Villeurbanne
Histoire de Villeurbanne
L’histoire de Villeurbanne commence avec une villa urbana, exploitation agricole gallo-romaine établie vers 40 avant notre ère dans ce qui deviendra le quartier de Cusset. Cette dénomination — villa urbana — a donné directement le nom de la commune. Durant tout le Moyen Âge, Villeurbanne fait partie du Dauphiné, ratifié dans le giron du royaume de France en 1349 lors du règne de Philippe VI. Sa situation géographique de rive gauche du Rhône lui vaut d’appartenir au diocèse de Vienne et non de Lyon, une réalité ecclésiastique qui perdurera jusqu’au milieu du XXe siècle.
C’est au XIXe siècle que Villeurbanne cesse d’être un village agricole. L’industrialisation, impulsée depuis les quartiers nord de Lyon, s’y installe à grande vitesse: ateliers de tulles et dentelles dans les Charpennes, teintureries en bordure de la Rize — dont les établissements Gillet, qui emploient 1 500 personnes sur 8 hectares —, puis tissages de soie et de schappe se succèdent. La centrale hydroélectrique de Cusset, mise en service en 1899 sur le canal de Jonage, fait de Villeurbanne un pionnier de l’électrification. L’industrie électrique s’y développe ensuite avec les ateliers de la CGE, déplacés depuis Delle en 1916, et plusieurs fabricants de moteurs et d’ascenseurs dont les noms restent familiers aux Lyonnais.
Le tournant majeur survient dans les années 1920-1930 sous l’impulsion du maire socialiste Lazare Goujon: entre 1927 et 1934, Villeurbanne construit les premiers gratte-ciel de France — un ensemble de tours à gradins destinées au logement social, inaugurées en grande pompe le 17 juin 1934. Cet élan urbanistique, accompagné d’un hôtel de ville monumental et d’un palais du Travail, affirme l’identité d’une ville ouvrière qui revendique son autonomie face à Lyon. La tradition ouvrière de Villeurbanne remonte à 1887, date à laquelle Jean Pernin devint l’un des tout premiers maires socialistes élus en France.
Toponymie de Villeurbanne
Le nom de Villeurbanne dérive directement du latin villa urbana, terme désignant une exploitation agricole dotée d’une maison de maître — distincte de la villa rustica, purement agricole. Cette villa gallo-romaine, localisée aux environs de l’actuelle place Jules-Grandclément, a donné son nom au territoire qui l’entourait, transmis ensuite à la commune.
Patrimoine religieux à Villeurbanne
L’église Saint-Athanase, dans le quartier de Cusset, est le plus ancien monument de la commune. Les dix paroisses catholiques de Villeurbanne témoignent d’un tissu paroissial dense, lié à la croissance rapide d’une ville ouvrière au début du XXe siècle. La nécropole nationale de la Doua, inaugurée en 1954, rassemble les tombes de soldats et de résistants tombés lors des deux guerres mondiales.