Vigneux-sur-Seine
Histoire de Vigneux-sur-Seine
Vigneux-sur-Seine est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 31 050 habitants. Le nom de la localité est mentionné dès le sous la forme latine Vicus Novus, Vinolium en 1232. Il s’agit, comme l’indiquent les formes les plus anciennes, d’un « vicus nouveau », c’est-à-dire d’un « bourg neuf ».
Le composé > *Vicneuf correspond aux types toponymiques, Neuvicq, dont la formule – adjectif + appellatif – est inverse (même chose que / Neufbourg, le Neubourg). La forme actuelle s’explique par la sonorisation de [k] (c) en [g] devant [n]: *Vicneuf > Vigneu(f), puis coalescence [vignø]> [viɲø].
La présence d’un menhir, appelé Pierre à Mousseau, et la découverte d’outils en silex taillé atteste la présence humaine sur le territoire de la commune dès le Néolithique. Des coupes et des fonds de plats de l’Âge du fer authentifient la persistance de l’occupation comme les ruines de murs, les outils et les vases datant du début de l’ère chrétienne. Dès le, la terre de Vigneux était dépendante du chapitre de Notre-Dame de Paris.
À partir du, c’est l’abbaye Saint-Victor de Paris qui en fut propriétaire jusqu’à la Révolution française. Bordée par la Seine, le village viticole fut victime des invasions vikings au et au cours de la guerre de Cent Ans. En 1304, Jehan de Chateaufestu acquit une partie du territoire local.
Aux furent édifiés plusieurs châteaux dont le château Frayé, le château de Vigneux, le château des Bergeries et le château de Rouvres, fief dont l’existence est attestée depuis le, propriété successive des familles de Caumartin , Collande puis, au, des banquiers parisiens Mirabel-Chambaud et Cahen d’Anvers. Au, le port de Courcel permit l’utilisation d’un bac pour traverser le fleuve avant la construction du barrage d’Ablon.
Patrimoine religieux
Plusieurs demeures importantes du, couramment appelées « châteaux », subsistent sur le territoire: le château de Dorgère, dont les dépendances abritent des services municipaux, le château de Port-Courcel, propriété d’Électricité de France, le château de Rouvres, maison de retraite, et le château des Acacias (1860) dans le parc du Gros Buisson. Une des sept tours résidentielles du quartier de la Croix-blanche, hautes de vingt-quatre étages, a été préservée de la démolition pour être réhabilitée. Elle continue ainsi à dominer le paysage urbain.
Rue Pierre-Marin, le château doit son nom à une de ses anciennes propriétaires: Arlette Dorgère, actrice de variété. C’est un manoir de la fin du jouant sur les contrastes entre plusieurs teintes de briques et la pierre.