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Scionzier

Haute-Savoie · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Scionzier

Scionzier, commune de Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes peuplée de 9 059 habitants, voit son histoire ancienne marquée par la présence des Allobroges, puis l'intervention des Romains à partir du IIe siècle av. J.-C. À partir du XIIe siècle, son destin est en partie lié à celui de la Chartreuse du Reposoir : en janvier 1151, Aymon, sire du Faucigny, donne à l'Ordre des Chartreux les terres de la vallée de Béol pour qu'ils s'installent dans le Faucigny et y fondent une chartreuse. Les territoires obtenus s'étendent alors sur les paroisses de Scionzier, de Saint-Hippolyte, de Magland, du Grand-Bornand, de Thônes et de Veyrier. Jusqu'au XVIIe siècle, la paroisse de Scionzier est immense et comprend les communes actuelles de Scionzier, Vougy, Nancy-sur-Cluses, du Reposoir et de Marnaz.

En 1699, le duc Victor-Amédée II de Savoie inféode les paroisses de Scionzier et d'Arâches à Thomas de Rochette, par lettres patentes, lors d'une vente aux enchères organisée le 8 janvier. La famille de Rochette obtient alors le titre de comte de Scionzier. Au XVIIIe siècle, le roi Charles-Emmanuel III ordonne la vente du fief : les religieux du Reposoir l'achètent en 1746, la transaction étant finalisée en 1749. Le 24 mai 1791, les paroissiens de Scionzier obtiennent leur affranchissement des pères chartreux. Le 4 août 1803, la paroisse de Scionzier devient indépendante de celle du Reposoir.

Toponymie de Scionzier

Les formes anciennes du nom sont Seun Feio (1012), Sonzie (1275), Syonsie (XVe siècle), Scionsier (1793) et Scionzier (1801). Les auteurs du Dictionnaire des communes de Haute-Savoie (1996) indiquent que l'origine du nom est mal connue : il pourrait être issu du nom local Sion, qui signifierait « embranchement ». Une autre hypothèse mentionne une origine d'une villa gallo-romaine, mais aucune villa n'a été trouvée. En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Chonvi (graphie de Conflans) ou Scionziér (ORB).

Patrimoine religieux à Scionzier

L'église Saint-Pierre-aux-Liens, construction du XVIIIe siècle, est dédiée à saint Pierre, apôtre de Jésus. Elle se compose d'une nef voûtée en berceau, d'un transept et d'un chœur. De part et d'autre de la nef, les chapiteaux des colonnes sont sculptés de motifs végétaux et figuratifs. Une peinture représentant Saint-Thomas d'Aquin, classée à l'inventaire des monuments historiques, est conservée dans l'église paroissiale. Des vitraux datant du XVIIIe siècle représentent des saints ainsi que des scènes bibliques, et un retable en bois doré relate la vie de saint Pierre.

Lors de la scission de Marnaz, créée le 6 janvier 1866 par un décret de Napoléon III, l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Marnaz, construite de 1848 à 1851 sur le lieu-dit « La Contamine », initialement bâtie pour la paroisse de Scionzier, est attribuée aux Marmerots. La commune est également liée à Guillaume de Marcossey († 1377), natif, évêque de Gap puis de Genève au XIVe siècle.

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