Saint-Amand-les-Eaux

Histoire de Saint-Amand-les-Eaux

Saint-Amand-les-Eaux est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 15 980 habitants. Monasterium Elnonense Sancti Amandi. Selon le site Web de la ville, Saint-Amand, outre le nom d’Elnon, datant de l’époque mérovingienne, a également porté le nom de Saint-Amand-en-Pévèle (du latin in pabula, signifiant « dans un pays de pâturages »), sans précision quant à l’époque de cette dénomination ni à sa durée exacte. On trouve l’inscription Sancti Amandi in Pabula sur le blason de la ville.

Durant la période révolutionnaire, à la demande des autorités et par décret du 25 vendémiaire an II – 16 octobre 1793), comme beaucoup de communes de France dont le nom tient alors d’une connotation d’ancienne noblesse ou religieuse, Saint-Amand prend le nom de Elnon-libre. Malte-Brun, dans la France illustrée (1882) lui donne le nom de Saint-Amand, tout en mentionnant déjà l’existence d’une dénomination alternative Saint-Amand-les-Eaux. La commune a officiellement pris le nom de Saint-Amand-les-Eaux, par décret du 10 mai 1962, paru au Journal officiel du 15 mai 1962.

La ville est dénommée Sint-Amands-aan-de-Skarpe en flamand.

Section tirée de la France illustrée, tome III, de Victor Adolphe Malte-Brun (1882) La remise en service de la source thermale en 1697 provoqua la découverte d’un site antique. On observa la présence de nombreuses pièces de bois et de plus de deux cents statues du même matériau, longues de plus de trois mètres. Elles étaient placées sur des lits de planches et certaines représentaient des guerriers casqués armés de lances ou des personnages en robes longues. On y trouvait des monnaies de César, Auguste, Néron, Vespasien et Trajan. Un chemin assurait un accès au lieu, qui semble avoir été un sanctuaire de source orné d’ex-voto en bois, comparable aux bois sculptés des sources de la Seine ou à la source des Roches à Chamalières.

Des statuettes de Pan, Cupidon et Mercure ainsi qu’un autel en bronze orné de Romulus et Rémus et diverses monnaies antiques furent découverts en 1743. En 448, un corps de soldats romains où se trouvait le futur empereur Majorien défit des Francs réunis à un mariage, dans ce qui fut appelé la bataille du Vicus Helena. L’événement fut rapporté par Sidoine Apollinaire. Certains historiens le situent à Elnon, sur la base de l’analyse des déplacements des Francs sur l’axe Tournai/Cambrai et d’une confusion entre Helena et Elnona (Elnon) de la part de Sidoine Apollinaire. Au, Saint-Amand n’est qu’un village connu sous le nom d’Elnon. Dagobert, ce roi mérovingien grand ami du clergé, en fit don à saint Amand.

Celui-ci, pour conquérir à la foi chrétienne les peuplades encore éparses dans les vastes forêts de la Flandre, y fonda un monastère; il en fut le premier abbé et lui donna son nom. Ainsi fut formée, du village et du monastère, la petite ville de Saint-Amand. L’abbaye ne tarda pas à devenir importante, et, sous la dynastie carolingienne, son école monastique jouissait d’une grande réputation et était fréquentée par un grand nombre de jeunes gens qui venaient de bien loin y apprendre la lecture, la grammaire et l’écriture. Sa célébrité lui avait valu de grandes richesses; mais, en 880, les Normands envahisseurs, sous la conduite de leur roi Bigier et d’un autre chef fameux nommé Hasting, se répandirent le long des rives de la Scarpe et de l’Escaut. À leur approche, on transporta dans l’église de Sainte-Marie de Douai, pour le soustraire à la profanation, le corps de saint Amand. Ce corps de l’un des premiers et des plus célèbres apôtres de la Belgique était l’objet d’une profonde vénération; les peuples attachaient un grand prix à le conserver, surtout depuis que l’abbé Lanthaire en avait fait la levée en l’année 840, c’est-à-dire cent cinquante ans après l’inhumation du saint, et qu’on l’avait trouvé entièrement conservé, ce que la piété des fidèles attribuait à un miracle.

