Sallanches

Histoire de Sallanches

Sallanches est une commune de Haute-Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 17 133 habitants. Le toponyme Sallanches dérive, selon Ernest Nègre, Chalanche, un mot francoprovençal, d’origine probablement préceltique, désignant « pente raide qui sert de couloir aux avalanches, flanc raviné d’une montagne ou encore un ravin ». Il s’agit d’un nom assez répandu sous divers dérivés dans la région alpine. La ville s’est ainsi édifiée sur le torrent homonyme de la Sallanche.

L’apparition du bourg et son développement ne sont pas précisément connus et ne sont connus que par des documents tardifs. Rien ne permet jusqu’ici d’attester la réalité d’un site gallo-romain, et ce malgré l’étymologie ancienne du nom de la ville. Lors de fouilles récentes (1992), deux tombes caractéristiques des -s ont été mises au jour dans le sous-sol de la collégiale Saint-Jacques. La présence d’une communauté chrétienne remonte donc probablement à cette période. Sallanches et sa région au cours de la période médiévale au Faucigny qui relève des sires de Faucigny. À cette période, Sallanches accueille un doyen rural, l’un des principaux dignitaires du diocèse de Genève, draine les produits agricoles des communautés rurales des environs et offre des produits manufacturés par les artisans de la cité. Des banquiers lombards se sont installés et officient dans des casanes, dont la ville en a gardé le souvenir avec la rue des Lombards, à la suite d’épidémie de peste qui a touché la région en 1348 Sallanches connaît sept incendies majeurs, le, avec une reconstruction en bois des édifices ce qui favorisera l’incendie suivant, détruisant sur les 273 du bourg.

Située sur l’Arve, elle connait également des inondations, notamment en 1638, emportant plusieurs maisons et moulins. Au cours des siècles, la ville connaît plusieurs épreuves dévastatrices: épidémies, crues torrentielles et incendies (1519, 1669, 1840). 1840 est la date la plus marquante de son histoire: un incendie la détruit presque entièrement. Dans cette catastrophe, son passé architectural est anéanti. Le roi Charles-Albert de Savoie-Carignan consacre alors des crédits exceptionnels à la reconstruction. On édifie une ville neuve, dont le plan en damier sarde est dessiné par l’ingénieur François Justin. Ce dernier dessine son plan en articulant la cité autour des deux torrents qui traversent la cité, c’est ce plan qui forme toujours le squelette urbain du centre-ville. L’architecture des bâtiments reconstruits est de style néo-classique sarde, à savoir des bâtiments très symétriques avec des balcons donnant sur la rue et des arrière-cours dissimulées au regard direct.

, dont 127 pour la commune. Le duché est réuni à la suite d’un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France? L’impulsion est donnée, et, la fin du est le témoin de grands travaux: construction des quais (1863), aménagement de la place Saint-Jacques (1886), ouverture de la route nationale 202 Cluses-Saint-Gervais (1886), réalisation d’un réseau d’eau potable (1889), arrivée du train (1889). La ville entre dans l’ère moderne en 1901, avec la première ampoule électrique. Sur le plan économique, si certaines activités traditionnelles stagnent ou disparaissent, l’horlogerie fait son apparition vers 1880, annonciatrice de l’essor futur du décolletage. En 1921, Sallanches est décrétée « station de tourisme ».

Parallèlement au développement des industries de transformation, sa fonction commerciale (banques, assurances, distribution alimentaire) au service des stations voisines se confirme et s’amplifie. L’activité économique soutenue qui règne dans la ville après la Seconde Guerre mondiale engendre un appel de population et l’expansion du domaine bâti hors du plan à damier de 1840. Au cours des années 1970, la commune fusionne avec celle de Saint-Roch (1972) et celle de Saint-Martin (1977). Après plus de quinze ans de développement industriel intensif (industrie du décolletage et les skis Dynastar) et le regain d’activité touristique et commerciale, favorisée par l’ouverture du tunnel du Mont-Blanc (1965), le rôle de Sallanches comme capitale de la région du Mont-Blanc s’affirme et perdure, et son cadre somptueux, ouvert sur la chaîne du Mont Blanc, un environnement préservé, sont les atouts « nature » de Sallanches, « la ville au Pays du Mont-Blanc ». La ville de Sallanches, en raison de son explosion démographique (due notamment à un coût de vie et des prix de l’immobilier plus bas que ceux en vigueur dans les stations environnantes), est confrontée à un manque accru de logements, et en particulier de logements sociaux (la ville se situe bien en deçà de la limite minimum de 20 % fixée par la loi SRU, puisqu’elle affiche actuellement un taux de 11 % de logements sociaux). De nombreux projets municipaux actuels ont pour objectif une reconversion et une totale réorganisation du cœur de ville sallanchard. La ville croît en effet aujourd’hui avant tout par sa périphérie et ses coteaux, mais se développe peu au centre. De plus, un contournement routier de la ville, très régulièrement victime d’embouteillages importants en son centre, est en cours de réflexion.

Quelques évènements depuis 2000 (non exhaustif)

Patrimoine religieux

L’église originelle, très ancienne a été érigée en collégiale en 1389. L’église actuelle a été reconstruite sous sa forme actuelle entre 1680 et 1688. Elle est à ossature et façade baroques avec un cadran solaire de 1848 au sud — corrigé en 2000. Elle possède un mobilier et une décoration intérieurs réalisés par des peintres et sculpteurs piémontais du ainsi qu’un trésor d’art sacré. L’orgue de Callinet date de 1850.

La tour abrite treize cloches (qui ont pour notes sib2-ré3-mib3-fa3-sol3-lab3-la3-sib3-do4-ré4-mib4-fa4-sol4) servant à un carillon électrifié, dont un bourdon de fondu par Paccard, et dont certaines servent à sonner la volée. On peut aussi citer l’église Saint-Martin, beaucoup plus modeste cependant que sa collègue, et plusieurs chapelles de hameaux comme la chapelle Sainte-Anne sur le coteau de Saint Roch, chapelle de l’Immaculée-Conception (montagne de Têtes) ou encore la chapelle Notre-Dame-de la Paix-du-Monde de Doran. L’ancien château des Burgondes, qui aurait ensuite été restauré par les sires de Faucigny, a disparu. Le château de Bourbonge peut être celui qui de nos jours a été édifié au plus proche de cet ancien emplacement. Un nouveau château est édifié par Pierre II de Savoie en 1263

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

17.133 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Haute-Savoie
(74)

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