenu propriété nationale, est vendu en 1793, puis acheté par le maréchal Masséna, duc de Rivoli, prince d’Essling. Le 21 avril 1799, Joséphine Bonaparte achète le château de Malmaison; elle le fait réaménager par les architectes Percier et Fontaine. Pendant le Consulat, Napoléon y passe une grande partie de ses loisirs et de son travail: c’est là que furent décidées la vente de la Louisiane et l’institution de la Légion d’honneur. Après le divorce, l’empereur lui en laisse la propriété, et Joséphine y fait construire des serres chauffées pour assouvir sa passion pour la botanique. Défait, Napoléon abdique à Fontainebleau et part pour l’exil le 20 avril 1814.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Pierre-Saint-Paul est l’édifice religieux majeur de Rueil-Malmaison. Sa construction reprend en 1584 sur l’emplacement de l’église ancienne tombant en ruine, à l’initiative d’Antoine de Portugal, alors en exil en France. Son achèvement, et notamment l’édification de sa façade, est financé par le cardinal de Richelieu, alors propriétaire du château du Val voisin, qui en confie le dessin à son architecte Lemercier. La commune comprend par ailleurs de nombreux monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel, dont l’ensemble du domaine de Malmaison, propriété de l’impératrice Joséphine de 1799 à sa mort en 1814 et démembré au cours du XIXe siècle, ainsi que la Petite Malmaison et le parc de Bois-Préau. Le site de l’office de tourisme propose des visites guidées de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul, du château de Malmaison et de son parc, et du Musée d’histoire locale installé dans l’ancienne mairie au centre de la ville; depuis 2018, il propose également une offre de tourisme d’affaires.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

78.186 habitants

Région

Île-de-France

Département

Hauts-de-Seine
(92)

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Église Sainte-Thérèse

16 boulevard des Côteaux - 92500 Rueil-malmaison

Église Saint-Pierre et Saint-Paul

Place de l'église - 92500 Rueil-malmaison

Église Saint-Joseph de Buzenval

3 passage St Antoine - 92500 Rueil-malmaison