Saint-Jean-d'Angély

Histoire de Saint-Jean-d’Angély

Saint-Jean-d’Angély est une commune de Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 6 705 habitants. Son nom dérive du nom de domaine gallo-romain Angeliacum, formé à partir d’un anthroponyme — peut-être le prénom latin Angelus ou le nom germanique Angel — associé au suffixe de possession -acum. La première partie du nom fait référence à Jean le Baptiste, à qui la paroisse avait été dédiée. Une légende médiévale raconte que Pépin Ier d’Aquitaine, alerté en songe du retour d’un moine portant la relique de la tête de saint Jean-Baptiste, décida de fonder un monastère en face de son château pour l’abriter.

Ce monastère, fondé en 817 par Pépin Ier, fut détruit en 860 lors d’une incursion viking qui égorgea les moines. En 1010, les bénédictins de Cluny fondèrent à sa place l’abbaye royale de Saint-Jean-d’Angély, qui devint l’un des grands centres de pèlerinage vers Compostelle, étape entre Aulnay et Saintes. La fondation de l’abbaye donna l’occasion d’une rencontre entre le roi d’Espagne Sanche III et Robert II le Pieux, premier souverain chrétien d’Espagne à franchir les Pyrénées vers le nord. Au Moyen Âge, la ville connut une longue période de prospérité grâce au commerce du vin — exporté jusqu’aux ports anglais et flamands — et du sel, l’abbaye possédant des salines sur la côte atlantique. Aliénor d’Aquitaine et son fils Jean sans Terre accordèrent des libertés communales à la ville en 1199, suivis de Philippe Auguste en 1204.

Les guerres de Religion frappèrent durement Saint-Jean-d’Angély: l’abbatiale gothique fut détruite par les huguenots en 1568, et la ville forte fut assiégée en 1569 avant de tomber aux mains des catholiques. La ville devint ensuite une place forte protestante, avant de connaître de nouvelles tensions religieuses après l’assassinat de Henri IV en 1610. L’abbatiale classique, entreprise en 1741 pour remplacer l’ancienne, ne fut jamais achevée: la Révolution interrompit les travaux, ne laissant que les « tours » — deux clochers et une immense façade inachevée — qui sont aujourd’hui l’un des monuments les plus singuliers de la région Poitou-Charentes avec la cathédrale de La Rochelle, également inachevée.

Patrimoine religieux

L’ancienne abbatiale gothique, dont il subsiste deux arcs-boutants et une partie du chevet, ainsi que des fragments d’architecture conservés au musée, témoigne de la grandeur médiévale de Saint-Jean-d’Angély. L’église provisoire construite dès 1610 par les moines, restaurée en 1899, est encore aujourd’hui l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. Les « tours » inachevées constituent un témoignage rare de l’architecture religieuse du XVIIIe siècle dans le centre-ouest de la France.

Informations Clés

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Population

6.705 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Charente-Maritime
(17)

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