Sains-en-Gohelle
Histoire de Sains-en-Gohelle
Sains-en-Gohelle est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 5 995 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Seins en 1190; Sains en 1226; Villa de Sanctis en 1274; Sains en le Gohelle en 1431; Sains-en-Goelle au; Sains-en-Lens en 1720; Sains en 1793; Sains et Sains-en-Gohelle depuis 1801. Hypothétiquement, son nom pourrait être issu du vieil allemand « », qui signifie « stérile », du mot, bas latin, Gauharia signifiant « région couverte de taillis ». La forme picarde est Sains-in-Gohelle.
Des fouilles archéologiques menées par la DRAC ont révélé que le territoire de la commune est occupé au moins depuis la Protohistoire, période Laténienne. Dans un premier temps, la commune a été rurale jusqu’à l’ouverture des mines. Le Château Bacon est un marqueur de son histoire. Sains-en-Gohelle n’est pas née avec les mines. De nombreuses traces attestent de son passé dont le château Bacon. Sains-en-Gohelle porta les noms de Seins en 1190, villa de Sanctis en 1274.
Parmi les personnages historiques de la ville, nous pouvons compter Gérard de Sains. Ce seigneur a participé aux croisades féodales du seigneur de Carency. D’après l’historien français Auguste de Loisne: Les fosses 10 et 10 bis ouvrent relativement tard, à partir de 1903. Lors de la grève des mineurs, le maire de Sains, l’abbé Georges Lorent, tente de faire lever le piquet de grève de la fosse 10 accompagné de non-grévistes.
Il est repoussé à l’aide de lances à incendie et plusieurs personnes sont blessées. Après cet affrontement, il organise des milices d’autodéfense nocturnes. Parmi les lieux importants de Sains-en-Gohelle, il y a le carrefour de la grille. Il marque l’emplacement historique de la grille donnant accès à la cité minière. Au début du siècle, la cité minière était, entièrement, entourée par un mur; la grille donnait accès à cette cité. Elle était fermée lors des grèves des mineurs afin officiellement d’éviter les saccages par les manifestants des ouvriers qui travaillaient.
Elle a également servi aux rafles pour le S.T.O. pendant la Seconde Guerre mondiale. La grille a été supprimée dans les années 1950, il reste quelques traces des murs. Les chevalets et les bâtiments industriels miniers ont aujourd’hui disparu. En revanche Sains-en-Gohelle a conservé un très bel ensemble architectural témoin de la vie des mineurs pour les fosses 10 et 10b (mines de Béthune). Cette cité minière s’organise autour d’une avenue (l’avenue Charles-de-Foucault).
Pendant la Première Guerre mondiale, la commune se trouve à proximité du front. Des troupes relevées de la première ligne viennent, à plusieurs reprises, cantonner sur Sains pour récupérer pendant quelques jours ou heures.Lors d’une des attaques menées par les troupes françaises en septembre 1915, les blessés sont dirigés sur Bluval, hameau de Sains. La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du, distinction également attribuée à du Pas-de-Calais. En 2019, le taux de pauvreté s’établit à 18,4 %, supérieur à la moyenne nationale (14,6 %), mais toutefois bien inférieur à l’agglomération de Lens-Liévin (23,6 %). Classée quartier prioritaire, l’ancienne cité ouvrière « numéro 10 » présente un taux de pauvreté de 35 %, pour habitants en 2020, soit un quart de la population de la ville.
Patrimoine religieux
Depuis le, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les, répartis sur inclus dans le périmètre du bassin minier, le site de est constitué des écoles et de l’église Sainte-Marguerite de la cité 10 de Sains-en-Gohelle est constitué de la fosse 10 – 10 bis des mines de Béthune à Sains-en-Gohelle et, sur les territoires de Sains-en-Gohelle et de Bouvigny-Boyeffles, de la cité pavillonnaire 10.