Les Normands pillèrent et incendièrent l’abbaye; le roi Louis III accourut, mais trop tard, à la défense du pays, poursuivit les pillards, les atteignit près de Saucourt-en-Vimeu et les battit. Le monastère de Saint-Amand sort bientôt de ses ruines; la munificence des rois et des barons, le défrichement qu’opèrent les religieux et les serfs lui rendent bientôt les richesses perdues, et sa prospérité devient si grande, que les abbés reconnaissants sont des premiers à accorder aux habitants du bourg de Saint-Amand des lois et des franchises communales. En 1340, au commencement de la guerre de Cent Ans, le comte Jean de Hainaut, allié des Anglais, met le feu à l’abbaye et à la ville, après en avoir massacré tous les habitants alliés du roi de France, pour se venger des bourgeois et de la garnison qui avaient dévasté sa ville d’Hasnon. En 1477, la ville s’étant déclarée prématurément, à la mort de Charles le Téméraire, pour Louis XI, la duchesse Marie de Bourgogne la fair investir et saccager. Devenue française, Antoine de Ligne s’en empare en 1521, au nom de l’heureux rival de François, l’empereur Charles-Quint; les Français s’en rendent maîtres de nouveau sous Louis XIII; enfin, en 1667, elle est définitivement cédée à la France par le traité d’Utrecht. L’abbaye, reconstruite au milieu du, subsiste jusqu’à la Révolution; l’église avait été en partie rebâtie en 1634; le voyageur en admire encore aujourd’hui la tour élancée, qui sert d’horloge publique, de beffroi et de musée.

Elle est construite en grès et en pierre blanche, sculptée de la base au faîte; sa hauteur est d’environ, et l’on arrive au sommet par un étroit escalier de 450 marches. La faïencerie de Saint-Amand avait été fondée aux alentours de 1740 par le tournaisien Pierre Joseph Fauquez. La marque de fabrique des faïences de Saint-Amand est symbolisée par un entrelacement complexe des initiales du nom du fondateur et de celui de la ville (P. Dumouriez, ayant évacué le territoire belge après sa défaite de Neerwinden, établit son quartier général à Saint-Amand; il y fait arrêter les commissaires que la Convention lui avait envoyés et les remet aux Autrichiens. Ses soldats refusant de le suivre dans un coup d’État, il doit s’exiler et abandonner le camp révolutionnaire. Pour les transports, en 1802-1803, la ville est située sur le trajet des diligences, aller et retour, reliant Lille à Valenciennes.

En 1808, on trouve à Saint-Amand un dépôt de sûreté, où on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d’arrêt. Malte-Brun mentionne en 1882, dans l’article de la France illustrée consacré à Saint-Amand, une aciérie, des sucreries, une fabrique de clous, une fabrique de bonneterie de laine et de coton, une fabrique de chaînes-câbles, une manufacture de porcelaine, des tanneries, des distilleries, des moulins, des savonneries et des fabriques d’huile. Il mentionne également un commerce de chanvre, de bois de construction et de charbon et cite, sur le territoire de la commune, une forêt domaniale de « », soit plus que la superficie actuelle de la commune. Peut-être cette superficie incluait-elle des sections forestières implantées sur les territoires d’une ou plusieurs autres communes? Entre 1896 et 1932, le chemin de fer de Saint-Amand à Hellemmes, une ligne de est mise en service. En 1902, Saint-Amand est relié à Valenciennes par son tramway.

Cette desserte cesse en 1966 et est remplacée par des dessertes par autobus. Le jeudi, Saint-Amand-les-Eaux, et son maire Georges Donnez, qui gagne en la circonstance le surnom de Jojo, et Armentières administrée par Gérard Haesebroeck connaissent un moment de popularité nationale lors de la première du jeu télévisé Intervilles qui oppose les deux villes. Les deux maires participent aux épreuves en réalisant une épreuve de tirs au but. Saint-Amand l’emporte brillamment et ira jusqu’en finale où elle perd contre Dax. Durant la Première Guerre mondiale, le 24 août 1914, l’arrivée des Allemands entraîne le départ d’habitants réfugiés notamment dans les Alpes-Maritimes.

Patrimoine religieux

Saint-Amand est pourvu de nombreux lieux catholiques ou d’origine catholique.

Informations Clés

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Population

15.980 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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