Seiches-sur-le-Loir

Histoire de Seiches-sur-le-Loir

Seiches-sur-le-Loir est une commune de Maine-et-Loire, en Pays de la Loire, qui compte 2 866 habitants. Villa nuncupante Cipia in pago Andecavo supra Liddo flumine en 847, Curtis que Cepia vocatur en 1035, Ecclesia Cepie, ecclesia nomine Cepia en 1035, Apud Cechiam die dedicationis ecclesiæ villæ, en 1052-1082, Vicus Cepie, villa Cepie vers 1085, Sacerdos de Cecheia en 1102-1114, Cepiensis ecclesia en 1124-1130, Chechia en 1132, Monasterium Sancti-Albini quod est Cepie en 1137, Ceche en 1142-1145, Burgus Cepie en 1159, Crux Cepie juxta viam en 1164, Seiche vers 1250, Seiches en 1643, Seche en 1787, Seiches en 1793, Seiche en 1801, puis Seiches et Seiches-sur-le-loir par décret du, à la suite d’une décision du conseil municipal. Nom des habitants (gentilé): les Seichois.

On trouve sur la commune des traces du Néolithique: dolmen de la Pierre-au-Loup, sur la colline de Matheflon, avec table de de côté, et dolmen du Lisieux, en grande partie détruit, dont ne subsiste qu’une dalle. Au village de Matheflon, traces d’enceintes néolithiques contenant des silex taillés, des haches polies et des ossements. Présence gallo-romaine: il a été trouvé une monnaie gauloise en or près de Suette ainsi que plusieurs monnaies d’argent romaines aux Véquetières. Un centre gallo-romain a dû exister au bord du Loir. Au, Seiches est tenu par le vicomte Eudes. Foulques Nerra le met ensuite entre les mains de son épouse, la comtesse Hildegarde (de Haute-Lorraine de Sundgau), qui en fait don aux religieuses de l’abbaye du Ronceray d’Angers.

Foulque Nerra y fait construire un château dominant le Loir, pour, terme qui donnera Matheflon. La famille de Mathefelon est une dynastie de seigneurs angevins dans leur domaine de Matheflon. Ils sont inhumés en l’abbaye de Chaloché. La vicomté de Seiches est attribuée en 1403 au Chapitre de Saint-Laud. Le Ronceray établit un prieuré, qui a droit de châtellenie avec haute, moyenne et basse justice, ainsi que les honneurs seigneuriaux. À la Révolution, Seiches devient chef-lieu de canton (canton de Seiches-sur-le-Loir), comprenant d’abord en 1790 Corzé, Marcé et Seiches, auquel est ajouté l’année suivante La Chapelle-Saint-Laud et Lézigné, puis en 1801, Bauné, Beauveau, Chaumont, Cornillé, Fontaine-Milon, Jarzé, Lué et Sermaise.

Au, plusieurs activités économiques sont présentes à Seiches: papeterie, filature de laine cardée, fabrique de pointes, four à chaux, carrière de grès, tannerie. Une tannerie ouvre à Seiches en 1845. Le modeste atelier artisanal, la Tannerie de l’Arche, devient en 1885 la propriété de Louis Le Nénaon, qui ne compte alors qu’un seul ouvrier. En 1903, la Tannerie Le Nénaon comprend un hangar et quelques bâtiments. Louis cède l’activité cette année-là à son fils Henri pour la somme de. Elle compte quinze ouvriers en 1915, soixante en 1924, deux-cents en 1944 et trois-cents en 1954.

En 1919, elle change de nom pour devenir les « Tanneries Angevines ». Toute une cité va naître autour de l’entreprise devenue une usine. Henri Le Nénaon cré une série d’œuvres sociales et fait installer des équipements pour ses employés: des équipements culturels (cinéma de six cents places, salle de lecture, bibliothèque), des équipements sportifs (terrains de basket et football, avec tribune couverte de cinq cents places, stade nautique, salle de gymnastique), et une maison de retraite. Le domaine de la Châtaigneraie est transformé en colonie de vacances pour les enfants du personnel. Victime de la crise de l’industrie du cuir, l’entreprise dépose son bilan le. Les bâtiments sont vendus aux enchères l’année suivante et une partie de ceux-ci sont repris par la commune.

La croissance démographique de la commune, de l’entre-deux guerres jusqu’aux années 1960, est liée à l’essor des Tanneries Angevines, dont les effectifs passèrent de soixante en 1924 à trois cents en 1954. Sa fermeture en 1980 explique la stagnation démographique des décennies suivantes. Parmi ces résistants seichois, plusieurs seront tués: Ernest Mottay, tué le; Auguste Gautier, tué le; Hubert Neveux, mort sous la torture à Angers le; Victor Gernigon, déporté, mort le au camp de Bukenwald; Madeleine Gernigon, déportée, mort le au camp Ravensbruck; Albert Lair, déporté, mort le à Hersbruck; Henri Lair, déporté, mort le à Hersbruck. La commune de Seiches-sur-le-Loir est libérée par les troupes américaines le.

Patrimoine religieux

Seiches-sur-le-Loir comporte plusieurs monuments

Informations Clés

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Population

2.866 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Maine-et-Loire
(49)

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