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Saint-Georges-de-Didonne

Charente-Maritime · Nouvelle-Aquitaine

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Georges-de-Didonne

Saint-Georges-de-Didonne, commune de Charente-Maritime en Nouvelle-Aquitaine, compte 5 170 habitants. Les premières traces d'occupation humaine sont anciennes : un camp fortifié daté du Peu-Richardien (Néolithique tardif, il y a environ 5000 ans) a été identifié à Boube, au nord de la commune, en surplomb des marais de Belmont. Des traces de villæ gallo-romaines ont été relevées au XIXe siècle à la pointe de Suzac et à Vallières, attestant une occupation au moins jusqu'au IIIe siècle.

Au Moyen Âge, l'habitat se développe autour de deux pôles regroupés en une même paroisse. En bord de mer, le bourg de Saint-Georges s'organise autour de son prieuré clunisien, dépendance de Saint-Eutrope de Saintes, mentionné dès 1075 (« Monasterium sancti Georgii juxta Castrum Didonium ») dans une bulle du pape Grégoire VII. Sa petite église romane sert alors de halte aux pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur une hauteur voisine, le bourg de Didonne s'articule autour d'un puissant château-fort, attesté dès 1047 dans un acte de l'abbaye de La Trinité de Vendôme, fief des seigneurs de Didonne.

La Réforme s'implante au XVIe siècle sous l'influence des marchands étrangers fréquentant les ports voisins. Lors des Guerres de Religion, l'église est en partie détruite et les terres du prieuré sont saisies au profit de chefs protestants ; un accord avec le prieur conduit à l'aliénation d'une partie de son temporel. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, les protestants pratiquent leur culte en secret, dans une période dite de l'Église du désert, sous la conduite de pasteurs comme Louis Gibert et Jean Jarousseau. Pendant la période révolutionnaire, la commune est brièvement rebaptisée Cana.

Toponymie de Saint-Georges-de-Didonne

Le nom de la commune dérive de saint Georges et du nom des seigneurs de Didonne, qui dominèrent longtemps la région et avaient établi leur château à l'est de la commune avant de s'établir dans le village voisin de Semussac. Le nom de Didonne pourrait dériver de la langue celtique, Dit signifiant jour et Don, élévation. Pendant la période révolutionnaire, Saint-Georges-de-Didonne fut rebaptisée Cana.

Patrimoine religieux à Saint-Georges-de-Didonne

Trois monuments témoignent d'une époque ancienne. La motte castrale du château des seigneurs de Didonne, dite « le Châta », datant du XIe siècle, est l'unique vestige d'un château fort détruit par les Anglais au XVe siècle et jamais reconstruit ; les ruines, longtemps laissées à l'abandon, ont servi à l'édification de maisons particulières et sont aujourd'hui intégrées à une propriété privée.

L'église Saint-Georges est élevée dans le courant du XIIe siècle, puis remaniée à plusieurs reprises. Son clocher néo-roman atypique a été élevé en 1877 sur les plans de l'architecte Michel Alaux et s'inspire de celui de l'église Saint-Barthélémy de Rion-des-Landes, édifié par son père Gustave Alaux en 1868. L'édifice est l'héritier direct du prieuré clunisien dépendant de Saint-Eutrope de Saintes, mentionné dès 1075 dans une bulle de Grégoire VII.

Le logis de Lussinet est une construction du XVIIe siècle consécutive à l'aliénation de certaines terres appartenant au prieuré Saint-Georges lors des guerres de religion ; seul subsistent aujourd'hui le corps de logis principal et quelques dépendances reprises au XVIIIe siècle.

Le temple protestant, partiellement détruit lors des combats de 1945, est reconstruit en 1951 en marge du centre-ville. Réalisation de l'architecte Paul Drémilly, ses voûtes ellipsoïdales sont formées de pièces de céramique creuses ; il inspirera l'église de Serqueux, en Seine-Maritime, édifiée cinq ans plus tard.

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