Saint-Martin-d'Hères
Histoire de Saint-Martin-d’Hères
Saint-Martin-d’Hères est une commune de Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 38 454 habitants. Le nom Saint-Martin est issu du nom du saint catholique romain Saint-Martin du, évêque de Tours, saint-patron de la paroisse Saint-Martin (puis Saint-Martin-d’Hères). Le nom « Hères » vient de hèra, le marécage. Jusqu’au début du siècle dernier, marais et marécages occupaient le site et ce village de paysans, à l’orée de champs inondables, était encore loin de Grenoble.
Située dans les méandres de l’Isère, rivière crainte pour ses crues, la commune fut aussi appelée Saint-Martin des Marais, ainsi que Hères-la-Montagne pendant la période révolutionnaire, qui supprimait volontiers toutes les références religieuses dans les toponymes.
Le premier habitat de Saint-Martin d’Hères se trouve le long de la voie romaine qui liait Cularo à Briançon, en passant par Poisat et Vizille. Il s’agit d’une halte sur le coteau de la colline du Murier, surélevée par rapport à la plaine de marais et de roseaux. Entre 1080 et 1132, l’église Saint-Martin est nommée pour la première fois dans le cartulaire de Saint-Hugues. Autour du 1100, la commune est créée à partir de la paroisse Saint-Martin. Durant le Moyen Âge, la plaine est administrée soit par les seigneurs qui possedaient le château féodal de Gières, soit par l’évêque de Grenoble, qui a sa résidence estivale au Château de la plaine. La seigneurie de Saint-Martin d’Hères est déclarée dans le mandement de Vizille en 1371.
En 1488, l’évêque de Grenoble, oncle de Pierre Terrail de Bayard, y fait construire un couvent des Minimes. À la mort du célèbre chevalier, sa dépouille y est déposée. Durant le, la seigneurie de Saint-Martin d’Hères appartient à Jean et Guigues Villar; à partir de 1591 c’est François de Bonne, duc de Lesdiguières qui la possède. À la fin du, la ville connaît son premier développement avec l’industrialisation du quartier de la Croix-Rouge. De nombreuses usines s’ouvrent, dont Neyret-Brenier (futur Neyrpic) en 1900, puis la biscuiterie Brun (1914-1915), l’une des plus importantes d’Europe. Ces deux usines implantées le long de l’avenue Ambroise Croizat ont fermé, en 1967 pour la première et en pour la seconde.
Les années 1950 et 1960 marquent le début d’une nouvelle ère: l’explosion démographique, le besoin d’aménagement urbain et l’installation du domaine universitaire de Grenoble en partie sur son territoire vont modifier la physionomie de la ville.
Patrimoine religieux
On trouve à Saint-Martin-d’Hères le couvent des Minimes de la plaine, monument historique inscrit par arrêté du, datant. Il a abrité des sépultures de la noblesse locale dont celle du chevalier Bayard.