Vierzon

Histoire de Vierzon

Vierzon est une commune de Cher, en Centre-Val de Loire, qui compte 25 348 habitants. Le nom de la localité est attesté comme Virsionis oppidum en 843.

Ancienne station préhistorique à Bellon (quartier situé au sud du Cher), avec atelier de taille du silex, Vierzon est probablement une des vingt villes détruites par Vercingétorix lors du siège d’Avaricum par César. Après la conquête, elle est probablement un oppidum gallo-romain, point de défense à l’entrée ouest du Berry, établi sur une butte (cette fois sur l’autre rive du Cher), exposé au midi, surveillant le confluent de l’Yèvre et du Cher et protégé par la forêt et la Sologne au nord. Un château y est bâti à l’époque mérovingienne. En 903 est bâtie l’abbaye Saint-Pierre par les moines bénédictins, sur le lieu de l’actuel Hôtel-de-Ville. Ces moines venaient de l’abbaye de Dèvres (ou Deuvre) fondée en 843 à Saint-Georges-sur-la-Prée, saccagée par les Vikings. Ils transfèrent dans l’église de l’abbaye de Vierzon les reliques de sainte Perpétue, auparavant gardées à Dèvres.

Ces reliques sont, à nouveau, transférées dans l’église Notre-Dame de Vierzon en 1791, où elles sont toujours conservées. Au, est édifiée une motte castrale possession des seigneurs de Vierzon et la ville se développe à l’intérieur de remparts, à l’ouest du château. Humbold le Tortu, vivant autour de 980, est le premier seigneur connu de Vierzon, il serait le maître d’ouvrage de la forteresse de Vierzon constituée de la motte et de sa tour, et d’une enceinte. Cette forteresse, plusieurs fois modifiée et agrandie par la suite, restera dans la Maison de Vierzon plusieurs siècles, et deviendra le château de La Ferté-Imbault. En 1196, les troupes de Richard Cœur de Lion s’emparent de Vierzon et la pillent. En août 1356, lors de la Chevauchée du Prince noir, la ville est prise par les troupes du captal de Buch, Jean de Grailly.

Elle est incendiée ainsi que le château et l’abbaye. En 1370, Bertrand du Guesclin en chasse les Anglais et redonne Vierzon à la couronne de France. La ville deviendra alors un des centres de ravitaillement des armées de Jeanne d’Arc. Les Templiers possédaient une commanderie à Vierzon qui devient un membre hospitalier lors de la dévolution des biens de l’ordre du Temple. Vierzon reste catholique pendant les guerres de Religion. Lors de son grand tour de France de 1564 à 1566, le jeune roi Charles IX s’arrête brièvement dans la ville après avoir quitté Mennetou.

. La Révolution française de 1789 n’apporte pas de grandes secousses.

Jusqu’en 1791, il n’existe qu’une seule paroisse, Notre-Dame de Vierzon. Elle est divisée en deux communes distinctes par le district de Vierzon dès 1791. Vierzon-Ville, qui occupe le centre de la ville actuelle sur la rive droite du Cher, et Vierzon-Villages (au pluriel), entourant la précédente de tous côtés. Du au, ces paroisses deviennent deux communes. Elles fusionnent du au sous le nom de Vierzon. En 1887, la partie sud de Vierzon-Villages (la partie située sur la rive gauche du Cher) prend son autonomie et devient Vierzon-Bourgneuf.

La fusion des quatre communes redonne son unité à la ville, même si les faubourgs conservent leur nom d’usage., vers 1917.
La ville est desservie par le chemin de fer dès 1847., tels cette rame des Tramways de l’Indre, qui circulait de 1904 à 1939. Vierzon paye largement son tribut aux guerres mondiales. Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, en décembre 1870, l’avant-garde des uhlans traverse la ville mais se replie rapidement. Si Vierzon est épargnée par la Première Guerre mondiale, elle est durement éprouvée par la Seconde Guerre mondiale et notamment par les bombardements alliés.

