Saint-Didier (35)

Histoire de Saint-Didier

Saint-Didier est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 2 035 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Desiderii en 1116, ecclesia de Sancto Desiderio en 1516. La commune porte le nom de Saint Didier, qui fut évêque de Rennes à partir de 687.

Il est toutefois possible que le saint ainsi honoré soit en fait Didier de Vienne, qui fut évêque de Vienne entre 596 et 608.

La paroisse de Saint-Didier aurait dépendu initialement de la collégiale de Notre-Dame de Vitré avant d’être donné en 1116 par Marbode, évêque de Rennes, à l’abbaye Saint-Melaine de Rennes. Elle est nommée ecclesia Sancti Desiderii (en 1116), ecclesia de Sancto Desiderio (en 1516). Les auteurs de la Vie des Saints de Bretagne disent que saint Goulven, sixième évêque de Saint-Pol-de-Léon, quitta son Siège quelques années avant sa mort, pour se retirer dans une solitude au territoire de Saint-Didier, qu’il y bâtit un petit oratoire dans lequel il mourut, et que c’est précisément dans cet endroit que l’on plaça l’église paroissiale de Saint-Didier, dans laquelle on plaça les reliques de saint Goulven. « Ayant choisi un lieu propre et commode à la contemplation, nommé La Motte-Merioul, il s’y seroit basti un petit oratoire et y aurait fini sa vie en austère pénitence », menant une vie d’anachorète, écrit Bertrand d’Argentré. « Il tomba incontinent malade d’une fièvre aiguë et violente » et rendit l’âme en 616, probablement à Saint-Didier.

Il aurait été enseveli dans l’abbaye Saint-Melaine de Rennes et ses reliques seraient devenues la propriété de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes. La vénération de ses reliques permit l’accomplissement de nombreux miracles énumérés par Albert Le Grand. « On montre encore aujourd’hui, près du village de la Motte, en la paroisse de Saint-Didier, le jardin, le four et le puits possédés, d’après une tradition constante et séculaire, par saint Golven » écrit en 1889 l’abbé Alexandre Thomas. Selon Jean-Baptiste Ogée, vers 1300, Béatrix de Bourgogne, comtesse de la Marche et d’Angoulême, épouse de Hugues XIII de Lusignan, aurait possédé un château très fort en Saint-Didier. Selon la tradition, à une date inconnue, une bataille très meurtrière se serait tenue sur la lande de Trouillot, entre Saint-Didier et Cornillé.

Ce prieuré n’a laissé aucune autre trace dans l’histoire, mais la présence en Saint-Jean-sur-Vilaine d’un moulin de Brétigneul et d’un hameau dénommé « Le Prieuré » et en Saint-Aubin-des-Landes d’un hameau dénommé « Brétigneul » confirment que ce prieuré a bien existé. La seigneurie de la Motte-Mérioult, au toponyme révélateur (une motte féodale est encore visible, entourée de ses douves, au lieu-dit La Motte-Mériou) appartint à la famille de Montbourcher au XVe siècle (par exemple, Guillaume IV de Montbourcher, né vers 1425, seigneur de Montbourcher et du Pinel; l’un de ses descendants René VI de Montbourcher, né en 1578, décédé vers 1647 à Nantes, seigneur du Bordage et de Poligné épouse le 10 octobre 1604 à Laval Élisabeth du Boais de Mesneuf, née vers 1685 et décédée le 5 novembre 1657). Jean du Tiercent, membre de la famille du Tiercent, permuta en 1453 la cure de La Selle-en-Coglès avec celle de Saint-Didier où il mourut en 1469. La seigneurie de Mayneuf, érigée en vicomté avant 1478, disposait du droit de haute justice et de prééminences dans l’église paroissiale; le pilori, les ceps et collier de cette seigneurie se trouvaient dans le cimetière de Saint-Didier; le château était entouré de douves et possédait tours et pont-levis. Cette seigneurie fut possédée successivement par les familles Mayneuf (en 1199), la Cigogne (en 1399), du Hallay (Gilles du Halay (Hallay) était vicomte de Mayneuf en 1478 et se maria avec Jeanne d’Ust), Rosmadec (Étienne de Rosmadec, Guillaume de Rosmadec) et Boisgelin (ou Boisgeslin): la famille de Boisgelin était seigneur du dit-lieu (en Pléhédel), vicomte de Mayneuf (ou Meneuf) en Saint-Didier, marquis de Cucé en Cesson, etc.

par exemple Thébaud (Thibault) de Boisgelin, Barthélémy de Boisgelin, Jean de Boisgelin père, Jean de Boisgelin fils (en 1653), Gabriel de Boisgelin (en 1687), Renaud-Gabriel de Boisgelin (en 1730) furent tous successivement seigneurs de Mayneuf, les trois derniers cités étant aussi présidents à mortier au Parlement de Bretagne, le dernier cité étant en plus seigneur de Cucé, de même que Jean de Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé (1732-1804) qui fut député du clergé aux États généraux de 1789, évêque, archevêque, cardinal, ainsi qu’homme de lettres.

Patrimoine religieux

La commune compte un monument historique: le manoir de la Roche, inscrit en 1971. L’église ainsi que la chapelle Notre-Dame-de-la-Peinière ont fait l’objet d’un inventaire. L’église paroissiale Saint-Didier-et-saint-Golven date du, édifiée en 1679: Saint Didier et saint Golven, évêques, sont les patrons de cette église – le corps de saint Golven, loin d’être conservé à Saint-Didier ou à Saint-Melaine, comme le disent Ogée et ses annotateurs, était au Moyen Âge l’objet d’un culte tout particulier dans la cathédrale de Rennes et le diocèse.

Une confrérie se trouvait donc érigée en l’église de Saint Didier, elle avait de rente en 1790. Les prééminences appartenaient en cette église au seigneur de Mayneuf, qui possédait en 1679 le fief du Bourg ou de l’Abbé, évidemment aliéné par les moines de Saint-Melaine. Aussi à cette époque Jean du Boisgeslin, vicomte de Mayneuf, petit-fils de Thébaut et de Radegonde de Rosmadec, déclara-t-il être seigneur supérieur et fondateur de l’église de Saint-Didier, y ayant son banc et son enfeu dans le chœur et ses armoiries dans les verrières.

Le maître-autel fut bénit, le 24 février 1721, par M. Le Gaudiger, recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine: le nouveau clocher date de 1927.

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Population

2.035 habitants

Région

Bretagne

Département

Ille-et-Vilaine
(35)

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