Saint-Gervais-les-Bains

Histoire de Saint-Gervais-les-Bains

Saint-Gervais-les-Bains est une commune de Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 5 602 habitants. Le nom officiel de la commune est « Saint-Gervais-les-Bains » selon le Code officiel géographique français, depuis le 7 avril 1867. Le toponyme associe l’ancien nom de la commune, « Saint-Gervais », au syntagme « -les-Bains », en raison du développement thermal de la commune. Saint Gervais est le nom d’un saint, Gervais.

Saint Gervais avec son frère jumeau, Protais, fils des saints Vital et Valérie, sont martyrisés sous le règne de l’empereur Néron. Dès les années 1980, la redéfinition de l’image de la commune est entreprise avec le début de l’appropriation du mont Blanc, dans son appellation touristique comme dans son nouveau logo. Pour la commune, le syntagme « -les-Bains » est remplacé, depuis 2009, sans pour autant avoir de valeur légale puisqu’aucun décret officiel n’a encore validé ce changement, par celui de « Mont-Blanc », donnant « Saint-Gervais Mont-Blanc ».

Le nouveau toponyme apparaît ainsi sur le logo établi dans le cadre promotionnel et touristique de la station-village, mais aussi sur les supports de communication de la commune. Cette orientation permet de mettre en avant le sommet en partie revendiqué par la commune.

Le val Montjoie semble habité depuis plus de 4000 ans. On a trouvé des outils de silex au-dessus du Truc, qui doivent dater du Néolithique récent (2000 à 3000 ans ). L’analyse des pollens atteste la présence d’une agriculture céréalière entre 2700 et 2300 ans. Vers la fin du premier millénaire, les hautes vallées alpines (Montjoie, Val d’Arly, Tarentaise, Beaufortin, Chamonix) sont habitées par les Ceutrons, peuplade celto-ligure tardivement pacifiée par les Romains, qui ont ensuite arbitré les conflits avec leurs voisins Allobroges de la vallée de l’Arve en 74. La vallée du Bon Nant a donc été, dès le, un lieu de passage (col du Joly, col du Bonhomme, col de la Seigne), et de pâture. En 1355, le nouveau château dit de la Comtesse, car traditionnellement considéré comme édifié par la Grande Dauphine Béatrix, devient le centre de la seigneurie. Ce nouveau rôle politique est complété par la mise en place d’une foire double, qui est inaugurée le « jour de l’Exaltation de la Sainte-Croix », le 14 septembre 1371.

Ces deux foires sont ainsi organisées toutes les années « le quatorzième septembre avec son retour assigné au quatrième octobre suivant jour saint François » a fait l’objet d’une étude archéologique à l’été 2006 par la société Archéodunum (Suisse). Il s’agit d’un édifice de la seconde moitié du, remanié à 7 reprises jusqu’au. Celle dite de la Comtesse est la mieux conservée et la plus récente des maisons fortes. Elle correspond au déplacement géographique du pouvoir politique de la châtellenie de Montjoie et à la prospérité économique de Saint-Gervais. Elle a été édifiée par le comte de Savoie en 1373. De cette période date la construction des églises par les architectes du Val Sesia avec le soutien des quelques émigrés qui ont fait fortune comme Nicolas Revenaz des Pratz. Saint-Gervais est une église de type halle sans transept. Son clocher fut détruit par la foudre en 1792, reconstruit seulement en 1819, sous la restauration sarde, par l’architecte Claude François Amoudruz de Samoëns.

C’est un clocher aux « souples étagements et bulbes légèrement écrasés ». L’église de [Saint-Nicolas-de-Véroce fut elle aussi reconstruite avec l’aide des émigrés et terminée en 1729. La plupart des hameaux ont construit leur chapelle, petite église baroque miniature avec leur retable comme celles des Plans, de Vér, dont 173 pour Saint-Gervais, 53 pour Saint-Nicolas-de-Véroce. Le duché est réuni à la suite d’un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France? Le 12 juillet 1892 un lac sous-glaciaire du glacier de Tête-Rousse rompt son soutien et provoque une formidable vague d’eau, de glace, de rochers et de boue qui emprunte la combe de Bionnassay, détruit en partie le village de Bionnay, avant de dévaler les gorges du Bonnant. Le premier pont du Diable, d’époque médiévale, de nombreuses maisons et finalement les bâtiments thermaux situés au Fayet sont détruits, plus de trouvent la mort.

En 1936, construction de l’église Notre-Dame des Alpes, dans le secteur du Fayet. En 1973, la commune de Saint-Nicolas-de-Véroce est rattachée à Saint-Gervais. Les sources thermales sont découvertes en 1806 au Fayet par M. Le développement des bains permet à Saint-Gervais de participer à la grande vogue des bains au XIXe siècle. On dénombre 600 baigneurs dès 1824. La catastrophe du 12 juillet 1892 stoppe brutalement cette prospérité: un phénomène de lave torrentielle provoquée par la rupture d’une poche d’eau glaciaire entraîne la destruction quasi totale des thermes. Par la suite, les thermes se sont à nouveau développés et sont reconnus dans le milieu médical pour le traitement des maladies ORL et des grands brûlés, avec également une gamme de produits cosmétiques. Le nombre de curistes ne cesse d’augmenter passant de dans les années 1973 à près de dans les années 2000.

