Villeneuve-lès-Maguelone
Histoire de Villeneuve-lès-Maguelone
Villeneuve-lès-Maguelone est une commune de l’Hérault, en Occitanie, comptant 10 405 habitants. Entre le 18 avril 1816 et le 28 avril 1831, pendant la Restauration, la commune s’est appelée Villeneuve-Angoulême; le 1er mars 1992, elle change officiellement de Villeneuve-lès-Maguelonne en Villeneuve-lès-Maguelone. Son nom occitan est Vilanòva de Magalona.
L’île de Maguelone, en raison de sa position dans une lagune séparée de la mer par un cordon littoral, devient au début du haut Moyen Âge le siège d’un diocèse aujourd’hui disparu, l’évêché ayant été transféré à Montpellier en 1536. Durant le haut Moyen Âge, Maguelone constitue le principal centre urbain de la région: la ville de Montpellier n’apparaît qu’à la fin de cette période. Les évêques de Maguelone jouent un rôle notable durant tout le Moyen Âge, aux côtés des comtes de Melgueil (Mauguio), des seigneurs de Montpellier de 985 à 1240, puis de la ville de Montpellier à partir de 1240. La cathédrale de Maguelone, encore présente sur l’île, date de l’époque romane et témoigne de cette puissance épiscopale. Une nouvelle localité, nommée « Villeneuve », apparaît à cette époque sur le continent, au sud-est de Montpellier et au nord de Maguelone: c’est l’origine de l’actuel centre-ville de Villeneuve-lès-Maguelone.
Le 29 janvier 1850, la commune perd une partie de son territoire oriental, constitué d’étangs et de plages, pour permettre l’établissement de la commune voisine de Palavas. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune est marquée par deux épisodes tragiques. Entre le 14 mars 1944 et le 10 juillet 1944, seize jeunes résistants sont fusillés près de la colline de la Madelaine qui surplombe la ville; une stèle perpétue leur mémoire. Près de la plage du Pilou, une autre stèle commémore la mort de cinq démineurs survenue le 1er mars 1945, lors d’une opération de déminage des plages de la commune. En février 2011, la commune est par ailleurs au cœur d’une affaire emblématique sur les panneaux d’entrée et de sortie de ville en langue régionale: après l’annulation par le tribunal administratif en décembre 2010 de la décision d’apposer des panneaux bilingues, la cour d’appel administrative de Marseille annule à son tour cette décision le 26 juin 2012, autorisant la commune à maintenir ses panneaux en occitan.