Saint-Folquin
Histoire de Saint-Folquin
Saint-Folquin est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 2 328 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Folquinus in Gravenenga en 1040; Sancti Folquini Kerke en 1119; Folkinglise en 1296; Saint-Folkin-Église en 1429; Saint Folquin au; Le Bas-Morin en 1793; Saint Folquin en 1793 et Saint-Folquin depuis 1801.
Saint-Folquin, apparait vers 1040, après que cette partie de la Flandre maritime ait été asséchée par la volonté des comtes de Flandre. Le village à ses débuts paie la dîme du hareng, due par les villages côtiers, témoignage de sa proximité probable avec l’ancien estuaire de l’Aa, lequel avec le temps a vu son embouchure dériver vers l’est. Saint-Folquin faisait autrefois partie du Pays de Langle qui comprenait quatre communes: Saint-Folquin, Sainte-Marie-Kerque, l’actuel hameau de Saint-Nicolas, (Bourbourg) et Saint-Omer-Cappelle. Le nom de Pays de l’Angle venait du fait qu’il se trouvait dans une langue de terre formée par le confluent de trois rivières: l’Aa, la Hem et le Mardyck. Le Pays de l’Angle relevait de la châtellenie de Bourbourg du au milieu du date à laquelle il fut érigé en châtellenie autonome. La châtellenie du Pays de l’Angle reçut en 1240 du Comte de Flandres Thomas II de Piémont (Thomas de Savoie) et de son épouse Jeanne de Constantinople une keure ou charte donnant des droits et privilèges identique à celles données aux châtellenies de Bourbourg, Bergues, Furnes.
Pendant la Première Guerre mondiale, Saint-Folquin dépend du commandement d’étapes (élément de l’armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du groupement, en arrière du front), ayant son siège à Nouvelle-Église. Un brigadier de gendarmerie du poste de Saint-Folquin a conduit au camp anglais d’Audruicq, deux indochinois déserteurs. Le commandement d’étapes est transféré à Saint-Folquin le, coordonnant dès lors les stationnements de troupes sur Guemps, Vieille-Église, Nouvelle-Église, Sainte-Marie-Kerque, Pont d’Oye (hameau d’Oye-Plage), Bourbourg, Saint-Pierre-Brouck, Capelle-Brouck, Offekerque, Saint-Omer-Capelle, jusqu’à Coppenaxfort. Malgré la censure qui surveille ce que prévoient de publier les journaux avant que ceux-ci ne sortent, le commandement d’étapes reçoit parfois l’ordre de faire saisir un journal en raison d’articles estimés litigieux, ainsi le, le journal L’Éveil du, le, le journal Le Pays du, etc. Le janvier 1918, l’ordre reçu consiste à faire saisir une carte de France imprimée à Paris qui indique le secteur occupé par les troupes américaines.Le 11 février 1918, ce sont des journaux russes qu’il faut saisir. Et dans les semaines qui suivent, de tels ordres de saisie de journaux continuent régulièrement. Le commandement d’étapes reçoit régulièrement des avis de raids d’avions ennemis ce qui provoque l’extinction des feux, il semble qu’il y ait plus souvent de messages d’alertes que de raids effectifs (alertes levées au bout de 10–20 minutes, etc. ainsi qu’un poste de gendarmerie belge. Le 26 janvier 1918, deux gendarmes du poste de Saint-Folquin, ont poursuivi pendant trois heures sur les territoires des communes de Saint-Folquin, Saint-Omer-Capelle et Vieille-Église un belge réfractaire à la loi militaire. Pris par les gendarmes, il a été conduit à Bourbourg pour être remis à l’autorité militaire belge.
Des avions ennemis ont fait une incursion dans le commandement d’étapes au cours de la nuit du 25 au 26 janvier 1918. Les alliés ont tiré sur eux et une partie de la fusée d’un obus allié est tombé sur une maison habitée par. Fontaine fils, instituteur à Saint-Folquin. L’éclat a pénétré par le toit et est tombé dans la chambre à coucher où il a brisé un poêle. Les dégâts sont estimés à 45 francs. Cette même nuit, deux bombes sont tombées dans la plaine sur le territoire de Saint-Folquin, à proximité de l’Aa côté sud juste en face du Guindal.
Lorsqu’un raid aérien ennemi est annoncé, le responsable du commandement d’étapes fait prévenir toutes les communes qui font partie du groupe afin que soit appliquée la principale consigne donnée dans cette situation: masquer les lumières. Le 22 mars, ce responsable signale, il l’avait déjà fait le 21 janvier 1918, qu’il ne peut prévenir par téléphone trois communes: Nouvelle-Église, Guemps et Offekerque, et ne dispose donc d’aucun moyen efficace pour faire parvenir le signal. À la date du 22 mars, les sécheries de chicorée situées sur les trois communes ne fonctionnent plus, ce qui rend moins essentiel de pouvoir faire parvenir le message d’alerte. La situation ne va pas s’arranger, le 26 mars 1918, le chef e bataillon responsable du commandement d’étapes signale que depuis le 24 mars, les communications téléphoniques sont interrompues avec le central de Vieille-Église, et que de ce fait, il est complètement isolé. Une bombe est tombée dans la nuit du 21 au 22 mars à Saint-Folquin. Elle a fait quelques dégâts matériels mais ni blessé ni tué.
Par arrêté préfectoral du, la commune est détachée le de l’arrondissement de Saint-Omer pour intégrer l’arrondissement de Calais.