Tinchebray-Bocage

Histoire de Tinchebray-Bocage

Tinchebray-Bocage est une commune de Orne, en Normandie, qui compte 4 884 habitants. Tinchebray-Bocage reprend le nom de la commune principale, Tinchebray, et le mot bocage qui définit le paysage commun à tous.

La commune est créée le par un arrêté préfectoral du, par la fusion de sept communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Beauchêne, Frênes, Larchamp, Saint-Cornier-des-Landes, Saint-Jean-des-Bois, Tinchebray et Yvrandes deviennent des communes déléguées et Tinchebray est le chef-lieu de la commune nouvelle. La voie antique qui reliait Augustodurum (Bayeux) et Vieux-la-Romaine (Vieux) à Jublains et Vindunum (Le Mans) servait de limite à Larchamp, Beauchêne, Saint-Cornier-des-Landes, Tinchebray et Frênes. Les territoires de Tinchebray, Saint-Jean-des-Bois, Saint-Cornier-des-Landes et Beauchêne viennent en partie du déboisement de la forêt de la Lande Pourrie, celui d’Yvrandes y était totalement inclus. Les hameaux anciens sont souvent issus de masures (vavassories, aînesses), terres en roture données contre redevances et devoirs par le seigneur à une famille représentée par un aîné qui tient le rôle de prévôt et les aveux, participe aux gages-plèges de la seigneurie. Certaines familles ont laissé leurs noms comme les Degrenne: la Degrennerie à Tinchebray, Aubry: l’Aubrière à Larchamp, Dumaine: la Dumainerie à Saint-Cornier-des-Landes, Aumont: la fieffe Aumont à Beauchêne.

Entre 1793 et le Consulat, le bocage contrairement au reste de la Normandie qui reste calme, est le théâtre d’une guérilla sporadique, difficile à réprouver et toujours impitoyable. La chouannerie normande s’identifie aux autres résistances au régime révolutionnaire, de la Vendée, de l’Anjou, du Maine et de la Bretagne. Elle reçoit l’appui et la complicité d’une large partie des populations rurales. Quant au danger qu’elle présentait, il fallut en finir avec l’assassinat de son chef Louis de Frotté. La bourgeoisie de Tinchebray est largement républicaine alors que la campagne reste fidèle à Dieu et au roi. En 1790, les ecclésiastiques obligés de prêter le serment civique, quittent leurs presbytères, partent à l’étranger ou restent dans le pays et commencent une vie clandestine.

Considérés comme des martyrs, leur influence augmente. Ils sont remplacés par des prêtres jureurs qui face à l’hostilité de la population partent et ferment les églises. La levée de sur tout le territoire ouvre une période de résistance par le refus massif de répondre à l’appel militaire. À Saint-Jean-des-Bois, Michelot Moulin (Michel Moulin), fils d’un taillandier aisé, réquisitionné pour rejoindre les forces républicaines obtient des armes par ruse, déserte et entre dans la clandestinité avec ses compagnons, creusant des souterrains, désarmant les patriotes de Landisacq, Chanu et Saint-Cornier-des-Landes pendant que ceux de Flers désarment Saint-Jean-des-Bois. Sa division occupe les régions de Vire, Condé-sur-Noireau et Domfront avec à. Michelot Moulin libère de la prison royale de Tinchebray l’abbé Dulaurant condamné à la guillotine.

Hoche met en place un système de défense avec des colonnes mobiles de 50 à à Saint-Cornier-des-Landes au Val de Préaux. Louis de Frotté attaque Tinchebray avec et y met le feu. ont fortifié la ville, la chapelle Saint-Rémi de Tinchebray servant de citadelle, d’observatoire et de refuge pour les femmes, les enfants et les vieillards. Bilan: 84 maisons brûlées, 2 républicains tués, 20 officiers et environ 80 chouans tués. Bataille du Val de Préaux à Saint-Cornier-des-Landes et Chanu, 2000 chouans cachés dans la forêt de Saint-Jean-des-Bois attaquent 1500 républicains. Les républicains abandonnent trois voitures et 10 à 11 prisonniers, un gros butin d’armes, de munitions et de vivres.

Louis de Frotté est fusillé. Entre 1815 et 1824, la royauté récompense les anciens chouans, les veuves et les enfants dont Michelot Moulin. Le travail du fer est attesté dans la région de Tinchebray-Bocage depuis le XIIe siècle. Sur un métier de ferron présent au XVe siècle se superpose, entre La Chapelle-Biche et Saint-Bômer-les-Forges, à l’est, et Saint-Jean-des-Bois et Ger, à l’ouest, une forte activité métallurgique. Dans ce pays montueux, aux terres maigres, au climat pluvieux, aux chemins impraticables en hiver, où le minerai est abondant et les forêts nombreuses, le travail du fer est un complément de l’agriculture bien adapté au caractère normand par sa pratique à domicile et nécessaire par son apport financier. Au début du XXIe siècle, le système productif local représente de la production française d’outils de jardin et de la quincaillerie du bâtiment.

Informations Clés

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Population

4.884 habitants

Région

Normandie

Département

Orne
(61)

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