Saint-Sulpice-de-Royan
Histoire de Saint-Sulpice-de-Royan
Saint-Sulpice-de-Royan est une commune de Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 3 387 habitants. La ville tire son nom de saint Sulpice le Pieux, évêque de Bourges et chapelain du roi Clotaire II au VIIe siècle. Au XIIe siècle, la paroisse appartient à l’abbaye Saint-Étienne de Vaux et est désignée sous le nom de Saint-Sulpice-de-Mandulfe (S.Sulpicius de Mandulfo).
Elle prend plus tard le nom de Saint-Sulpice-près-Mornac (S. Sulpicii prope Mornacum), du nom de Mornac, siège de la châtellenie voisine.
Aucun vestige ne permet de savoir si le territoire de la commune était déjà habité à l’époque préhistorique. Des traces de fossés et cercles funéraires datant de l’époque gauloise ont été retrouvés sur la commune, en bordure des actuels marais de la Seudre. À cette époque, le niveau de la mer était proche du niveau actuel, mais les marais actuels étaient des golfes marins pas encore comblés par les alluvions, la Seudre était quant à elle un bras de mer large de 6 kilomètres. Des éclats de silex et des fragments de poterie gauloise ont été retrouvés au lieu-dit Boissiron, dans une couche de tourbe lacustre, ce qui pourrait attester la présence d’un village gaulois voire d’un petit port en fond de crique.
Les premières salines apparaissent à cette période le long de la Seudre: le sel de Saintonge devient réputé et en particulier le Blanc de Liman qui est récolté entre Mornac-sur-Seudre et L’Éguille. Au sud du lieu-dit Jaffe, une villa romaine entourée d’un vaste domaine agricole est bâtie: le camp de Châtelard. Une voie romaine qui relie Médis à Breuillet traverse le territoire de la commune. Des fouilles préventives réalisées en 2019 ont révélé l’existence d’un village carolingien entre le et le.
Le défrichement des terres s’effectue entre le et le sous l’impulsion de seigneurs grands propriétaires terriens. En 1118, le neveu d’Hélie de Châtelard s’installe ainsi à Bénazac (actuel Bernezac, au nord de Jaffe). L’abbaye de Vaux est fondée en 1075 par le chevalier Pierre Gémon. Parmi ses dépendances, l’église de Saint-Sulpice est construite vers la fin du XIIe siècle.
Patrimoine religieux
Située un peu en marge du centre-ville, dans un environnement encore partiellement champêtre et à proximité de la route conduisant à Breuillet et Saint-Palais, cette ancienne dépendance de la puissante abbaye bénédictine de Vaux est placée sous le patronage de saint Sulpice le Pieux, évêque de Bourges. Sa construction est entamée dans le dernier quart du, époque qui voit la floraison de nombreuses églises romanes dans toute la région. a particulièrement souffert des guerres de Religion.
Très endommagée pendant les guerres de Religion au, elle est amputée du chœur et du transept roman. D’importantes restaurations et reconstructions sont menées de 1852 à 1856 sous la direction d’Étienne Firmin-Arnaud, architecte de l’arrondissement de Marennes, qui conduisent à l’édification du chœur actuel et de la sacristie. L’église conserve une façade dont la partie inférieure reprend la disposition traditionnelle des églises romanes saintongeaises, avec son portail en berceau brisé à cinq voussures cantonné de deux arcatures et une nef refaite au dans le style gothique (subsistent des traces d’arcades romanes, vestiges de la nef originelle, prises dans le mur nord) couverte de croisées d’ogives quadripartites.