Savonnières
Indre-et-Loire · Centre-Val de Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Savonnières
Savonnières, commune d'Indre-et-Loire en Centre-Val de Loire, compte 3 294 habitants. Une famille seigneuriale y est attestée depuis la mi-XIe siècle, comportant plusieurs Auger. En 1141, Jacquelin de Colombiers est seigneur de Savonnières. L'héritière Léticia de Savonnières († 1207) épouse Philippe/Jean de Montoire dans la première moitié du XIIe siècle ; leur descendance rejoint les comtes de Vendôme par le mariage de Pierre II de Montoire avec Agnès de Vendôme, dont le fils devient en 1217 le comte Jean IV de Vendôme († 1240).
Savonnières relevait de la baronnie épiscopale d'Artannes, et l'hommage était dû à l'archevêque de Tours, non au roi-comte de Touraine. La seigneurie passe ensuite aux Sainte-Maure, aux Craon, puis aux Savary de Montbazon et Colombiers/Villandry, qui l'avaient achetée aux Craon dès 1330 environ. Au XVe siècle, elle change plusieurs fois de mains : Chabot, Maillé en 1470-1476, Navarrot d'Anglade en 1476, Quérardville en 1481, puis Michel Gaillard de Longjumeau en 1494, maire de Tours. À partir de cette date, Savonnières suit les mêmes seigneurs que Villandry jusqu'à la Révolution. La famille (Le) Breton, propriétaire depuis 1532 grâce à Jean (Le) Breton († 1542), conserve la seigneurie jusqu'à la vente du 23 juillet 1754 au comte Michel-Ange de Castellane, suivi de son fils Esprit-Henri de Castellane (1730-1799), dernier seigneur de Savonnières, Villandry et du Rivau.
Toponymie de Savonnières
Savonnières vient du nom Saponaria, terme désignant chez les Romains les domaines fabriquant du savon gaulois, toujours situés à proximité des villes romaines : Angers (Savennières), Bar-le-Duc (Savonnières-devant-Bar), Saint-Dizier (Savonnières-en-Perthois), Toul et Tours. Le savon gaulois, à base de graisse animale et de cendre, servait surtout aux femmes gallo-romaines pour se teindre les cheveux en roux. Le nom est attesté sous la forme Saponariae en 1138 dans une charte de Hugues, archevêque de Tours, puis Savoneriis en 1247, Savonerie au XIIIe siècle dans le cartulaire de l'archevêché de Tours, et Savonnières près Tours le 1er juin 1456 dans un aveu de Louis Chabot. La délimitation d'avec Saint-Genouph est fixée par arrêté préfectoral du 15 novembre 1939.
Patrimoine religieux à Savonnières
L'église Saint-Gervais-Saint-Protais, située dans le bourg, est classée monument historique depuis 1973. Le prieuré Sainte-Anne, daté des XVe siècles, se trouve rue Chaude, et le prieuré des Granges, du XVIIIe siècle, rue des Fontaines. Le manoir de La Carmerie, à 2,448 km au sud-est du bourg, conserve une ancienne chapelle inscrite aux monuments historiques depuis 1962. Le Moulin des Fontaines, rue du Paradis, est l'une des constructions les plus anciennes de Savonnières : ses origines remontent à l'époque gallo-romaine (Ve siècle), avec des traces d'occupation néolithique attestées, et ses bâtiments actuels datent des XVe-XVIIIe siècles. Les vestiges des châteaux de Savonnières comprennent les traces d'un édifice construit à l'emplacement du bourg vers 1150.
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