Villemoisson-sur-Orge

Histoire de Villemoisson-sur-Orge

Villemoisson-sur-Orge est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 7 120 habitants. Villa Moissun en 1120, Villa Moissun, Villa Muissun au XIIe siècle, Villa Messionis au XVe siècle, Villa Messis. La commune fut créée en 1793 sous le simple nom de Villemoisson, la mention de l’Orge fut ajoutée en 1801 dans le Bulletin des lois.

Alors que le hameau de Sainte-Geneviève se trouve à l’opposé de la forêt de Séquigny, à la limite actuelle de Sainte-Geneviève-des-Bois, une villa gallo-romaine, est peut-être à l’origine de Villemoisson. Elle se trouvait non loin du pont de la Fouille, dont le nom évoque bien des découvertes archéologiques. Dans ses ruines sont mises au jour une statuette, une clé, des pièces de monnaie. Cette villa a été incendiée au moment des grandes invasions: les deux pièces marquent le début et la fin de son existence. Selon l’abbé Lebeuf, Villemoisson était la « paroisse mère de la région », elle s’étendait jusqu’à Bondoufle et Fleury. Au, elle est démembrée par la création de celle de Sainte-Geneviève-des-Bois à laquelle est adjoint Morsang-sur-Orge.

Le cartulaire de Longpont révèle les noms des plus anciens seigneurs connus de Villemoisson: Eudes (Oddo), Guy (Guido) et Thierry (Teodericus). La seigneurie de Villemoisson, comprise dans le comté de Montlhéry, était vassale de Mée-les-Melun au et cela a perduré jusqu’à la chute de l’Ancien Régime. À la fin du, Jehan et Guy de Giresmes sont seigneurs de Villemoisson étant présente. Sous l’ancien régime la région dépend d’ailleurs de la maréchaussée de Melun. Le domaine de Villemoisson appartint ensuite à Jean Fourqaut, seigneur de Montpipeau, du Perray et du Cochet (1414). Christophe Fourqaut remplace Guy de Giresmes vers 1480.

En 1508, arrivent la famille Barbeau dont Henri qui épouse Laurette Fourquaut, fille de Christophe. Madeleine Barbeau dernière héritière des seigneurs de Villemoisson, épouse en 1588 Louis de La Ferté. Dès lors, le domaine devient un arrière-fief. En 1596, Jehan de la Fosse fait l’acquisition de Villemoisson, puis en 1598 de Sainte-Geneviève-des-Bois, où sera la demeure seigneuriale. En 1628, Antoine Boyer, un des ancêtres de neuf souverains ou chefs de maisons actuelles, se rend acquéreur des deux seigneuries. En 1659, son fils, Antoine, « sous forme de contrat d’échange », moyennant finance, quitte et délaisse les seigneuries à la famille de Noailles dont quatre membres se sont succédé: Anne, Anne Jules, Jean Emmanuel et Adrien Maurice.

Toutefois, les seigneuries de Villemoisson ne les intéressent pas car ils sont propriétaires d’importants domaines en France. Elles sont placées en fermage à Monnerot et Bartel de Bonneval, qui eux-mêmes les confient en gérance à d’autres pour exploiter les villageois qui doivent par leur travail profiter à tout ce monde. En 1734, les terres reviennent à Marguerite Pélagie Danican, veuve Michel Amelot. À sa mort, son fils, pour éponger les dettes de sa mère, revend les propriétés à Pierre Durey d’Harnoncourt, déjà seigneur de Morsang-sur-Orge. Jusqu’à la chute de l’Ancien Régime, Sainte-Geneviève, Villemoisson et Morsang auront un seigneur commun. En 1767, Louise Bernarde d’Harnoncourt, grâce au désistement de son frère, apporte les trois seigneuries à Jean Louis Bertier de Sauvigny.

Son fils, Louis Bénigne sera le dernier seigneur, en 1789, il est une des premières victimes de la Révolution. Pendant la Révolution, les Villemoissonnais demandent la suppression des pigeons dévastateurs de récoltes, la destruction des grands arbres le long des chemins portant ombrage aux cultures, le libre accès aux chemins principaux pour la plupart interdits par le seigneur pour son utilisation personnelle et pour la chasse. Dès cette période et au XIXe siècle, la municipalité a le souci de résoudre l’intégrité de la commune. Elle dispute ses droits d’usage aux propriétaires, l’accès aux voies sur l’ensemble de son territoire, certaines étant prétendues privées. Ainsi, à l’aube du XXe siècle, un jugement décrète-t-il que les voies de la forêt de Séquigny appartenant autrefois au roi sont désormais propriété de la Nation. se trouvant rue de la Garenne à Villemoisson-sur-Orge.

Le XXe siècle est l’urbanisation du plateau. Dans sa première moitié, c’est le lotissement du Bois de Villemoisson: la forêt cède la place à une zone pavillonnaire. Puis dans la seconde, celui de la Plaine et la création de son centre-ville qui émerge au bout de trente années de démarches, de discussions, de pourparlers entre 1955 et 1985. C’est la mutation d’un village rural en agglomération urbaine qui a définitivement façonné l’actuel Villemoisson. La loi Guichard interdisant les grands ensembles devait sauver Villemoisson de l’établissement d’une cité démesurée et lui permettre de maintenir son caractère de parc habité. En 1314, sous Philippe le Bel, lorsque Enguerrand de Marigny ruine la puissance des Templiers, le roi lui accorde une rente à prendre sur leurs biens, dont Villemoisson.

La présence de vestiges templiers à la commanderie de Balizy étant établie, il est raisonnable de penser qu’à cette époque Villemoisson est sous la dépendance de cet Ordre. En 1356, Perrin de l’Yvette est signalé pour avoir participé au paiement de la rançon de Jean II le Bon, il est nommé seigneur de Villemoisson et d’Epinay correspondant à une partie des territoires des Templiers dans la région.

Patrimoine religieux

La commune compte une œuvre réputée de l’architecte Hector Guimard, qui outre les ornementations des bouches de métros, a réalisé le Castel d’Orgeval, situé avenue de la Mare-Tambour. C’est actuellement une propriété privée.

Informations Clés

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Population

7.120 habitants

Région

Île-de-France

Département

Essonne
(91)

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