Saint-Barthélemy-d'Anjou

Histoire de Saint-Barthélemy-d’Anjou

Saint-Barthélemy-d’Anjou est une commune de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, qui compte 9 460 habitants. Située dans la périphérie immédiate d’Angers, elle s’étend sur un plateau qui faisait autrefois partie d’une vaste forêt occupant la vallée de la Loire et de l’Authion jusqu’aux vallées du Loir et de la Sarthe.

La commune est fondée au XIe siècle. En 1009, le comte d’Anjou Geoffroy Martel fait don d’une partie de la « Terre de Verrières », qui revient ensuite au chapitre de Saint-Laud d’Angers. Le pays n’est alors qu’une forêt qui s’étend de la Loire jusqu’au Loir et à la Sarthe. Au siècle suivant, la plus ancienne demeure de Saint-Barthélemy, appelée « Pignonnière », prieuré de l’abbesse de Fontevraud, est construite. L’édification de l’église remonte, d’après le premier document à l’évoquer, vers 1178 selon les archives de Saint-Laud. C’est une église de style roman avec une nef unique, qui sera modifiée par la suite, principalement au XVIe siècle. Plus tard, un accord est conclu entre l’abbaye de Fontevraud et le chapitre Saint-Laud par lequel ce dernier conserve la dîme de la Pignonnière, sauf des vignes appartenant en propre à Fontevraud.

Les formes anciennes du nom rendent compte d’une longue évolution: Ecclesia Sancti Bartholomei de Verreria en 1178, Beati Bartholomei ecclesia en 1241, Sainct Berthelemer des Landes près d’Angers en 1269, Saint-Barthelemy des Perrières en 1652, Bon Air sous la Révolution en 1793, puis Saint-Barthélemy-d’Anjou en 1922. À partir du Moyen Âge, des établissements religieux, abbayes ou chapitres du clergé d’Angers acquièrent des terres pour y cultiver de la vigne. Aux siècles suivants, ce sont des notables et riches marchands angevins qui y font construire leur « campagne », maison de maître ou château, proche de la grande ville où ils résident. Leurs jeunes enfants étaient bien souvent mis en nourrice chez le closier qui exploitait leurs terres. Quand la forêt fut peu à peu défrichée, on planta surtout de la vigne, dont les vins blancs furent classés au second rang des crus d’Anjou, après la Coulée de Serrant.

En 1776, le château de Pignerolle est construit pour Marcel Avril de Pignerolle, écuyer de la Grande Écurie du roi et directeur de l’Académie d’équitation d’Angers. En 1793, la commune voit apparaître les jurés populaires, la participation à l’œuvre de défense nationale, l’armement des citoyens et les réquisitions pour l’armée de Loire; les Vendéens occupent le bourg et brûlent en partie les archives paroissiales. La fin du XIXe siècle se caractérise par l’exploitation de l’ardoise dans les galeries souterraines partagées avec Trélazé. Le nombre d’ouvriers est presque multiplié par deux entre la décennie 1850-1859 et celle de 1900-1909, avec une importante communauté bretonne. De nombreuses ouvrières sont également employées par les Établissements Bessonneau, spécialisés dans les filatures, corderies et tissages d’Angers. L’exploitation ardoisière sur la commune est abandonnée en 1891.

La Seconde Guerre mondiale débute à Saint-Barthélemy-d’Anjou dès le 2 septembre 1939 avec la formation d’un régiment d’infanterie commandé par le colonel Tauréo, qui occupe le parc de Pignerolle. De nombreux soldats meurent au front en 1940 et 45 prisonniers étaient originaires de la commune. Le gouvernement polonais, contraint de fuir son pays, s’installe le 2 décembre 1939 dans le château de Pignerolle qui devient la résidence de Władysław Raczkiewicz, président de la République polonaise en exil. Ce choix s’explique par la proximité de la capitale et les liens unissant l’Anjou et la Pologne. Le château de la Romanerie devient parallèlement la résidence de l’ambassadeur d’Angleterre auprès du gouvernement polonais. Le 14 juin 1940, les Polonais sont contraints de fuir à nouveau l’invasion allemande.

De nouveaux quartiers apparaissent à partir de 1965: la Cité-Brigitte, la Paperie, le Clos-des-Roses, la Gemmetrie, ainsi qu’une zone industrielle. Entre 1950 et 1980, la population double. Si la viticulture a disparu, l’agriculture demeure présente: élevage, maraîchage, horticulture, arboriculture. Le centre-ville est réaménagé dans les années 1980; le manoir de la Ranloue est restauré en 1978 pour devenir la bibliothèque communale, et un nouvel hôtel de ville, conservant la travée centrale de l’ancienne mairie, est inauguré en 1984. Un musée de la communication ouvre en 1992 au château de Pignerolle, abritant environ une collection de 300 postes de radio rassemblée par Guy Biraud; il fermera en 2015.

Patrimoine religieux de Saint-Barthélemy-d’Anjou

Le patrimoine religieux est dominé par l’église Saint-Barthélemy, dont la mention la plus ancienne remonte à 1178 dans les archives de Saint-Laud d’Angers. Édifice de style roman à nef unique, elle a été modifiée à plusieurs reprises au cours des siècles. Le domaine de Pignerolle, bien que civil, complète le paysage patrimonial de la commune par son rôle dans l’histoire diplomatique européenne du XXe siècle.

Informations Clés

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Population

9.460 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Maine-et-Loire
(49)

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