Soubise

Histoire de Soubise

Soubise est une commune de Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 3 641 habitants. Soubise a pour origine le nom d’un domaine gallo-romain, Sopitiniacum, le domaine de *Sopitinus, sobriquet qui pourrait avoir été formé sur le latin sopitus.

À une altitude de, sur un éperon dominant la Charente qui se prête naturellement à la défense. Il y avait un château avec un bourg clos par un mur d’enceinte comme sur l’autre rive à Rochefort. Le château est attesté à partir de 1092 avec un premier siège, et sa destruction par un premier incendie. C’est l’un des premiers bancs rocheux rencontré en venant de la mer, sur la rive gauche (sud) de la Charente. Sur un sceau daté de 1383 se trouve cette inscription en latin: que l’on peut traduire par:. C’est pourquoi en 1665, Jean-Baptiste Colbert proposa au duc de Rohan de vendre sa seigneurie ou de l’échanger avec le roi pour y construire un port de guerre permettant d’armer et de réparer des navires à l’abri des attaques anglaises, mais celui-ci refusa et le projet fut finalement réalisé à Rochefort qui est plus éloigné de l’estuaire avec un moindre tirant d’eau.

Pendant la Guerre de Cent Ans, en septembre 1346, le Comte de Derby s’empare de la place. En 1372, une escadre française d’une douzaine de barges commandée par le prétendant Owen de Galles, avec les 40 navires et 8 galères de la flotte franco-castillane d’Henri de Transtamare, commandée par Guispucoa Ruiz Diaz de Rojas, bloquèrent les ports anglo-gascons du Poitou et du Saintonge. Une colonne franco-normande d’environ 300 hommes d’armes, commandés par Renaud VI de Pons et Thibaut de Pont, débarqua et mit le siège devant le château de Soubise. Les Anglo-gascons envoyèrent immédiatement les renforts de 200 hommes d’armes commandés par leur meilleur capitaine, Jean de Grailly, captal de Buch, et prélevés sur les garnisons anglaises de Niort, de Lusignan, d’Angoulême et de Saintes. Le au soir, ils attaquèrent les assiégeants français par surprise, les capturèrent et s’installèrent à leur place, sans avoir remarqué la présence des 13 barges françaises ancrées devant Soubise. En pleine nuit, 400 hommes d’armes français et gallois sortirent sans bruit des barges, se formèrent en deux colonnes, se munirent de torches, et attaquèrent le camp anglo-gascon par surprise, en plaçant à la sortie du bourg les deux frères de Montmort avec leurs guerriers normands pour barrer leur fuite.

200 Anglo-gascons furent tués ou prisonniers, le Captal de Buch capturé, tandis que la garnison bloquée dans le fort se rendit le lendemain. Ce fief relevant de la châtellenie de Châtelaillon appartenait à une branche cadette de la famille de Parthenay jusqu’à Jean V de Parthenay seigneur de Soubise et de Mouchamps où il possédait le château du Parc-Soubise, lequel n’eut qu’une fille Catherine de Parthenay qui l’apporta, par son mariage en 1575 avec René II vicomte de Rohan, à une branche de la famille de Rohan-Chabot. La seigneurie passa ensuite par alliance à une branche de la maison de Rohan et fut érigée par lettres patentes (non enregistrées) de Louis XIV datées de mars 1667 en principauté de Soubise en faveur de François de Rohan (1630-1712). Cette branche de la famille de Rohan qui porta le titre de prince de Soubise s’éteignit en 1787. Catherine de Parthenay participa au siège de La Rochelle, côté Huguenot et fit construire au début du l’hôtel qui se trouve en face de l’église appelé l’hôtel des Rohan. Les protestants des hommes de Paul de Coligny, comte de Laval, s’emparèrent en 1587 du château alors commandé par Cipière, après une faible résistance car les fortifications n’étaient plus prévues pour résister à une attaque d’artillerie moderne.

Par la suite, la place fut prise et reprise plusieurs fois, et « le château fut rasé à l’époque des dernières guerres religieuses, aussi bien que les murs de la ville qui étaient flanqués de tours à l’antique et creusés d’un bon fossé creusé dans le roc ». La chapelle seigneuriale est devenue une église collégiale avec un prieur et trois chanoines qui étaient présentés par le seigneur du lieu. Cette terre jouissait de certains privilèges fiscaux, ce qui en faisait un point de passage privilégié et bien situé pour la contrebande de tabac et d’étoffes d’importation. Le temple protestant a été abattu en 1683 à la suite de la révocation de l’édit de Nantes. Les Rohan ayant émigré, le château et sa chapelle ont été vendus en 1792 comme biens nationaux et racheté par un bourgeois qui a fait construire une belle maison sur la plateforme qui domine la Charente. Celle-ci a été détruite par un second incendie en 1844.

Informations Clés

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Population

3.641 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Charente-Maritime
(17)

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