Saint-Marcel-d'Ardèche
Histoire de Saint-Marcel-d’Ardèche
Saint-Marcel-d’Ardèche est une commune de Ardèche, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 368 habitants.
Le peuplement du territoire constituant la commune de Saint-Marcel remonte aux temps les plus anciens, avec de nombreux signes d’implantation humaine dès la préhistoire. L’oppidum de Saint-Étienne de Dions a été habité durant la protohistoire et les premiers siècles de l’ère chrétienne. Durant l’époque médiévale, le village se développe sur son emplacement actuel, s’entoure de remparts, et s’affirme comme un patrimoine épiscopal d’importance. Une sentence arbitrale de l’évêque de Viviers rendue le a porté création d’un consulat à Saint-Marcel. Un très fructueux péage sur le sel a engendré une coseigneurie de 19 seigneurs pariers qui, au début du, se faisaient donc appeler consuls. Puis, et durant tout l’Ancien Régime, administration et justice ont pu relever de l’église et des nombreux seigneurs (jusqu’à 48 selon plusieurs sources) implantés dans la cité fortifiée.
La chapelle Saint-Sulpice, proche du hameau de Trignan, à environ du village, a été construite à l’époque où s’établissaient, non loin de là, les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, sans doute vers le. Le bâtiment, de petites dimensions, très représentatif de l’art roman, comporte des éléments de remploi, avec pierres sculptées à motifs d’entrelacs, d’une construction plus ancienne pouvant remonter au IXe siècle. À l’intérieur, une courte nef comprend deux travées avec de rares ouvertures de taille modeste. La chapelle a connu des périodes d’abandon mais a été restaurée à plusieurs reprises. Au, la famille de Pierre, dont est issu le cardinal de Bernis, a joué un rôle important dans l’administration de la cité. Dans la deuxième moitié du et la première moitié du, l’exode rural, dû aux crises agricoles, puis la guerre de 1914-1918, ont fortement affecté la démographie municipale: habitants en 1954 contre en 1856.
Mais, après la Seconde Guerre mondiale, les barrages construits dans la vallée du Rhône puis, surtout, l’implantation, à proximité, des sites nucléaires du Tricastin ont, avec l’attrait de l’Ardèche méridionale pour les retraités et les citadins à la recherche de résidences secondaires, permis de retrouver au début du un total de population supérieur à habitants. Dix tonnes de munitions entreposées dans la poudrerie Rey explosent. D’origine accidentelle, le drame tue 18 personnes et en blesse plusieurs dizaines. La déflagration est entendue à à la ronde et le site est ravagé dans un périmètre de 12 hectares. Cet accident de nature industrielle sera évoquée par la presse locale et nationale sous le nom de catastrophe du Banc-Rouge.