Histoire d’Urt

Urt est une commune de Pyrénées-Atlantiques, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 2 339 habitants. Le toponyme Urt apparaît successivement sous les formes: Aurt (1193, cartulaire de Bayonne), Hurt (1243, titres de la Camara de Comptos; 1249), Aourt (, collection Duchesne volume CXIV), Urt (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Beata Maria d’Urt (1686, collations du diocèse de Bayonne) et enfin Liberté (1793). Le nom occitan gascon du village est Urt.

Il existe plusieurs hypothèses quant à l’origine du nom: ahurti signifierait en basque « bec d’eau »; le nom pourrait être expliqué par le basque uharte, « au bord de la rivière »; il pourrait dériver du latin hortus, signifiant « jardin »; ou il dériverait des mots basques aur, aurki qui signifient « avant, devant » ou de la base ahur (« paume »), en rapport avec l’emplacement du village à un coude de l’Adour.

Le cartulaire de Saint-Jean de Sorde témoigne de la présence de pêcheurs à l’emplacement du port d’Urt en l’an 1020. Il y existait en 1193, date de la première mention d’une paroisse à Urt. La pêche sur l’Adour, pratiquée à l’aide de nasses tendues en travers du fleuve, fut l’activité économique à l’origine du village, qui se développa sur les bords de l’eau, au pied d’une colline séparant deux zones de barthes.

En 1312 fut fondée sur l’Aran, en amont d’Urt, La Bastide-Clairence, qui appartenait à la Basse-Navarre et devait lui permettre un accès à la mer, via l’Aran et l’Adour. Le développement important de la bastide entraîna une forte hausse du trafic et le Port du Vern d’Urt, au confluent de l’Aran et de l’Adour à quelques mètres en amont du Port, vit son activité et sa taille augmenter fortement. Urt, avantagé par sa position géographique, subissait en revanche le régime féodal, avec l’autorité, sur le plan religieux, de la cathédrale de Bayonne, qui percevait la dîme, et de la seigneurie des Gramont.

Urt fit partie du comté de Guiche, appartenant aux Gramont, dès son érection en 1563 par Charles IX. Ces statuts furent reconduits et enrichis en 1606 et 1616.

Patrimoine religieux

La chapelle de l’Immaculée-Conception, construite en 1863 sur l’île de Bérens abrite un maître-autel et un ensemble de sept verrières. L’église de l’Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, située au Bourg et construite en 1675 contient un ex-voto (maquette de bateau) et un tableau de René-Marie Castaing représentant saint Benoît. La commune abrite deux communautés religieuses bénédictines, toutes deux situées au sud de la commune, au quartier de la Côte qui était relativement isolé au moment de leur fondation.

Il s’agit, d’une part, du monastère Sainte-Scholastique (bénédictines), construit en 1939 incluant une église qui recèle un chœur décoré, un tabernacle en mosaïque, un maître-autel et un ensemble de deux autels et, d’autre part, de l’abbaye Notre-Dame de Belloc, qui accueille des bénédictins et fut construite en 1875. Plusieurs édifices civils urtois font l’objet d’une notice dans l’inventaire du patrimoine culturel français (base Mérimée): une maison de maître au lieu-dit Etche Zahar, une ferme du à Guilhem, une autre du à Jouanichon, ainsi qu’une maison de maître sur l’île de Bérens.

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Population

2.339 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Pyrénées-Atlantiques
(64)

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