Vervins
Histoire de Vervins
Vervins est une commune de Aisne, en Hauts-de-France, qui compte 2 600 habitants. La plus ancienne mention toponymique de Vervins remonte à la période romaine avec l’itinéraire d’Antonin sous le nom de Verbinum et avec la Table de Peutinger sous le nom de Vironum; Vervinz en 1138 dans un cartulaire de l’abbaye de Prémontré, puis Vervin dans un cartulaire de l’abbaye de Thenailles en 1164. Elle est mentionnée aussi sous la forme latinisée Vervinium en 1190, Vervinnum en 1193, Vervinum castrum. On retrouve également la forme Vrevin dans un cartulaire de l’abbaye de Saint-Michel au, Vreving en 1385 puis Vrevyns dans un registre du bailliage du Vermandois en 1554 et Vervyn dans les archives de la commune en 1573.
L’Empire romain, pour faciliter l’accès aux divers territoires qu’il s’était annexés, fit tracer à travers le pays un réseau de grandes routes droites qu’on a appelées « voies romaines », une artère allait de Bavai à Reims et passait par Vervins, désigné à cette époque par deux noms d’origine celtique Verbin et Viron, auxquels les Romains ajoutèrent la désinence latine um, ce qui donne Verbinum et Vironum, sans doute parce que Vervins a été établi à deux endroits différents. À l’époque gallo-romaine, la localité occupait un emplacement beaucoup plus bas que celui d’aujourd’hui. Au, à la suite de luttes fréquentes des seigneurs entre eux, Vervins fut obligé de s’ériger en forteresse et occupa l’emplacement plus élevé que nous lui voyons aujourd’hui.
C’est ce qui explique le mot Verbinum donné à ce deuxième emplacement. 1) La syllabe ver, d’origine celtique, ou peut-être tirée du sanskrit var, donne une idée de « lieu habité » [???]. De nombreux noms de villes commencent par ces lettres: Verdun, Vermand, Vermelles, Vermenton Quant au reste du nom, bin, séparé de sa désinence latine, il signifie en celtique « pointe ou sommet » [???].
Les deux syllabes réunies nous donnent donc: « sommet habité ».
La plus ancienne trace écrite de Vervins remonte à la période romaine au sous la forme Verbinum ou Vironum, elle figure sur l’itinéraire d’Antonin et sur la Table de Peutinger. Verbinum/Vironum se situait au carrefour de deux voies romaines, l’une reliant Bagacum Nerviorum (Bavay) à Durocortorum (Reims) et l’autre reliant Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin) à Macquenoise (Belgique). Le site antique est situé au nord-est de la commune, et une partie se trouve sur le territoire de la commune de Fontaine-lès-Vervins, mais une occupation de l’éperon, site actuel du centre-ville, n’est pas à exclure. En même temps que les découvertes sur le théâtre, un temple est découvert. À la suite de la charte, Vervins s’établit sur l’éperon, comme un village neuf ceint d’une enceinte composée de vingt-deux tours et de trois portes. En 1209, une porte, menant à Fontaine, est ainsi mentionnée. Le village neuf de Vervins se structure progressivement en ville. Cette réhabilitation émane d’une demande auprès du roi de son fils, soutenue par et Charles de Bourbon-Soissons, comte de Marle et de Soissons.
Pour fêter cet évènement, Jacques II organise une grande cérémonie le, réunissant ses soutiens, le Cardinal de Bourbon, les évêques de Soissons et de Laon, la noblesse de la région, les membres de sa famille et un hérault d’armes du roi. Lors de la guerre de Succession d’Espagne, l’armée hollandaise, mené par Groweistein, se trouve le à proximité de Vervins et réclame cent mille livres pour ne pas rentrer dans la ville. Les bourgeois refuse de payer cette somme et Groweistein finit par se présenter devant Vervins qui lui ouvre ses portes. L’armée de Groweistein profite de la situation pour piller les alentours de la ville. Après négociation, Groweistein quitte Vervins avec vingt-deux mille livres et deux otages comme garants de bonne foi des bourgeois de la cité. Dans cette discorde, la commune prétend avoir une position plus centrale que Guise tandis que celle-ci fait prévaloir sa primauté dans l’ordre administratif et judiciaire dans le district. Après trois jours de débats houleux et des Guisards hostiles, l’assemblée décide de fixer le chef de district à Vervins. À la suite de ce choix, les Guisards interrompent l’assemblée et contestent toujours la décision.
