Samoreau
Histoire de Samoreau
Samoreau est une commune de Seine-et-Marne, en Île-de-France, qui compte 2 426 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Semesiolum au; Samesiolum en 1211; Samesellum en 1233; Samoessel en 1244; Samoisellum vers 1250 (Pouillé); Samoisolum en 1289; Samoissel en 1291; A. de Samoiseau en 1357; Samoeseau en 1384; Samoisiau emprès Samoys en 1384; Samoireau en 1459; Samoisseau en Brie en 1500; Samoizeau en 1549; Samoyreau en 1614. L’étymologie du toponyme Samoreau est liée aux racines celtiques « sam » (tranquille) et « arau » (eau) pour désigner une zone du fleuve plus calme.
Cette construction apparaît dans le nom d’autres communes comme Sambrie, Samarie ou Sammeron. Selon Littré, le samoreau est également le nom d’un cépage de l’arrondissement de Sens, or le village a été longtemps couvert de vergers et de vignes.
Samoreau est déjà occupé au temps du néolithique: de nombreux silex taillés (burins, grattoirs, perçoirs, scies…) trouvés par le Dr Lénez témoignent que des peuplades y étaient Dans l’antiquité, on parle d’un oppidum des Meldes dominant une boucle de la Seine. En 1177 l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés acquiert une partie du territoire du village. En 1316 le roi Philippe V intervient dans le conflit qui oppose les moines aux habitants. En 1520 François achète les coteaux où il fait construire le château des Pressoirs du Roy. De 1592 à 1597, Henri IV fait des séjours aux Pressoirs du Roy en compagnie de la belle Gabrielle d’Estrées.
En 1679 est créé le coche d’eau royal entre Paris et Valvins (village le plus proche de Samoreau, au bord de la Seine). De 1790 à 1796, tous les biens appartenant à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés et à la cure sont réquisitionnés et vendus. Le premier instituteur arrive à Samoreau en 1813. Une tempête ravage la région et abat la flèche de l’église. Il faut attendre 1986 pour que l’église soit restaurée et qu’elle retrouve sa flèche d’origine. De 1895 à 1897, la voie ferrée qui traverse Samoreau est construite.
En 1898, Stéphane Mallarmé meurt dans sa maison de Valvins; il est enterré au cimetière de Samoreau. La maison de villégiature où il vécut est aujourd’hui le Musée départemental Stéphane-Mallarmé. En 1898 est fondé le corps de sapeurs-pompiers. En 1908 la ligne de tramway Fontainebleau-Valvins est prolongée jusqu’à la gare de Vulaines-Samoreau. En 1908, Maurice Ravel compose « Ma Mère l’Oye » à la Grangette, maison appartenant à Cipa Godebski, fils du sculpteur Cyprien Godebski et demi-frère de Misia Natanson, près de la maison de Mallarmé. En 1956, la mairie achète la Grange aux Dîmes pour en assurer la sauvegarde.
Entre Samois et Samoreau, À Valvins, un bac fait le service du passage de la Seine. Une étude rapportée par le Parisien fait état en 2001 d’un trafic sur le pont de plus de véhicules par jour. Une voie verte est construite en 2020 en bordure aval (sud) de la chaussée sur le parcours de l’Eurovéloroute 3 Scandibérique.
Une voie verte passant sous le pont sur la rive gauche est également réalisée reliant la route en provenance de Samois à la gare de Fontainebleau-Avon.
Patrimoine religieux
L’église Saint-Pierre date du, et est inscrite aux monuments historiques. Sa nef a été très probablement construite par les moines originaires de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Dans le transept se trouve un petit panneau peint représentant la Sainte Famille, classé lui-aussi monument historique. La cloche de l’église, la plus petite des deux qui existaient avant la destruction du clocher par la foudre en 1870, porte l’inscription suivante: « L’an 1500 fut faicte à Samoisseau en Brie et fut nommée Marie ».
C’est l’une des plus anciennes du département.