Tourcoing
Histoire de Tourcoing
Tourcoing est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 99 011 habitants.
En 1130, la première église, dédiée à saint Vaast (qui deviendra par la suite l’église Saint-Christophe), est construite. La seigneurie de Tourcoing, qui se compose d’un bourg agricole dont les habitants augmentent leurs revenus en faisant de la draperie, surmonte difficilement les ravages de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion. En 1360, ses habitants obtiennent un sceau royal attestant la qualité de leurs draps. En 1491, Maximilien d’Autriche, qui domine alors le comté de Flandre, lui accorde une foire franche. et le Mongy sont ouverts en 1909. En 1668, la châtellenie de Lille, dont fait partie Tourcoing, est définitivement rattachée à la France.
À la Révolution française, la ville compte près de. La ville est occupée par les ennemis coalisés de la France en 1792 et subit de nombreux dégâts. Le 29 floréal an II , Tourcoing est le lieu de l’importante bataille de Tourcoing, entre les armées révolutionnaires françaises et celles de la première coalition. La victoire française conduisit peu après la bataille de Fleurus (1794). Au, la ville prend un essor extraordinaire à la suite de la révolution industrielle et est l’une des « reines du textile ». Sa population atteint bientôt les cent mille habitants.
En 1860, l’église Saint Christophe est considérablement agrandie par l’architecte Charles Leroy. Elle devient l’un des plus beaux édifices néo-gothiques du Nord. De 1865 à 1885 est édifié l’actuel hôtel de ville par Charles Maillard. En 1906 enfin, à l’occasion de l’exposition internationale des industries textiles (qui se déroulent à Tourcoing), est édifié le beffroi de la Chambre de commerce. La ville est particulièrement marquée par le mandat du maire Gustave Dron (maire de 1899 à 1919 et 1925 à 1930), qui entreprit une grande œuvre sociale. Un aérostat décolle de la place de la République; à son bord, Palmyr Duhem et son fils Louis, âgé de sept ans.
On a suspendu un trapèze sous la nacelle, et, une fois en l’air, Palmyr descend sur le trapèze pour exécuter quelques acrobaties. Le trapèze heurte un pignon d’usine, et Palmyr tombe, passe au travers d’une verrière et survit. Le ballon prend de l’altitude avec Louis à bord. Le garçon ne s’affole pas et parvient à faire descendre l’aérostat, et réussira à poser le ballon en Belgique.(cf Gens et Choses de Tourcoing, Jean Christophe, 1975, Ed Georges Frère, p127) À l’occasion des inventaires qui suivirent la séparation de l’Église et de l’État, à Notre-Dame de Tourcoing, le, les fidèles opposent aux fonctionnaires chargés de l’opération un barrage électrifié. Une manifestation est organisée contre l’interdiction des processions.
La gendarmerie à cheval charge durant deux heures, le curé est écroué. Tourcoing connaît un attentat anarchiste (anarchisme en France) contre un commissariat. En juin de la même année, on arrête huit « faiseuses d’ange », autrement dit huit avorteuses, à une époque où l’avortement est sévèrement réprimé. En 1933, José-Carlos Padrao, originaire de São Pedro do Sul, de la section portugaise de Wasquehal et Augusto De Castro, de Tourcoing fondent Le groupement des anciens combattants portugais de Wasquehal, Croix et environs qui tient son siège à la Fraternelle, au 28 rue de Flers, à Wasquehal. Elle est à nouveau occupée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le QG de la allemande y est installé pendant l’Occupation.
Un quartier de l’avenue de la Marne est réquisitionné par l’armée allemande pour y établir le quartier général de la plus importante armée allemande du front Ouest. La « cité du Broutteux » est gravement touchée par la crise textile des années 1970. Il n’est pas rare à cette époque que les cafés servent de lieu de réunion comme l’Union Mutualiste de Tourcoing, société de secours mutuel, qui organisait ses manifestations au café de Jules Massa, Chez Léon, place Fénelon à Wasquehal.
Patrimoine religieux
Au centre-ville et ses alentours (particulièrement rue Nationale et rue de Lille), un grand nombre d’hôtels particuliers (anciennes résidences des familles industrielles textiles) en cours de restauration (notamment l’hôtel Rasson-Wattine), ont été construits à la fin du dans un style éclectique inspiré de la Renaissance; il subsiste encore rue de Lille quelques demeures industrielles construites dans la première moitié du associant résidence et commerce côté rue et ateliers côté cour, avant que le zonage ne sépare les fonctions et conduise à la spécialisation des édifices