Septèmes-les-Vallons
Histoire de Septèmes-les-Vallons
Septèmes-les-Vallons est une commune de Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 11 734 habitants. La commune tire son nom de la présence autrefois de la septième borne milliaire (lapis septimus) sur la route allant de Massilia (Marseille) à Aquae Sextiae (Aix). Septèmes se trouve en effet à 7 milles romains (milia passuum), environ, du Vieux-Port de Marseille. Elle partage ce caractère avec Septème mais aussi Optevoz ou Diémoz en Isère.
Au, les Celto-Ligures occupent l’oppidum des Mayans. J.-C., l’empereur Auguste prolonge la via Aurelia vers Arles, et la dote d’un embranchement vers Marseille, et fait disposer les bornes miliaires tout au long, dont la septième qui donnera son nom à Septèmes. De cette époque, le vallon de Fabrégoules a livré en 1911 deux autels votifs à Jupiter et à Junon, mais aussi plus tard les traces d’un canal antique vers Marseille Septèmes a appartenu au à l’abbaye Saint-Victor de Marseille puis à l’évêché de Marseille (cartulaire de 1047). La chapelle de Fabregoules est consacrée en 1056. Septèmes est libérée par la fin de la manœuvre d’encerclement de Marseille qui voit la jonction des 3es et Tabors passés par Peypin/Cadolive, avec le Tabor passé par Saint-Savournin et Simiane mais bloqué à Fabrégoules qui résistait et replié aux Bastidonnes, après avoir les uns et les autres vaincu la contre attaque allemande.
Le Centre culturel Louis-Aragon a édité Septèmes, entre mémoire et avenir, un recueil participatif qui retrace, à partir de témoignages, l’histoire de la cité (en vente en mairie). Le Centre culturel Louis-Aragon a également édité d’autres publications plus thématiques liées à Septèmes, notamment une intitulée 376 Les Castors de Septèmes. Ce dernier ouvrage traite de l’histoire du lotissement des Castors-Isabella, situé au Nord-Ouest de la commune: récit particulier puisqu’il s’agit du mouvement coopératif des Castors, copropriétaires ayant acheté une parcelle à 376 familles, pour ensuite construire de leurs mains autant de maisons.
Patrimoine religieux
L’époque antique a laissé au sud des vestiges de fortifications pré-romaines l’oppidum des Mayans anciennement appelé Castel-Jussiou, qui fait suite à celui de Baou Roux (La Malle, Bouc Bel-air) et celui de la Tête de l’Ost (Mimet), et fait face à l’oppidum du Verduron (Marseille, arr.). Cet oppidum est caractéristique par son plan: un rempart fortifié de 10 tours carrées et doublé d’un enclos à l’intérieur. Il date du, donc il s’agit d’un des premiers lieux de peuplement recensés dans la région marseillaise. Cet oppidum celto-ligure est contemporain de la création de Marseille.
L’oppidum des Mayans est classé monument historique par arrêté du 28 avril 2004. De l’époque médiévale il reste des ruines de redoutes. Deux d’entre elles sont situées sur la colline du Belvédère, de façon à surveiller les routes qui sortaient de Marseille. De la présence des chanoines de la Major, il reste une ancienne résidence.
De sa situation sur l’axe important de circulation entre Aix-en-Provence et Marseille, il reste des vestiges de fortifications à Camp-Long. La présence régulière de religieux a marqué la commune par la construction de nombreux édifices Septèmes compte de nombreux espaces verts naturels, comme le Massif de l’Étoile, accessible depuis de nombreux quartiers du Centre (Vallon du Maire), des Cayols (Vallon de Freyguières), des Peyrets (Fabrégoules), de Notre-Dame-Limite (haut de la rue de l’Étoile), des Peyrards (Vallon des Peyrards) et des Mayans (Vallon des Mayans). Ce massif forestier est protégé au titre du label Natura 2000.
Il est accessible aux piétons (randonnées, promenades), aux vététistes et autres sportifs qui l’utilisent presque quotidiennement (course nature et marche nordique par exemple). Ces hectares de forêt sont soumis au régime forestier et gérés par l’ONF. Ce massif est caractérisé par la présence de Pins d’Alep et de chênes, typiques de la forêt méditerranéenne.On note des essais d’implantation de cèdre sur les limites nord est et au delà.