La ligne de démarcation coupe la ville en deux, le sud étant en zone libre et les quartiers nord en zone occupée. Cette ligne passe au fond du jardin du docteur Cliquet, qui organise une plaque tournante au profit des clandestins et des alliés. Nœud ferroviaire, la ville est bombardée onze fois entre juin et août 1944. Dans la nuit du, cinquante bombardiers Avro Lancaster larguent leurs bombes sur la gare de triage, faisant cinquante-deux victimes parmi les habitants. Quatorze avions sont abattus par les chasseurs de la Organisation de la Luftwaffe (Wehrmacht)#La Chasse de Nuit Nachtjagdgeschwader (NJG)|, escadrille de chasse de nuit au sein de la Luftwaffe. Le bilan humain s’élève au total à cinquante-quatre morts et une centaine de blessés, et deux cent cinquante maisons sont détruites.

À partir de 926, le transfert à Vierzon des reliques de la célèbre martyre africaine sainte Perpétue en fait un lieu de pèlerinage. Jusqu’en 1779, Vierzon vivait du commerce et de l’artisanat. Le travail du fer marque le début de l’industrialisation de la ville. En 1779, le comte d’Artois, qui devient plus tard Charles X, crée en bordure de l’Yèvre une forge avec fonderie et hauts fourneaux. Elle bénéficie du savoir-faire sidérurgique ancien du Berry et du minerai acheminé par le Cher et le canal de Berry (1830). La présence d’argile réfractaire favorise la naissance d’une activité porcelainière à partir de 1816.

Elle emploie plus de à la fin du puis décroît après la Seconde Guerre mondiale, le dernier atelier fermant en 1997. La tradition des arts du feu se perpétue avec la création en 1860 et 1874 de deux verreries, Godfroy et Thouvenin, qui existeront jusqu’en 1957. À partir de 1909, René Denert y crée un atelier de céramique. Cette entreprise devient en 1921, après l’arrivée de René Louis Balichon, la société Denert et Balichon qui produit des vases et objets décoratifs ou publicitaires en grès commercialisés sous la marque Denbac. Après la mort de son créateur en 1937, l’activité périclite. L’entreprise est mise en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale, redémarre difficilement à la Libération sous une forme plus industrielle et cesse définitivement sa production en 1952.

Mussier fondent la faïencerie Berlot-Mussier. Jusqu’à la guerre, elle eut une production importante de vases, animaux en craquelé et horloges de cheminée, de style Art déco, sous la marque Odyv. La production reprit après la guerre, mais déclina dans les années soixante jusqu’à la fermeture en 1975. Une troisième faïencerie, Louis Gueule, moins connue et probablement plus petite, a produit notamment des vases et des horloges de cheminée, de style Art déco, durant l’entre-deux-guerres et quelques années après la guerre. Au total, plus d’une vingtaine d’entreprises de porcelaine ont vu le jour à Vierzon. C’est en 1847 que Célestin Gérard arrive à Vierzon en provenance de ses Vosges natales.

Son petit atelier en face de la gare deviendra la « Société française de matériel agricole et industriel » (SFMAI) après le rachat par Lucien Arbel, car la descendance de Célestin Gérard ne souhaitait pas reprendre l’affaire. Une synergie se met en place; la réputation de la « Française » attire les capitaines d’industrie. L’industrialisation amène des conflits sociaux dans la ville. En 1886, une grande grève à Vierzon connaît un retentissement sur le plan national. On en parle même en Savoie, où Le Patriote savoisien du reproduit un article du quotidien parisien Le Temps, paru en première page le 20 août qui précède. En 1887, cette grève aura un écho dans la célèbre chanson satirique Le Grand Métingue du Métropolitain, œuvre de Maurice Mac-Nab, chansonnier vierzonnais devenu une grande figure de Montmartre

Au début du, la capitale du machinisme agricole compte plusieurs firmes de batteuses et de locomobiles dont Brouhot, Merlin, la Vierzonnaise et la Française. Ces machines se vendent partout dans le monde. En 1958, la société américaine Case rachète la SFMAI et la production de matériels de travaux publics remplace progressivement celle du matériel agricole. Dans les années 1990, Vierzon subit la forte hausse de chômage qui règne en France. De nombreuses usines délocalisent, comme Fulmen (fabrication de batteries), les fabriques de porcelaines ou l’industrie du textile. D’autres comme Case changent de site.

La ville a alors un des taux de chômage les plus élevés de France. S’engage alors une longue période de reconversion basée sur la position géographique.

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Population

25.348 habitants

Région

Centre-Val de Loire

Département

Cher
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