L’exploitant développe également les activités de bien-être. En 2016, le groupe L’Oréal acquiert la société de gestion Les Thermes de Saint-Gervais-les-Bains et la licence de marque Saint-Gervais Mont-Blanc. La voie normale vers le mont Blanc passe en grande partie par Saint-Gervais. Dès 1784, des alpinistes dont Cuidet de Saint-Gervais ont failli réussir la première ascension mais ils ont buté devant l’arête des bosses, deux ans avant la première chamoniarde de 1786. 1815 – 1820: nouvel échec du Dr Hamel, conseiller du Tsar. 1808: 14 juillet, la première femme à accéder au mont Blanc, via Chamonix, est une Saint-Gervolaine d’origine: Marie Paradis. 1855: ouverture de la voie royale. Les britanniques Hudson, Kennedy, Smythe arrivent au sommet du mont Blanc en venant de Saint-Gervais, mais en évitant l’arête des Bosses.

1859: l’arête des Bosses est ouverte par le même Hudson. La voie royale est définitivement ouverte et, la même année, la cabane du Goûter a été construite pour servir de refuge aux alpinistes empruntant cette voie. 1864: les guides du val Montjoie organisent la compagnie des guides de Saint-Gervais pour amener les alpinistes au mont Blanc par la voie saint-gervolaine. Mais c’est le train qui va confirmer la « voie royale » par Saint-Gervais. La société PLM amène le train à Saint-Gervais-les-Bains dans le bas de la commune, au Fayet. L’arrivée du train va faire de ce petit hameau le deuxième centre de la commune. 1904: le Tramway du Mont-Blanc. 1909: premier tronçon du Tramway du Mont-Blanc, Le Fayet/Col du Voza.

1913: deuxième tronçon du Tramway du Mont-Blanc qui va permettre d’accéder au glacier de Bionnassay. La voie royale d’accès au Mont-Blanc, point culminant de la commune et de l’Union européenne, a toujours alimenté l’imaginaire des techniciens du qui ont souvent rêvé de faire monter leur machine jusqu’au sommet. Le premier projet date de 1834. À la fin du, les projets se multiplient: comme le projet Issartier de 1895 tout en souterrain: train + ascenseur. Deux projets plus sérieux entrent en concurrence en 1899, en version chemin de fer complète. Le premier, soutenu par Vallot et Fabre, part des Houches favorise la vallée de Chamonix. Le second, est soutenu par Dupportal qui a le mérite d’avoir amené le train au Fayet. C’est un contre projet qui se présente en tramway et qui reste totalement à l’air libre.

C’est ce projet saint-gervolain qui l’emporte en 1904, et confirme la voie royale du Mont-Blanc par Saint-Gervais. Cette aventure commence avec la construction du téléphérique Saint-Gervais-Le Bettex en 1936 par la famille Viard, en même temps que l’arrivée d’un téléphérique à Bellevue côté Prarion (domaine skiable des Houches), puis au Mont d’Arbois en 1937 permettant l’accès au domaine skiable du mont d’Arbois et la jonction avec Megève. Depuis, l’équipement des deux massifs Arbois et Prarion n’a cessé de se développer, pour devenir l’activité principale de cette station multicarte avec l’urbanisme correspondant: résidences secondaires et immeubles locatifs.

Patrimoine religieux

Le Nid d’Aigle est un point de vue panoramique qui accueille la gare terminus du tramway du Mont-Blanc (TMB), située sur la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Elle accueille les alpinistes ainsi que les promeneurs à d’altitude, au-dessous du glacier de Bionnassay. L’hiver, le chemin de fer s’arrête à la gare de Bellevue, car la gare du Nid-d’Aigle n’est pas accessible en raison des risques d’avalanche. Un nouveau refuge est construit en 2006 pour remplacer l’ancien construit en 1933 par Georges Orset et détruit par un incendie en 2002. Le voyage du Fayet au Nid d’Aigle dure environ trois quarts d’heure et un de ses intérêts est le panorama.

C’est au Nid d’Aigle que part la « Voie Royale » du mont Blanc (voir le chapitre sur les différents itinéraires), par le refuge de Tête rousse puis le refuge du Goûter. Période florissante de Saint-Gervais-les-Bains qui atteint un renom international. Les entrepreneurs locaux, souvent issus de l’émigration parisienne, construisent les grands hôtels de Saint-Gervais-les-Bains comme le Mont-Joly Palace, pour recevoir les invités de marque comme la duchesse d’Orléans, l’Aga Khan, le maréchal Joffre, la reine de Hollande, Jean-Pierre Blum, ou Maurice Leblanc, le créateur d’Arsène Lupin. Ces grands hôtels vont marquer la station au début du: ce sont eux qui vont façonner le bourg avec les villas construites par cette clientèle bourgeoise et aristocratique du début de ce siècle. Ils vont décliner dans les années 1930.

Souvent d’anciennes fermes ont été transformées progressivement en refuge puis en hôtel. Le chalet Remy en est un exemple. Remy était le propriétaire d’une ancienne ferme du qu’il a aménagée en refuge-hôtel vers 1940. Les boiseries panneaux et plafonds lambrissés datent des années 1940 de même que l’escalier qui occupe le volume central.

Informations Clés

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Population

5.602 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Haute-Savoie
(74)

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