Saint-Yrieix-la-Perche

Histoire de Saint-Yrieix-la-Perche

Saint-Yrieix-la-Perche est une commune de Haute-Vienne, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 6 825 habitants. La ville de Saint-Yrieix tire son origine d’un monastère fondé sur le sommet d’une colline au (vers l’an 560) par un notable local chrétien nommé Aredius, devenu Yrieix par francisation de l’occitan Iriès, et considéré comme saint. Durant la Révolution française, la commune porte le nom dYrieix-la-Montagne.

À partir du, les Gaulois Lémovices exploitèrent des dizaines de mines d’or dans la commune actuelle. Deux villages peuplés de mineurs ont aussi été retrouvés dans la commune. Ces villages étaient situés au centre du district minier de Saint-Yrieix-la-Perche. L’exploitation de ces mines a été arrêtée après la conquête romaine. Une des mines les mieux fouillées du district est celle de Lauriéras, toponyme lié justement à l’exploitation du gisement aurifère. Avant la mise en exploitation, les Gaulois ont pratiqué des sondages exploratoires qui leur ont permis de déceler l’orientation et la puissance des gisements. La fosse de la mine de Lauriéras, comblée par du bois d’abattage aux, témoigne du défrichement des zones voisines ainsi remises en culture. Le site, occupé dès l’âge du bronze,

Un autre noyau urbain est aussi à l’origine de la création de cette ville. Il s’agit du quartier de Marché-Vieux positionné favorablement sur un carrefour de communication constitué de l’axe nord-ouest – sud-est entre l’Armorique et le golfe du Lion (route des métaux) et l’axe est-ouest entre l’Aunis et l’Auvergne (route du sel). Les maisons qui se sont groupées autour de ces deux noyaux ont donné naissance à la ville actuelle qui a pris le nom de son fondateur, saint Yrieix. Aredius d’Attane, aussi connu sous les noms d’Yrieix du Limousin, saint Yriez ou saint Yrieix, naquit entre 510 et 516, à Limoges. Il fonde un monastère à proximité de la villa de sa mère, au lieu-dit Attane (Attanum), où il est enseveli. La réputation de sainteté d’Arédius attira de nombreux pèlerins à Attane, autour du monastère une ville se développa. Vers l’an 900, le monastère se transforme en collège de chanoines. En 1046 un chapitre de chanoines remplace les moines et se place sous la dépendance spirituelle et temporelle de saint Martin de Tours.

Saint-Yrieix devient alors un centre de pèlerinage et dès le, un centre d’échanges important avec ses foires. Celles-ci ont pris la suite d’un marché connu depuis la période antique et qui se tenait au Marché-Vieux (quartier rue du Marché-Poterne). Au cours du, la ville s’agrandit et déborde des remparts qui entouraient l’enclos canonial. Des artisanats se créent, des moulins et des tanneries se développent. Vers 1250, la châtellenie de Saint-Yrieix s’étend sur une douzaine de nos communes actuelles, vers 1500. Dans les faubourgs, des foires se tiennent deux fois par an: le jour de la Pentecôte et à la date anniversaire de la mort de saint Yrieix, le 24 août. Sarah de Cornouaille, fille de Réginald de Dunstanville et arrière-petite-fille de Guillaume le Conquérant, épouse d’Adhémar V de Limoges, est inhumée vers le 28 novembre 1206 dans le monastère. En août 1307, le chapitre et Guillaume de Nogaret, représentant du roi Philippe IV le Bel, établissent un contrat de paréage qui confie les fonctions de justice à des officiers royaux choisis par le roi et le chapitre.

Le blason de la ville témoigne de ce contrat: des fleurs de lys à gauche et une crosse à droite., ancien site d’extraction de kaolin. La fin du et la première moitié du sont une période relativement faste malgré une épidémie de peste en 1563 qui laisse. En 1565, le roi Charles IX accorde aux bourgeois de la ville de créer un échevinage ou municipalité. Ainsi cinq échevins étaient élus tous les ans. Cependant, les viguiers du roi gardaient leurs prérogatives de justice. Quatre ans plus tard, Henri IV séjourne près de la collégiale avant de partir pour la bataille de La Roche-l’Abeille. Le est profondément marqué par les guerres de religion entre catholiques et protestants.

Le conflit s’atténue avec l’édit de Nantes signé par Henri IV, le 13 avril 1598. Ainsi, à Saint-Yrieix, le culte protestant a fait quelques retours quoique faibles après l’édit pour sembler disparaître au cours du premier quart. De fait, les habitants de Saint-Yrieix sont catholiques et l’Église se développe afin de garder ses ouailles auprès d’elle. Au cours du, deux couvents s’installent extra-muros: les Récollets, qui comptaient une dizaine de religieux (situé aujourd’hui à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la place du Président-Magnaud); et les Clarisses urbanistes avec 35 religieuses (situé dans un quadrilatère bordé par les rues du Marché, J.-Grévy, V.-Hugo et J.B Darnet). Au début du, les fossés de l’enceinte sont comblés, des boutiques et des jardins y prennent place. Les faubourgs des Barris, de la Foyre (Nation), des Salines, ainsi que le quartier des Pénitents (faubourg du Marché-Vieux), qui sont les plus anciens, sont aussi les plus peuplés et les plus attractifs. La foire, déplacée place de la Nation, puis dans un deuxième temps place des Horts, s’urbanise. En 1750, un édit du roi Louis XV ordonne l’installation d’une sénéchaussée à Saint-Yrieix, mais le tribunal de commun pariage est du même coup supprimé.

