Six-Fours-les-Plages

Histoire de Six-Fours-les-Plages

Six-Fours-les-Plages est une commune de Var, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 36 203 habitants. Son nom signifierait « six forts ou postes fortifiés » venant du latin Sex Fortis ou Sex Furni. La commune se dénomme Sièis Four en provençal selon la norme mistralienne (Sièis Forns, selon la norme classique). Les panneaux mis en place par la commune portent quant à eux la mention Sièis-Four en Prouvènço.

1335-1354: Antelme, Audibert, Aycard, Barthélemy, Catalan, Chabert, Curet, Daniel, Denans, Fabre, Geoffroy, Guigou, Icard, Isnard, Lombard, Martin, Martinenq, Pascal, Pourquier, Sabatier, Tortel, Vidal. Il est à noter que les noms des familles n’étaient pas suffisants pour distinguer les personnes compte tenu des mariages entre familles du même nom. Pour ce faire on rajoutait systématiquement un surnom.

Par exemple: Tripe, Grand, Benet, Catellan, Mouton, Agasse… D’ailleurs certains de ces surnoms sont restés comme noms de quartiers de la commune.

Vers, les Grecs qui avaient créé Marseille (Massalia) fondèrent sur la colline dominant le Brusc actuel le comptoir de Tauroention, dont parlent Ptolémée et Strabon. Régulièrement menacés par les Ligures de l’intérieur, ils consolidèrent leur position au moyen de six postes fortifiés, chacun étant signalé par un feu, d’où le nom de Six-Fours (en latin furni, « fours »). Six Fors, nom de la ville au Moyen Âge, était séparée au nord de la communauté d’Ollioules, la rivière la Reppe allant jusqu’à son embouchure près de Saint-Nazaire, aujourd’hui Sanary. Les populations avoisinantes se réfugiaient dans la place fortifiée au sommet de la colline lors des multiples invasions des barbares venant du Nord, ou des Sarrasins venant de la mer. Jamais cette redoutable citadelle ne succomba à l’ennemi (d’où la chanson folklorique « Ceu a Six Fors que pissoun lou plou for », reprise depuis dans le répertoire paillard). En 1955, Christian Cresci découvre une grotte naturelle, au sud du quartier de la Lèque, dans les falaises qui dominent la mer.

Les traces les plus significatives de l’époque gréco-romaine ont été mises au jour dans le lieu-dit: la Citadelle, au hameau du Brusc. Cet endroit, qui surplombe le port du Brusc, a été sur-urbanisé depuis la Seconde Guerre mondiale. On pouvait voir encore les restes de fortifications (une solide muraille de plus d’un mètre d’épaisseur).

Des monnaies massaliotes, grecques et romaines y ont été trouvées, mais également des objets en bronze, de la céramique sigillée, en verre, en os, des meules de moulins à bras en basalte et des objets en fer et en plomb. En 1953, on découvre, par hasard, une galerie souterraine sous la route de la Citadelle. Il s’agit en réalité des fondations d’un aqueduc qui alimentait probablement Le Brusc en eau potable et ravitaillait les navires. La construction de cet édifice ne peut être attribuée qu’aux Grecs de la colonie massaliote. D’autres objets trouvés au cours des fouilles alentour témoignent de l’importante activité de cette colonie grecque. L’importance stratégique de ce poste avancé de Marseille est donc bien justifiée.

Il reste cependant à mettre en évidence l’Acropole (lieu du feu sacré et des sacrifices) puisque la fondation d’une colonie grecque se faisait selon un rite religieux précis. Malheureusement, aucune trace n’a été mise en évidence. L’aqueduc reste quant à lui enterré et n’est visible qu’en passant par un café. Du fait de la profusion des constructions beaucoup de recherches et de traces du passé risquent de demeurer à jamais dans le sol. Mais ces découvertes effectuées au début du sont pourtant significatives de l’activité gallo-romaine. connaît un essor religieux important.

Notons que les premiers évêques de Toulon, sont Augustal entre 441 et 450 et Honoré existait en 450. Les Wisigoths (en 412) font des incursions jusqu’en Provence, puis les Ostrogoths et les Francs. En cette région, une civilisation originale mélange de traditions romaines et des coutumes des envahisseurs nordiques se créa peu à peu. Mais l’usage du latin se perd, le pouvoir religieux se dégrade la misère et la sauvagerie augmentent. La Provence, à partir de 771, est incluse dans le Saint-Empire romain germanique, et restera liée jusqu’au.

La mort de la reine ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier de Naples|. La communauté de Six-Fours soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de et régente de leur fils. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté. La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945. La commune donne son nom à un arrêt du Conseil d’État de 2011 par lequel la haute juridiction judiciaire précise les conditions dans lesquelles une activité prise en charge par un organisme privé échappe à la qualification de service public (la commune avait confié la gestion d’un festival musical dont elle ne contrôlait pas les tarifs).

Informations Clés

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Population

36.203 habitants

Région

Provence-Alpes-Côte d'Azur

Département

Var
(83)

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