Saint-Gervais-la-Forêt
Histoire de Saint-Gervais-la-Forêt
Saint-Gervais-la-Forêt est une commune de Loir-et-Cher, en Centre-Val de Loire, qui compte 3 159 habitants. Le nom de la commune rappelle le premier des saints Gervais et Protais, jumeaux martyrs des débuts de la chrétienté. Sous la Révolution, la volonté de déchristianiser la société française requiert un changement du toponyme: par délibération du conseil général de la commune, et en application du décret du, alors qu’elle connue comme Saint-Gervais-des-Prés pendant plus de mille ans (depuis le ), la commune devient provisoirement Bonne-Crême, en référence à sa spécialité locale, avant d’être rebaptisée Gervais-sur-Cosson.
La commune étant alors rattachée à la ville de Blois en 1803, elle ne put changer de nom qu’en 1828, et non à la Restauration de 1814 comme la majorité des communes de France, pour adopter le toponyme Saint-Gervais-sur-Cosson. C’est le que la commune de Saint-Gervais adopta, pour se différencier des 17 autres villages homonymes, le nom unique de Saint-Gervais-la-Forêt, en référence à l’immense forêt de Russy qui borde la commune par le sud.
Village de vignerons et de prairies, réputé dès le XVIIe siècle pour sa crème, la bourgade a longtemps été sous domination des seigneurs de l’Aubépin, entre 1034 et 1789. Les premiers seigneurs de l’Aubépin se nommaient de Bapaulme, le plus célèbre fut Gabriel-Charles de Lattaignant, qui hérita de la seigneurie en 1724 et la vendit en 1734 au dernier seigneur de l’Aubépin, Adam-François-Melchior Mahy du Plessis. Le décret de l’Assemblée nationale du 12 novembre 1789 décrète qu’, mais ce n’est qu’avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) que la paroisse de Saint-Gervais devient formellement « commune de Saint-Gervais ».
En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Cellettes, au district de Blois, et au département du Loir-et-Cher. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d’importance en retrouvant une fonction administrative. Saint-Gervais est alors rattachée au canton de Blois-Ouest et à l’arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X (26 septembre 1801).
Cette organisation va rester inchangée pendant plus de. Du 20 au 20, Saint-Gervais est par ailleurs rattachée à la ville de Blois.
Patrimoine religieux
Une messe catholique a lieu le deuxième dimanche du mois à 10 h 30 à l’église Saint-Gervais Saint-Protais. Le presbytère Saint-Saturnin / Saint-Gervais est situé à Blois. Une église évangélique est située sur le territoire de la commune sur la zone de la Bouillie et donc vouée à la destruction étant donné le projet de protection de ce territoire.
Les seuls monuments de la commune qui sont protégés sont les trois ponts. Les plus anciens (ponts chastrés et le reste des ponts Saint-Michel), ainsi que depuis le 2 décembre 1946 le Pont de la route nationale sur la rivière Le Cosson qui date de 1771.