Sannois

Histoire de Sannois

Sannois est une commune de Val-d’Oise, en Île-de-France, qui compte 26 768 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Centinodium au, Centum Nuces en 1205, Cennoiz en 1208, Cent noys, Cent-Noix en 1304, Sanois en 1403, Sampnoix en 1564, Sanoy en 1711. Plusieurs hypothèses fantaisistes ont été proposées: Sannois serait issu du latin centum nuces, « cent noix » ou plutôt « cent noyers », la ville comptant alors beaucoup de vergers, et donc d’arbres fruitiers. Ces explications impliquent le rejet arbitraire de la forme la plus anciennement attestée Centinodium, sauf la dernière qui lui donne une signification erronée.

De toute évidence, la forme tardive et isolée Cent-Noix est une fantaisie de scribe et ne correspond pas aux formes anciennes régulièrement mentionnées et à la forme actuelle Sannois. Quant au terme de noyer en français, il est issu du latin populaire *nucarius « noyer ». Le terme « celte » qualifie anciennement aussi une langue celtique qui, en Gaule hors Bretagne, ne peut être que du gaulois et il n’existe aucun terme gaulois san signifiant « herbe à fourrage », ni aucun terme gaulois noue signifiant « terre grasse ».

Quand bien même san existerait, il est incompatible avec les formes les plus anciennement attestées en Cen-. Quant à noue, il s’agit d’une confusion, il existe effectivement un terme noue « terre grasse et humide servant de pâturage » en ancien français (autrement noë cf.

Les premiers indices d’occupation humaine autour du territoire actuel de Sannois datent du Paléolithique moyen (nombreux outils en pierre taillée); ils sont découverts au lieu-dit le Puits-Gohier, à l’emplacement de l’échangeur actuel de l’A15 lors de fouilles ouvertes dans les anciennes carrières Poliet-et-Chausson. Pour remettre les terres en culture, Bertrand de Cluys, prieur de France, cède en viager, à Josse Delaporte, frère de l’Ordre, qui a lui même, en 1478, fait un bail à un sieur Mercier. Le fermage était de cent sols parisis et l’obligation de faire bâtir une maison avec grange, écurie, étables et défricher soixante arpents de terre par année. L’église date du et il y avait plusieurs châteaux; celui de Cernay, de Crinon, et de l’Ermitage. L’activité de la ville est alors essentiellement agricole, et surtout viticole, en particulier à partir. Au, Sannois compte trois moulins à vent bâtis sur le Mont Trouillet.

En 1870, la ville comptait 223 hectares de vigne qui occupait près de la moitié de la population. Au, l’agriculture disparaît peu à peu au profit de l’industrie. Il ne subsistent en 1900 que 45 hectares de vignes. Les carrières de plâtre, qui connaissent une grande expansion avec l’arrivée du chemin de fer en 1863, ont toutes fermées à la fin de la Seconde Guerre mondiale., la mairie de Sannois a replanté un petit vignoble et créé un poste de vigneron municipal. Les premières vendanges ont eu lieu à l’automne 2006.

L’archiviste-paléographe André Vaquier signale dans ses ouvrages que Sannois frappa quelque temps ses propres jetons pour pallier la pénurie de monnaie qui suivit immédiatement. La ville possédait quelque temps un gâteau qui lui était propre, aux noix et à la pâte d’amandes, qui se nommait « le pavé de Sannois ».

Patrimoine religieux

Sannois compte un monument historique sur son territoire

Informations Clés

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Population

26.768 habitants

Région

Île-de-France

Département

Val-d'Oise
(95)

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