Tremblay-en-France
Histoire de Tremblay-en-France
Tremblay-en-France est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 37 271 habitants. L’endroit est appelé dans les documents anciens Trimlidum en 862, Tremblacum, Trembleium, Tremblay en 1175, Trembley. Au, la commune s’appelle simplement Le Tremblay et se divise en Grand et Petit Tremblay, mais qui ne constituent pas des communes indépendantes. En 1887, la commune ajoute lès-Gonesse au nom de Tremblay utilisé après la période révolutionnaire.
En ancien français, la préposition « lès » signifiant « près de », la graphie « Tremblay-les-Gonesses » est donc erronée. À la fin des années 1980, un référendum local est organisé pour que les habitants de Tremblay se prononcent sur le changement de dénomination de la commune. Située dans le pays de France comme d’autres villages, comme sa célèbre voisine Roissy-en-France, le nouveau nom rappelle que la commune est située dans le cœur de l’Île-de-France.
La référence à la ville de Gonesse, justifiée pour des raisons de clarté en 1790, lors de la constitution de l’ancien département de Seine-et-Oise — il existait une commune homonyme dans le département avec Le Tremblay-sur-Mauldre, aujourd’hui dans les Yvelines — avait perdu sa pertinence. Par un décret du, publié au Journal officiel du, Tremblay-lès-Gonesse devient Tremblay-en-France.
Le territoire de la commune a connu une occupation humaine dès le paléolithique puis durant le néolithique comme l’attestent de nombreux objets trouvés par des cultivateurs ou durant le creusement du canal de l’Ourcq. Le village actuel s’établit autour de la source du Sausset, petite rivière de la plaine de France.
Celui de droite a été découvert à Tremblay. La ville tire son nom du latin Tremuletum, le bois de trembles ou peupliers blancs. La France évoquée est le Pays de France, plaine agricole du nord-est de Paris où se situe la ville. Tremblay entre dans les possessions de la puissante abbaye de Saint-Denis en 834 à la suite d’un don de Louis le Pieux.
L’abbé Suger y bâtit un château et affranchit les habitants. Le village se répartit entre Petit Tremblay et Grand Tremblay. À cette époque, les habitants vivent de la grande culture céréalière ou de la vente de laine de mouton, vendue en particulier lors de la foire du Lendit à Saint-Denis. Des fouilles archéologiques ont permis de retrouver les vestiges de villages a vocation principalement agricole de la période mérovingienne jusqu’à la fin du Moyen Âge. En 1566, Charles IX permit d’y établir deux foires. Située à l’écart des grands axes, la plupart des évènements de l’histoire n’ atteignent guère Tremblay et ce jusqu’à la Révolution française.
La première évolution importante est la construction du canal de l’Ourcq, décidée par Napoléon, qui permet alors aux paysans de vendre plus facilement leurs productions à Paris. En 1870 et 1871, lors de la guerre franco-prussienne, les habitants du village se réfugient à Paris, les récoltes sont pillées. Durant le siège de Paris le quartier général du corps d’armée prussien fut installé au Vert-Galant et celui du prince Albert de Saxe est installé au Tremblay, dans une maison particulière. Les troupes prussiennes stationnèrent à Tremblay jusqu’en mars 1871. Eut lieu où est engagé le régiment des mobiles de la Vienne. Au, la commune concernée par des évènements de la Première Guerre mondiale: lors de la Bataille de la Marne, les taxis de la Marne partis de Gagny sont inspectés sur la place du village par le général Gallieni.
À partir des années 1920, la commune connaît, comme beaucoup de ses voisines, une transformation importante avec la construction de lotissements pavillonnaires le long de la voie ferrée Paris-Soissons, sur d’anciennes terres incultes au sud du territoire. Le nord reste alors agricole et mène une vie à part. Une municipalité communiste est élue en 1935. Un missile balistique V2 s’écrase sur Tremblay-les-Gonesse. En 1974 est inauguré l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, qui s’étend à l’extrême nord de la commune.
Patrimoine religieux
L’église Saint-Médard fut édifiée à partir de 1543 mais restaurée plusieurs fois. En particulier, la façade et les premières travées ont été reconstruites en 1785 par l’architecte Jean-Jacques Cellerier. Un Christ en majesté orne la façade principale depuis 1822. L’église vient de faire l’objet d’une restauration complète entre 1987 et 2007.
Elle est classée monument historique depuis 1939 et une grande partie du village est protégée par les Bâtiments de France. La grange dîmière (9, place de la Mairie, au Vieux-Pays) est accolée à l’église du village et fut fortifiée au Moyen Âge. Elle était le siège de la châtellenie du village. Elle fut édifiée au et fut restaurée successivement aux; elle possède une belle charpente de chêne d’une hauteur de, ainsi que des contreforts et des meurtrières.
La grange fut classée monument historique en 1939. Le puits, à gauche de la grange aux dîmes, remonte au et succède à celle construite par l’abbé Suger. L’abreuvoir à proximité date de la même époque mais fut restauré par la suite. Des vestiges de fortifications du sont encore visibles autour du Vieux-Pays.
Elles auraient été décidées par l’abbé Suger, puisque l’abbaye de saint-Denis était propriétaire d’une ferme monastique à Tremblay. La borne de Mortières est située sur la place de la Mairie (Vieux-Pays). Située sur la route de Roissy, au nord du village sur le fief de Mortières, elle fut déplacée lors de la construction de l’aéroport, au début des années 1970.