Saint-Denis-en-Val
Histoire de Saint-Denis-en-Val
Saint-Denis-en-Val est une commune de Loiret, en Centre-Val de Loire, qui compte 7 654 habitants. La première mention manuscrite connue remonte à 836: « Et en in prospectu Aurelianis, potestatem [= domaine] Bruerias, quae dicitur Ad Sanctam Dionysium, cum ecclesia in ipsis martyris honore dicata ». Ainsi le nom primitif de cette localité était: Bruerias = Les Bruyères, le domaine des Bruyères, une ancienne villa gallo-romaine, dédié à de saint Denis. Premier évêque de Paris vers 250, celui-ci est martyrisé vers 280 avec ses disciples Rustique et Éleuthère, et aurait gravi la montagne de Montmartre, la tête à la main.
Les mentions rencontrées ensuite sont In potestate Sancti Dionysii en 1022, Sanctus Dionisius in Vallibus en 1262,
Sainct Denis en Val en mars 1358, Sainct Denys en Val en décembre 1398,
Des traces de quatre habitations gauloises ont été retrouvées. Une première église est construite au, reconstruite plus tardivement (seul le portail roman, datant du, subsiste, inclus dans la façade de l’église actuelle). Le village fut donné par les moines de l’abbaye Saint-Mesmin de Micy, comme l’atteste un certificat royal de 1022 fait par Robert le Pieux. Jeanne d’Arc arrive dans le village et traverse la Loire plus à l’est pour reconquérir Orléans. Sa famille s’installera à proximité, en particulier sa mère dans une ferme située sur la commune actuelle de Sandillon. En 1530, Jacques Groslot construit le château de l’Isle sur une île de la Loire aujourd’hui disparue.
Il a été en grande partie détruit par l’inondation de septembre 1866. Le décret de l’Assemblée Nationale du décrète. En 1790, dans le cadre de la création des départements, le Loiret compte alors, rattachées à et. La municipalité de Saint Denis en Val est rattachée au canton d’Olivet et au district d’Orléans. Ainsi la municipalité de Saint Denis en Val devient formellement « commune de Saint Denis en Val » en 1793. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du, et ne conservent qu’un rôle électoral, permettant l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés.
La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d’importance en retrouvant une fonction administrative. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 58 à 31. Saint-Denis-en-Val est alors rattachée au canton Nogen-sur-Vernisson et à l’Arrondissement d’Orléans par arrêté du 9 vendémiaire an X. En 1806, la commune est rattachée au canton d’Orléans-Sud, un canton nouveau formé du faubourg Saint-Marceau et de toutes les communes du canton d’Olivet qui est supprimé. Cette organisation va rester inchangée jusqu’en 1973 où la commune est rattachée au canton d’Olivet, puis au nouveau canton de Saint-Jean-le-Blanc en 1982. Le village, étant situé en bordure de Loire, a subi de nombreuses inondations catastrophiques aux (1789, 1846, 1856 et 1866).
Ce même siècle vit la disparition des vignes, conséquence du phylloxéra. Un quartier, les Auvernats, conserve par son nom issu d’un cépage le souvenir de cette activité. Par la suite, la commune devient essentiellement maraîchère et horticole. En 1905 est ouverte par la Compagnie des tramways du Loiret une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique et à vapeur, le « tacot », allant d’Orléans à Brinon-sur-Sauldre et qui traverse le village. L’exploitation commerciale est arrêtée le. Cette ligne a cependant contribué à l’électrification du village, achevée vers 1934.
La devise de la ville est la suivante: In medio stat virtus, la vertu est au milieu.