Saverdun

Histoire de Saverdun

Saverdun est une commune de Ariège, en Occitanie, qui compte 4 815 habitants.

Peu d’informations relatives à la situation de Saverdun sont disponibles entre la fin de l’Empire romain et le. Toutefois, un important château dont la tour s’élevait à et plusieurs églises ont été construits dès le début. Saverdun a ensuite été étroitement mêlé aux événements de la croisade des Albigeois qui ensanglantent le Midi de la France entre les et qui ont déjà provoqué la perte de nombreux édifices médiévaux. Aux temps de la Croisade dite contre les Albigeois ou contre les cathares, les « Villemur » sont cités dans les sources documentaires comme seigneurs de Saverdun. Arnaud de Villemur était sénéchal de Raymond VI, comte de Toulouse; en 1219. Il avait participé à la défense de Toulouse lorsque la ville était assiégée par les croisés.

Les écrits font également état que Saverdun était une pomme de discorde entre le comte de Foix et le comte de Toulouse. En 1219, Arnaud de Villemur est cité aussi aux côtés de Raymond VI de Toulouse à la bataille de Baziège.Par la suite, un acte de vente nomme des héritiers de Raymond de Saverdun. Cet acte nous apprend qu’il a reçu des terres et seigneuries sous « foy et hommage aux rois et couronnes de France ». Ses héritiers vendent ses terres et seigneuries en 1372 à Nicolas de la Jugie qui avec d’autres acquisitions crée la Baronnie dont le siège est à Rieux-Minervois et s’étend du Toulousain au Biterrois en passant par le Carcassès et le Minervois sans continuité géographique. Cet acte se fait selon la coutume de la vicomté de Paris et pas selon le droit écrit du Languedoc. La coutume de Paris a été formalisée en Décembre 1212 dans les Statuts de Pamiers promulgués par Simon de Montfort.

C’était une tentative pour imposer la coutume de Paris comme coutume générale des pays albigeois. Cette tentative a été marquée par un échec presque immédiat. Cependant, cette convention féodale conclue entre Simon de Montfort et les barons croisés du Nord s’est maintenue longtemps pour les  » terres conquises « , en référence aux  » terres exposées en proie  » selon la règle qui avait présidé au lancement de la Croisade. Ces terres et ces biens correspondent aux possessions qui ont changé de mains au moment de la Croisade contre les albigeois ou contre les cathares. De loi personnelle, la coutume de Paris s’est transformée en statut réel pour les terres  » tombées en commise ». Il en découlait des conflits d’annexion et des conflits de civilisation entre le nord et le sud du pays.

Les nobles venus du Nord en souffraient autant que la noblesse locale du Midi. Les aveux et dénombrement reçus par le Sénéchal de Carcassonne précisent si le fief est tenu suivant les « us et coutumes de Paris ou suivant le droit écrit. Au sein même des héritages des familles de seigneurs du Nord cela faisait problème, les uns se réclamant d’un droit,les autres d’un autre droit. Si bien que en 1333, Jean de Lévis, descendant de Gui de Lévis, demanda au roi Philippe de Valois de suivre la règle du droit méridional pour lui et ses successeurs; ce qui lui fut accordé. C’est ainsi que les biens de Raymond de Saverdun ont échu, par une suite de mariages et liens de parenté avec des sénéchaux de Carcassonne, à Robert de Harcourt, Guillaume de Prunelé, Guillaume Guion et Philippe de Cornois. Ce sont ces derniers qui ont vendu les fiefs qu’ils détenaient à Rieux, Alzonne, Leuc, Ladern etc.à Nicolas de la Jugie seigneur de La Livinière.

Des écrits font état que, en novembre 1242, les consuls et les chevaliers de Saverdun ont fait hommage du château à Raymond VII Comte de Toulouse. Puis en décembre 1242 Raymond VII remit le château à Humbert de Beaujeu « Vice-Roi en Albigeois » et à l’évêque de Clermont lorsqu’ils étaient à Villepinte. Il est vraisemblable que c’est à ce moment-là que les terres et la seigneurie de Saverdun ont été donné à Raymond de Saverdun par Humbert de Beaujeu qui les a donné ensuite en fief à un de ses compagnons d’armes soit en 1242 et- non pas en 1230 lors du Traité de Paris Son développement s’est néanmoins poursuivi par la suite, puisque l’hôpital Saint-Jacques y a été construit en 1289 ainsi que le couvent des Augustins en 1316. Le développement de Saverdun, qui avait été largement acquis à la Réforme, s’est encore poursuivi jusqu’à la fin du, époque à partir de laquelle elle a été à nouveau durement affectée par les guerres de Religion. On estime que la population devait alors s’élever entre et occupant 800 foyers environ, ce qui devait constituer une bourgade relativement importante à cette époque dans la région.

Finalement, Louis XIII fit raser tous ses remparts entre 1630 et 1633 et une trentaine d’années plus tard, la destruction des édifices religieux protestants fut décidée et exécutée. Selon une « carte postale » datant de 1624, les remparts de Saverdun occupaient l’actuel lieu-dit le Château, alors que, contrairement à la situation la plus habituelle de l’époque, la plus grande partie de la ville était construite « hors les murs » à l’endroit où elle se trouve aujourd’hui. À quelques exceptions près, ne subsistent des constructions importantes de Saverdun à l’époque médiévale et post-médiévale, que quelques vestiges du château qui devait pourtant être imposant. Ainsi de la tour, qui aurait mesuré de haut sur de diamètre à la base, il ne reste qu’un moignon de quelques mètres dans un état de délabrement avancé. Le temple protestant, place Roussille, est beaucoup plus récent puisque sa construction n’a été entamée qu’en 1792 et achevée en 1823. Il a ensuite subi différentes transformations dont la dernière a été effectuée en 1970.

On notera que l’esplanade sur laquelle il est construit, lui est très antérieure. Un autre édifice de l’époque, le moulin farinier, ignoré sans doute par une grande partie de la population, parce que situé à l’intérieur des locaux de la minoterie, subsiste également aujourd’hui. Le moulin qui a subi de nombreuses transformations depuis sa première édification, aurait existé avant 1566 et été reconstruit en 1640 après une inondation qui l’aurait entièrement emporté. Il fonctionne toujours mais en tant que centrale hydro-électrique non accessible au public. Saverdun n’a guère compté qu’une fabrique de faux comme activité industrielle, elle fit faillite en 1861 alors qu’elle comptait une quarantaine d’ouvriers. Saverdun est aussi un haut lieu de la Résistance en Ariège.

Un avion de transport militaire Noratlas, du Centre d’instruction des équipages de transport 340, s’écrase sur la commune à la suite d’un givrage brutal. Aucun survivant parmi les quatre membres de l’équipage. Une stèle a été placée en leur honneur sur la D 514 après la sablière, en direction de Mazères.

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Population

4.815 habitants

Région

Occitanie

Département

Ariège
(09)

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