Villiers-Saint-Frédéric
Histoire de Villiers-Saint-Frédéric
Villiers-Saint-Frédéric est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 3 068 habitants. Le nom de Villiers-Saint-Frédéric vient de Villiers-Cul-de-Sacq, l’ancien déterminant « Cul de Sacq » vient probablement de la topographie des lieux. Dans sa monographie, l’instituteur de Villiers en 1899 décrit une « accès difficile »; l’un des rares accès à ce hameau, depuis Neauphle-le-Château était un chemin très pentu dit « chemin de Neauphle », aujourd’hui « rue de la Butte », montant une côte à 18 %. Nom d’un hameau et d’une seigneurie se trouvant autrefois sur le territoire de Neauphle-le-Vieux.
Villiers a également été désigné au Moyen Âge sous le nom de Villiers delez Neafle, c’est-à-dire « Villiers près Neauphle ».
Villiers-le-Voltaire sous la révolution en 1793.
Villiers dérive du bas latin villare qui signifie « groupe de fermes ». Cette dédicace vient du fait que la nouvelle église paroissiale a été fondée en 1780 par Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, en vue de la suppression de la paroisse de Saint-Aubin.
parti, au premier d’or à trois abeilles de sable, au second d’azur semé de billettes d’or aux deux goujons adossés du même brochant sur le tout, le tout sommé d’un chef d’azur semé de quartefeuilles d’or. Ce blasonnement est inspiré des armoiries d’anciens seigneurs de Villiers-Cul-de-Sac Il a existé un habitat à l’époque néolithique, comme l’attestent les fragments lithiques (une centaine d’outils en silex) et céramiques retrouvés fortuitement en 1987 dans un terrain des rues Gromet, et attribués à la période du Groupe de Villeneuve-Saint-Germain (vers 5100-4700 ). Pour l’époque antique et celle antérieure au, l’histoire de cette commune semble avoir laissé peu de traces, n’étant probablement que peu habitée. N’ayant pas encore le statut de paroisse, mais d’un simple hameau seigneurial, les sources sont de ce fait moins explicites, en dehors de l’histoire de ses seigneurs particuliers. Le territoire de l’actuelle commune a appartenu jusqu’au (1783) à celui de Neauphle-le-Vieux.
On peut penser que les trois communes actuelles de Neauphle-le-Château, Neauphle-le-Vieux et Villiers-Saint-Frédéric (ex-hameau de N.-le-Vieux), aient formé une seule et même paroisse et le bourg castral de Neauphle se soit développé autour de l’ancien château des seigneurs de Neauphle. Le coteau situé à l’ouest des bois de Villiers était depuis le Moyen Âge le siège d’une petite seigneurie dépendant de la châtellenie de Neauphle-le-Château, laquelle relevait du roi à cause de sa châtellenie de Meulan. Il existait alors une demeure seigneuriale aujourd’hui disparue mais dont le microtoponyme a été conservé au cadastre (feuille C1). Face à l’actuelle mairie subsiste l’entrée monumentale de la ferme de cet ancien château, et probablement quelques éléments de celle-ci, ainsi que l’ancienne chapelle, devenue en 1783 la nouvelle église paroissiale Saint-Frédéric. Avant 1783, la cure était dédiée à saint Aubin et se trouvait au lieu-dit de la ferme de Saint-Aubin (aujourd’hui à Neauphle-le-Vieux). Cette ancienne paroisse, comptant 20 communiants vers 1750 ne possédait plus dans la dernière moitié du qu’un seul foyer (ou feu), probablement la famille du fermier de Saint-Aubin.
Elle fut supprimée en 1783 et son territoire rattaché à celui de Neauphle-le-Vieux, en même temps que fut détachée de cette dernière le nouveau territoire de Villiers-Saint-Frédéric. La cure de Saint-Aubin fut transférée sur la chapelle Saint-Georges du château de Villiers-Cul-de-Sac. L’église Saint-Aubin, qu’on peut situer grâce à l’atlas de Trudaine (planche Arch. F/14/*8447) est aujourd’hui démolie. La réception des travaux de la nouvelle église, commandés par le comte de Maurepas intervient à compter du 19 décembre 1782 à la demande du duc de Nivernais époux d’Hélène Phélypeaux de Pontchartrain ainsi que des entrepreneurs qui ont participé aux travaux. Ceux-ci mandatent l’expert-juré-entrepreneur de bâtiments parisien Michel Neveu, voisin du duc de Nivernais rue de Tournon à Paris, pour voir si les devis et marchés faits avec feu M.
Le patron présentateur de la cure, c’est-à-dire celui qui nommait le curé, était l’abbé de Neauphle-le-Vieux. Depuis la révolution, Villiers a fait partie du département de Seine-et-Oise, dans le canton de Neauphle-le-Château, ayant a été mis en 1790 dans le district de Montfort. Ce dernier a été supprimé en 1795 et le canton de Neauphle a été intégré au district élargi de Rambouillet, qui devient en 1800 l’actuel arrondissement de Rambouillet. En 1801, le canton de Neauphle-le-Château est supprimé et Villiers-Saint-Frédéric fait depuis partie du canton de Montfort-l’Amaury. Pendant cette période, le ressort judiciaire a dépendu des districts (tribunal d’instance) et cantons (justice de paix) correspondants. Au ressort ecclésiastique, la paroisse, dont la dédicace a été transférée à une époque indéterminé à saint Frédéric, dépendait depuis 1801 du nouveau diocèse de Versailles, doyenné de Montfort-l’Amaury.
En 1845, l’évêque de Versailles créa l’archidiaconé de Notre-Dame (arrondissements d’Étampes, Corbeil et Rambouillet). Aujourd’hui, dans l’actuel diocèse de Versailles, Villiers-Saint-Frédéric appartient au groupement paroissial de Neauphle-Jouars, dans le nouveau doyenné de Maule-Montfort-Houdan.