Saint-Calais
Sarthe · Pays de la Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Calais
Saint-Calais, commune de 3 054 habitants située dans la Sarthe, en région Pays de la Loire, doit sa fondation à l'ermite Carileph, ancien moine de l'abbaye Saint-Mesmin de Micy près d'Orléans, venu s'installer sur les bords de l'Anille. Le roi mérovingien Childebert († 558, fils de Clovis) lui attribue un domaine qui permet la fondation de l'abbaye d'Anisole, autour de laquelle se développe un bourg accueillant de nombreux pèlerins. Dès 616, l'abbaye d'Anisole puis de Saint-Calais est considérée comme l'une des plus importantes et l'une des plus anciennes fondations monastiques du Vendômois. Vers 865, l'abbaye et le bourg sont détruits par les Vikings du roi Hasting, alliés au roi breton Salomon. En 1365, Charles V autorise l'abbaye à construire une enceinte fortifiée ; en 1424, après la prise du Mans, les troupes anglaises prennent d'assaut les remparts, pillent et détruisent tout. En 1457, l'abbaye et le moulin Ars sont occupés et incendiés par les Anglais. En 1562, un massacre de protestants a lieu à Saint-Calais, et l'abbaye est incendiée une seconde fois par les Calvinistes. À la Révolution, l'abbaye est pillée et partiellement brûlée, cédée à la ville et au domaine public ; les bâtiments disparaîtront au XIXe siècle. La commune est alors rebaptisée Calais-sur-Anille.
Toponymie de Saint-Calais
La ville tient son nom de l'ermite Carileph, Karilef ou Kalès, compagnon de Saint-Avit, venu s'installer sur les bords de l'Anille au VIe siècle à la demande de l'évêque saint Innocent du Mans (532-543) et avec l'accord du roi franc Childebert. Le bourg qui s'y développe est alors appelé Anisole, du nom de la rivière Anille. La commune est appelée Saen-Câlé en parler sarthois. Le gentilé est Calaisien.
Patrimoine religieux à Saint-Calais
L'église Notre-Dame, du XVe siècle, est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840. Édifiée en lieu et place d'une église de bois, sa façade est réalisée entre 1520 et 1550 dans le style Renaissance. Le clocher, dont la base remonte au XIIe siècle, a été achevé vers 1620. Dans un pilier du chœur était visible un fragment d'étoffe orientale du VIIe siècle, ayant appartenu, selon la légende, à Carileph, l'ermite fondateur ; il est actuellement conservé au musée. On y admire aussi un buffet d'orgue du XVIIe siècle, provenant de l'ancienne abbaye de Saint-Calais, abritant un instrument de Daublaine & Callinet de 1845, restauré en 1974. La halle aux grains, dont la charpente en forme de navire retourné a été récupérée de l'église abbatiale et construite vers 1850, est inscrite au titre des monuments historiques en 1987.
Saints liés à Saint-Calais
Carileph, ermite fondateur de la communauté religieuse à l'origine de la ville, est mentionné comme compagnon de Saint-Avit, venu sur les bords de l'Anille à la demande de l'évêque saint Innocent du Mans (532-543). François César Londiveau, né à Saint-Calais, vicaire à Saint-Martin-d'Évaillé, mort en 1792, a été béatifié par le pape Pie. Guillaume de Saint-Calais († 1096) fut évêque de Durham de 1080 à 1096. Louis-Ernest Dubois (Saint-Calais, 1856 – Paris, 1929), ordonné prêtre en 1879, fut nommé évêque de Verdun en 1901, archevêque de Bourges en 1909, archevêque de Rouen en 1916, élevé au rang de cardinal la même année, puis archevêque de Paris en 1920.
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