Sorgues
Histoire de Sorgues
Sorgues est une commune de Vaucluse, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 19 117 habitants. Le nom provençal de Sorgues est Sòrgas (prononcé Sòrgo). Ce nom vient de la rivière Sorgue qui rejoint l’Ouvèze à peu de distance. En provençal, sorga, du latin surgere, « surgir, apparaître », désigne une source importante ou une résurgence donnant naissance à une rivière.
Le nom français officiel de la commune, défini par le Code officiel géographique de l’INSEE, est Sorgues.
Lors des travaux sur le territoire de la commune, les fouilles de sauvetages ont permis de vérifier que ce site fut occupé dès le Néolithique. Les stations des Ferrailles et de Saint-Martin ont livré des traces de foyers, poteries, outils lithiques, lames, perçoirs, pointes de flèches. Mais le plus important site préhistorique se trouve au Mourre de Sève, sur la route d’Entraigues, et date de l’époque d’Hallstatt, au premier Âge du Fer. Son occupation eut lieu entre le et le IIe siècle avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour des vestiges prouvant des relations commerciales avec les Phocéens de Massalia, en particulier des amphores massaliotes à pâte micacée, une coupe attique et des pièces de céramiques décorées. Lors de la transaction de 1125, entre Alphonse Jourdain, comte de Toulouse et de Provence et Raimond Bérenger, fils du comte de Barcelone et comte de Forcalquier, pour le partage de la Provence, le castrum fut laissé dans l’indivision.
Du à la fin du, l’église Saint-Martin-de-Gigognan (détruite dans les années 1990) appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon qui en percevait les revenus. Raymond V de Toulouse y créa un Hôtel des monnaies. Et cette même année, avant d’essayer de contraindre Avignon, cité fidèle au comte de Toulouse, le légat pontifical ordonna aux Sorguais et à Nicolas de Corbie, l’évêque d’Avignon de mettre à bas la forteresse du comte de Toulouse. En 1936, une nouvelle crue de l’Ouvèze provoqua une importante inondation. Elle envahit l’église paroissiale et noya le maître-autel. Alors que le débarquement se préparait en Provence, un dernier train de déportation passa à Sorgues le et des résistants aidèrent des prisonniers à s’évader.
Cet évènement avait été précédé par des raids aériens alliés qui bombardèrent la ville. Semper valentior surgo (Toujours plus forte je jaillis).
Patrimoine religieux
Il existe sur le territoire de la commune plusieurs bâtiments historiques ou dignes d’intérêt. La ville de Sorgues possède quelques espaces verts et promenades comme la colline du Mourre de Sève où ont été trouvés du mobilier et de la poterie de la Civilisation de Hallstatt et l’île de l’Oiselay