La justice de Saint-Yrieix s’étendait alors jusqu’à Payzac. Entre 1765 et 1770, Jean-Baptiste Darnet signale à un apothicaire l’existence de terre utilisée par sa femme pour faire sa lessive. L’analyse révèle la pureté du kaolin. À la même époque, la ville s’assainit (égouts, abattoirs, urinoirs, réseaux d’eau potable). L’exode rural est tardif puisqu’en 1891 il y a encore dans la commune et les logements viennent à manquer. Au début du, de grandes constructions sont réalisées, on inaugure un nouvel Hôtel de ville en juillet 1901, la caserne est construite ainsi que des champs de tir et un hôpital militaire. passant à côté de l’Hôtel de ville de Saint-Yrieix au tout début. La commune a été également le terminus

À la veille du premier conflit mondial, Saint-Yrieix a retrouvé une certaine activité économique grâce au commerce des feuillardiers, à ses carrières et à ses mines d’or ouvertes à partir des années 1910. Il lui manque cependant l’électricité qui n’arrive qu’en 1923 En 1926, la sous-préfecture de Saint-Yrieix est supprimée dans le cadre d’un plan d’économies de l’État. Peu après intervient la crise économique des années trente, qui entraîne la fermeture ou la mise en difficulté des exploitations minières ainsi que de l’activité porcelainière et celle des feuillardiers. Saint-Yrieix subit l’Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale et s’affranchit difficilement d’une période de pénuries après guerre. Aujourd’hui, la ville prospère. Réputée pour sa gastronomie (pommes, porc cul noir, veau du Limousin, madeleines), la ville dispose depuis quelques années d’un complexe sportif, d’un cinéma, d’un centre culturel et, depuis 2014, d’une salle des fêtes et des congrès. Saint-Yrieix, au sud de la Haute-Vienne et à la frontière du Périgord, est une ville dynamique offrant un cadre de vie agréable.

Patrimoine religieux

La mise en place de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) de la commune de Saint-Yrieix, en 2006, vise à protéger le patrimoine urbain et architectural de la ville. Plus largement, elle a eu pour but de définir les différentes typologies architecturales de la commune et ce, grâce à une approche historico-structurelle. En effet, Saint-Yrieix, comme la plupart des villes françaises, s’est construite au gré de l’histoire mais aussi de l’histoire locale, des impératifs inhérents aux conditions et aux modes de vie de ses habitants, ve qui a donné lieu au riche patrimoine architectural et urbain actuel. Cependant, l’originalité de la ville est de s’être construite non pas selon. Par conséquent, les faubourgs et les quartiers se sont essentiellement développés dans la partie méridionale de la ville alors qu’elle est la plus difficile d’accès.

Cela s’explique par le fait qu’ils se sont construits autour du cœur historique de la ville, Attanum, lui-même distribué en fonction de l’ancien axe de circulation nord-ouest – sud-est, appelé Route des métaux. Arédius fit alors de sa domesticité les membres de sa nouvelle communauté monastique. À sa mort, en 591, ses reliques les plus importantes furent placées directement sous la protection divine de saint Martin de Tours, à Attane, ce pourquoi Saint-Yrieix devint un haut lieu de pèlerinage. En 1046, le monastère devint un chapitre de chanoine et plus précisément un chapitre royal rattaché à Saint-Martin-de-Tours et le soumettant, dès lors, directement à Rome et non à l’évêché de Limoges.

Cette transformation se fit parallèlement à l’établissement du système féodal. En effet, il semblerait que le chapitre se soit installé lors de l’organisation de la vicomté de Limoges et de Ségur. Aussi, pour ces mêmes raisons, la place Attane fut fortifiée et accueillit le château vicomtal, construit sur les remparts, à proximité de la tour du Plô. Ces construction servaient au vicomte de Limoges à asseoir son pouvoir. De cette façon, Saint-Yrieix devint le plus important de la région après le diocèse de Limoges, la collégiale symbolisant alors la puissance des chanoines.

Le chapitre d’Attane sut conserver toute son mais aussi ecclésiastique ce qui lui valut le titre d’église de Saint-Yrieix, immédiatement soumise à l’église romaine et ce, en dépit de la vive opposition qui régnait entre, d’un côté, le chapitre et de l’autre, le vicomte de Limoges. Au-delà de la vie communautaire des religieux, c’est tout un quartier qui s’est édifié autour de la collégiale: le quartier du Moustier dont l’existence est attestée depuis le. Ce quartier était communément appelé l’Enclos, jusqu’au. En effet, du fait de leur continuité dans leur construction, les maisons avaient la particularité de former un rempart. Ces conditions ont entraîné l’augmentation des activités économiques et de la population.

Informations Clés

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Population

6.825 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Haute-Vienne
(87)

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