Tignes
Histoire de Tignes
Tignes est une commune de Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 005 habitants. Selon le chanoine Gros, on suppose une présence romaine antérieure au village, les formes de Tiniacum ou de Tigniacum signifieraient le domaine rural (villa) de Tinius ou Tineius. Pour d’autres, le toponyme proviendrait d’une racine celtique *tin, qui permettrait de désigner une vallée occupée par un cours d’eau, voire le cours d’eau lui-même. En francoprovençal, le nom de la commune s’écrit Tinyè (graphie de Conflans) ou Tignes (ORB).
Au Moyen Âge, la paroisse de Tignes, dont la communauté de La Val de Tignes (l’actuel Val d’Isère), appartient à la seigneurie de la Val d’Isère avec les paroisses de Montvalezan, Sainte-Foy, Villaroger, ainsi que Séez qui est le centre de celle-ci. Cette seigneurie dépendait initialement de la famille de Briançon, apparue vers le, qui porte d’ailleurs le titre de vicomte de Tarentaise, donné soit par les comtes de Savoie, soit par l’empereur Henri IV du Saint-Empire. À la fin du, sous le règne du comte Philippe de Savoie, les terres des Briançon passent sous le contrôle direct des Savoie, qui prennent le titre de vicomte de Tarentaise. Jacquemet de Beaufort obtient en échange de sa seigneurie de Beaufort, la seigneurie de la Val d’Isère et achète le titre de vicomte de Tarentaise en 1346 au comte Amédée V de Savoie, pour. Au, le titre passe à la famille de Duin (ou Duyn). Avant la Seconde Guerre mondiale, le village de Tignes, situé dans la haute Tarentaise, était quasiment inconnu hors de la Savoie.
Situé à l’intérieur d’une cuvette, et bénéficiant de bonnes conditions d’ensoleillement, c’était un des endroits les plus favorables à l’agriculture de haute montagne. Toutefois, cette vie pastorale devait être bouleversée par le développement de deux activités: le tourisme et l’énergie. Le développement de la pratique du ski dans le val débute dans les années 1930 avec la mise en place des premières remontées mécaniques , des premières écoles de ski privées (hiver 1933-1934), ainsi que des premiers hôtels. Le premier syndicat d’initiative est créé en. Cependant, cela ne s’est pas fait sans tensions. L’aménagement de la structure semble remettre en cause la pratique pastorale des habitants qui gardent leurs troupeaux dans les étables du village durant la période hivernale et les laissent paître autour du lac en été, avant de vendre leur production à La Val.
Le président de la République Vincent Auriol inaugure le barrage. À partir de 1956 commença, près du lac naturel de Tignes, à, la construction de la station de sports d’hiver. La station s’étendit ensuite de l’autre côté du lac, à partir de 1968, sur le site du Val Claret , avec essentiellement des constructions en hauteur du fait de l’espace limité. Adoptant une philosophie qui se voulait novatrice pour l’époque, consistant à interpénétrer espace skiable et station, le Val Claret fut en requalification progressive. La construction des résidences de haut-standing MGM dans un style plus proche du chalet de haute montagne devrait en changer progressivement le visage. La station de Tignes est choisie pour accueillir trois épreuves de ski acrobatique lors des Jeux olympiques d’hiver de 1992, organisés par la ville d’Albertville et le département de la Savoie.
Patrimoine religieux
L’ouvrage le plus célèbre de Tignes est le barrage du Chevril. Celui-ci, très élevé avec ses, fut décoré en 1989 d’une immense fresque sur sa façade non immergée: le Géant de Tignes. Mais celle-ci s’efface avec le temps et n’était quasiment plus visible en 2011. À la suite de l’aménagement de la station, une chapelle dédiée à la Transfiguration est édifiée en 1959.