Savonnières

Histoire de Savonnières

Savonnières est une commune de Indre-et-Loire, en Centre-Val de Loire, qui compte 3 294 habitants. Saponaria est le nom que les Romains donnaient aux domaines qui fabriquaient du savon gaulois. Ces domaines se trouvaient toujours à proximité des villes construites par les Romains

Le savon gaulois était constitué de graisse animale et de cendre, il servait surtout aux femmes gallo-romaines pour se teindre les cheveux en roux. La saponaire n’est pas à l’origine du mot Saponaria puisque son nom ancien est savonnière.

Une famille seigneuriale est citée depuis la mi-, comportant plusieurs Auger, dont au moins un semble marier une Co(u)lombiers/Villandry (en 1141, Jacquelin de Colombiers est seigneur de Savonnières). L’héritière Léticia de Savonnières († 1207) épouse Philippe/Jean de Montoire dans la première moitié du, et leur fils Pierre II de Montoire épouse l’héritière Agnès de Vendôme; le fils de Pierre et d’Agnès devient en 1217 le comte Jean IV de Vendôme († 1240); les comtes de Vendôme descendent de Foulques l’Oison, petit-fils de Foulques Nerra d’Anjou). Savonnières relevait de la baronnie épiscopale d’Artannes, et l’hommage était dû à l’archevêque de Tours, non au roi-comte de Touraine.

À la même époque les Vendôme puis les Sainte-Maure continuent leur règne sur Savonnières: Agnès de Vendôme, fille dudit Jean IV, épouse Josbert de Pressigny-Ste-Maure (né vers 1190, croisé en 1229): leur fils Guillaume IV († 1271) est seigneur de Ste-Maure, Pressigny et Colombiers, et leur arrière-arrière-petite-fille Isabelle de Sainte-Maure épouse en 1301 Amaury III de Craon: ils sont les grands-parents de Jeanne/Aléonor de Craon, la femme de Renaud de Montbazon († ap. Mais dès 1330 environ, les Savary de Montbazon et Co(u)lombiers/Villandry (Barthélemi (~1280-1347), cité comme seigneur en 1330, fils de Geoffroy Savary et père de Barthélemy II (cité en 1350), lui-même père dudit Renaud, cité en 1360) avaient acheté Savonnières aux Craon, héritiers des Sainte-Maure et des Vendôme. Jeanne de Montbazon, fille de Renaud de Montbazon et de Jeanne/Aénor de Craon, et donc descendante de toutes les familles seigneuriales de Savonnières qu’on vient d’évoquer, épouse son cousin Guillaume II de Craon-Châteaudun en 1372.

Savonnières passe ensuite successivement aux enfants de Guillaume de Craon et Jeanne de Montbazon: Guillaume III et Jean de Craon (deux vicomtes de Châteaudun; Jean fut Grand Echanson et mourut à Azincourt en 1415), puis leur sœur Marguerite de Craon, aussi dame de Montbazon, Marcillac, Ste-Maure, Nouâtre (mais pas de Colombiers/Villandry, allé à leur sœur cadette Marie de Craon, femme de Louis Chabot de La Grève (~1370-1422)), et femme de Guy VIII, seigneur de La Rochefoucauld (fl. Puis les La Rochefoucauld se dessaisissent de Savonnières qui passe: – aux Chabot: Louis ci-dessus, par sa femme Marie de Craon, puis leur fils aîné Thibaud X Chabot (1400-† en 1429 à la bataille de Patay); – Vente à Jean de Graville (est-ce Jean V Malet?), puis retour à Louis II Chabot († 1486), fils de Thibaud X; – aux Maillé vers 1470-1476 (vente à Hardouin IX de Maillé); – à Navarrot d’Anglade en 1476, aussi seigneur de Colombiers/Villandry (hommage en 1473), mari en 1470 de Madeleine Chabot, troisième fille dudit Louis II Chabot de La Grève de Pressigny († 1486), lui-même petit-neveu de Marguerite de Craon par sa grand-mère, ladite Marie de Craon, sœur de Marguerite; – à Jean de Quérardville, écuyer, en 1481; – à Michel Gaillard de Longjumeau et Chailly († 1501) en 1494, maire de Tours, général des Finances et des Galères de France, aussi acquéreur de Villandry en juillet 1494 (Savonnières suit désormais les mêmes seigneurs que Colombiers/Villandry jusqu’à la Révolution); – à Antoine des Aubrés/des Aubus, vicomte de Bayeux, valet de chambre du roi, en 1497 avec Villandry (hommage en novembre 1500), puis sa veuve Françoise Fresneau (hommage en avril 1520), et leur fils Jean des Aubrés/des Aubus; – à Henri Bo(u)hier, demi-frère de Thomas (le maître de Chenonceau), en 1501/1505, sénéchal de Lyon, bailli de Mâcon, maire de Tours, maître d’hôtel du roi, aussi seigneur de Villandry; quelques années après, rachat par ladite Françoise Fresneau: puis son fils Jean des Aubrés/des Aubus, sire en 1524, vend Villandry et Savonnières le 4 mars 1532 à – Jean (Le) Breton (v.

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Population

3.294 habitants

Région

Centre-Val de Loire

Département

Indre-et-Loire
(37)

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