Ces nouvelles se répandent rapidement dans la région et la Garde nationale de Vervins est envoyé sur Guise pour faire appliquer la décision, mais la situation retrouve rapidement son calme sans coup de feu. L’Assemblée nationale constituante finit par approuver le 16 juin 1790. Vervins est épargné par ce conflit et les Allemands n’envoient aucune troupe pour l’occuper, mais ils atteignent Laon le. Après l’armistice du, prennent possession de Vervins. Pendant cette guerre, meurent au combat. La Première Guerre mondiale est déclenché le par la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France. Vers le 20 août, l’armée allemande est déjà aux abords de la frontière française. Organisant sa retraite, la 5e armée française établit son QG dans le Vieux-Château durant un jour dans la commune, le 25 août 1914 en vue de préparer la bataille de Guise pour retarder la progression des Allemands.
Après la bataille, Vervins tombe au main des Allemands le. La commune dispose d’une Kreiskommandantur comme elle est le chef-lieu de l’arrondissement. Elle est libérée le lors de l’offensive des Cent-Jours. À l’issue de ce conflit, sur les deux monuments aux morts, sont inscrits, dont certains sont identiques sur les deux monuments aux morts de la commune. Lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant la Drôle de guerre, le poste de commandement de la 9e armée (France)| du général d’armée André Georges Corap est établi à Vervins. Pendant la bataille de France, les Allemands entrent dans Vervins le. Les Américains libèrent la ville le. Au lendemain du conflit, et sont morts.
Patrimoine religieux
La commune compte répertoriés à l’inventaire des monuments historiques et et monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel. Par ailleurs, elle compte répertoriés à l’inventaire des monuments historiques et répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel. L’église Notre-Dame de l’Assomption ou Notre-Dame de Vervins est mentionnée pour la première fois en 1135, puis reconstruite au sur une église ancienne. L’édifice est incendié avec la ville en 1552 à la suite de la prise de Vervins par les Impériaux. Entre 1553 et 1590, une période de reconstruction et d’embellissement s’amorce avec le relèvement des voûtes, l’élévation du clocher-porcher et les piliers recouverts d’une peinture murale.
Des modifications successives sont encore apportées à l’église avec l’ajout de la sacristie au, l’agrandissement du chœur entre 1870 et 1872 et la reconstruction du portail du clocher-porche en 1876. Lors de la Première Guerre mondiale, les cinq cloches du clocher, dont l’une de 1773 et les quatre autres de 1867, sont enlevées le par les Allemands pour partir en Allemagne où elles sont fondues pour fabriquer de l’armement. L’église est classé monument historique par arrêté. Lors de la dépose du coq, penchant et menaçant de tomber, le, le clocher prend feu, détruisant le sommet de la flèche sur quelques mètres et endommageant la structure du clocher. Après des travaux de restauration, un nouveau coq est installé à son sommet en novembre 2011.
Lors de l’accord de la « charte de Vervins » par Raoul de Coucy en 1163 aux Vervinois, une palissade en bois et un fossé sont bâtis pour délimiter la ville. Cette construction provisoire laisse rapidement place à une fortification maçonnée de vingt-deux tours et de trois portes vers la fin du et le début. Cette enceinte subit des transformations constantes jusqu’au avec des rénovations, comme celle à la suite de l’incendie de la ville de 1552 par les Impériaux, et des ajouts comme la construction d’un cavalier au nord de l’enceinte en 1651. À la fin du, l’entretien des remparts ne constituent plus une priorité face à sa vulnérabilité à l’armement moderne. Dès le début du, des effondrements, des percements, des destructions liés aux guerres commencent à entamer l’enceinte, mais elle ne disparait pas totalement.
Le dernier percement de l’enceinte date de 1841 avec la création de la route d’Hirson et de la place du Palais. Il reste actuellement dix tours sur les vingt-deux par rapport à l’enceinte médiévale et les trois portes ont disparu. La dernière, la Porte de Marle, tombée en ruine en 1802, est englobée dans les remparts entre 1840 et 1842. Une portion subsistante est visible depuis la route nationale 2. Le rempart est classé monuments historiques par arrêté.