Vertou
Histoire de Vertou
Vertou est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 26 002 habitants. Le nom de la localité est d’abord attesté sous la forme ‘ dans un texte latin du (‘), ainsi qu’en 1123, toujours sous une forme latine Vertavum. La forme Vertou apparaît dès 1287, puis on trouve en 1366, Vertou en 1709 (le gaulois et le breton étant des langues celtiques).
Albert Dauzat et Charles Rostaing attribuent cependant au radical Vert- une origine pré-celtique, mais ils n’excluent pas la possibilité d’un nom de personne gaulois *Vertus non attesté, étant donné l’association de cet élément Vert- à des suffixes et des appellatifs typiquement gaulois comme ialon « clairière » dans Vertheuil. En tout cas, ils identifient clairement le suffixe gaulois -avum (autrement noté -avu ou -avo(n)) qui a régulièrement abouti à -ou dans l’ouest de la France, mais dont la signification est assez vague.
Dans l’Antiquité, le territoire aurait été peuplé par le peuple gaulois des Ambilatres, tribu gauloise vivant sur la rive sud de la Loire, notamment dans la cité voisine de Ratiatum (Rezé) et faisait partie de la fédération des peuples pictons. Il est également possible que les Anagnutes aient peuplé la région. Vers 575, saint Martin fonde à Vertou une communauté de moines dans deux abbayes.
Entre 1470 et 1650, les moines entreprennent de grands travaux, dont la fameuse « Chaussée des Moines » dans le but de régulariser le cours de la Sèvre Nantaise et la rendre navigable. Le vignoble fut accru à la demande de, duc de Bretagne au [source et référence inconnues]. Le bourg de Vertou est presque entièrement détruit pendant la Révolution, lors des affrontements entre Blancs et Bleus en 1793.
Les premières écluses sur la Sèvre sont construites. La grande écluse actuelle, construite par Pierre Desprez, accueille son premier bateau le 3 septembre 1755.
Patrimoine religieux
La chaussée des Moines, composée aujourd’hui d’une écluse et d’une retenue d’eau permettant de traverser la Sèvre Nantaise, fut bâtie par les moines de l’abbaye de Vertou vers l’an 1000. La commune recèle plusieurs manoirs et châteaux En 1820 est construit un des deux seuls monuments historiques de la ville, la villa de la Bastière, pour Eugène Ferrey, baron de Rozengat; les plans sont attribués à François-Léonard Seheult.
Vers 1880, l’imprimeur nantais Henri-Désiré Charpentier, fils de Pierre Henri Charpentier, fait don à la paroisse de Vertou d’un terrain de, dans le but de permettre la construction d’un hospice. Une disposition testamentaire oblige son héritier à financer la construction de l’établissement à la mort d’Henri Charpentier, en 1882.