Sainte-Pazanne
Histoire de Sainte-Pazanne
Sainte-Pazanne est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 7 218 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Picina en 1287, Seint Pasene en 1362. Le nom de Sainte-Pazanne vient d’une sainte d’origine espagnole: sainte Pexine et ses nombreuses variantes dont sainte Pazanne., ici sous le nom de sainte Piterre dans l’église Sainte-Pitère du Tréhou en Bretagne.
Sainte-Pazanne se trouve dans la zone de transition linguistique entre gallo et poitevin. En gallo, le nom de la commune se prononce comme en français mais peut s’écrire Sainte-Pazane selon l’écriture ABCD ou encore Sintt Pazann selon l’écriture MOGA. Durant la Révolution, la commune porte le nom de Franchère.
La forme bretonne actuelle proposée par l’Office public de la langue bretonne est Santez-Pezhenn.
La première mention de la paroisse de Sainte-Pazanne remonte à 1284. Des ruines gallo-romaines ont été découvertes au village du Bois. Des moines venus de l’abbaye Stavelot-Malmédy (située dans les Ardennes) s’établissent dès le au bord du Tenu, en un lieu qui prend le nom d’Ardennes et qui aurait été donné par Sigebert III. Ils y fondent un prieuré « le prieuré d’Ardennes ». À noter que le nord de la France a été notamment évangélisé par Remacle, un moine originaire du Sud de la France. Alors que ce dernier dirigeait le monastère de Solignac, près de Limoges, il reçut du roi franc Sigebert III la mission d’évangéliser les Ardennes et fonde alors l’abbaye de Malmédy.
Une charte du de Louis II le Fainéant confirme la donation faite par Sigebert. L’un des premiers seigneurs d’Ardennes (en Sainte-Pazanne) est Alain du Croisil. Il y avait une seigneurie qui appartenait, en 1409, à Jean de Tournemine. Elle a appartenu aussi à la famille Menardeau, entre autres à François de Ménardeau, Chevalier, Seigneur de Noes, Goulaine, Beaumon, Ranzay et Sainte-Pazanne (vivant en 1499). Puis à ses descendants, Pierre, Auguste-Pierre et enfin François Ménardeau (vivant en 1619). Durant la Révolution, des maisons ainsi que l’église de Sainte-Pazanne sont brûlées.
Une nouvelle église est alors construite et bénie en 1819. Sainte-Pazanne a été chef-lieu de canton. Le commissaire cantonal était d’abord un nommé Gros (officier de santé de la région de Châteaubriant), remplacé par Nau. Les chouans désignés ont été: Lecouvreur, Guérin, Coussays et de Degonnor. Les Républicains désignés ont été: Renaudin, Jean Bossy, Lucas-Biré. Louis Boursault, procureur fiscal et notaire du canton, s’était transporté au bourg de Sainte-Pazanne à la tête de 50 rebelles ou Chouans qu’il commandait et enleva 25 patriotes qui ont été immolés à Machecoul.
Louis Boursault fut condamné à la peine de mort à Nantes le. La localité s’est développée au sous l’impulsion de la famille Écomard, commerçants, qui a donné quatre maires au village.
Patrimoine religieux
Le château sera vendu, sans les terres, par Marie-Antoinette Courtois, petite-fille de Joseph Écomard en 1965 à monsieur Chartier, qui le cèdera en 1984 à la famille Bretiniere, qui le restaurera entièrement.