Wambrechies

Histoire de Wambrechies

Wambrechies est une commune du département du Nord, en région Hauts-de-France, qui compte environ 10 798 habitants. Le nom de la localité est attesté sous des formes successives selon le toponymiste Ernest Nègre: Wenebercis entre 1105 et 1113, Wenesberchies en 1144, Wenebrechies en 1174, Wenebrecies en 1211, Waneberchies en 1236, puis Wambrechies à partir de 1793. La forme flamande de la commune est Wemmersijs. Jusqu’au Moyen Âge, le nom s’écrivait généralement Wenesbrechies.

L’existence d’une paroisse est attestée dès le haut Moyen Âge, mais la cité n’apparaît mentionnée pour la première fois qu’en 1110, dans l’acte par lequel l’évêque de Tournai donne l’autel au chapitre de la collégiale Saint-Pierre de Lille. Le premier document citant le nom sous sa forme actuelle date de 1287 et provient de l’abbaye de Marquette. Du temps du chroniqueur Buzelin, Wambrechies était connue pour ses eaux et ses pâturages. Le bourg appartenait en partie au marquis de Haynin et fut incendié lors des troubles de Flandre. À la fin du siècle suivant, plusieurs industries s’implantèrent: filature de lin, corderie, fabrique de bleu de Prusse, ainsi que dans l’agroalimentaire avec la production d’huile, de vinaigre, de fécule, de chicorée, de genièvre et de bière.

Avant la Révolution française, Wambrechies abritait une seigneurie principale et plusieurs seigneuries secondaires. En décembre 1697, Nicolas-François Faulconnier, écuyer, est cité comme seigneur de Wambrechies, probablement détenteur d’un fief sur la commune. Parmi les fiefs secondaires, celui des Wazières fut détenu sur une longue période par les descendants de la famille de Fourmestraux, bourgeois de Lille. Au XIXe siècle furent édifiés les principaux monuments actuels, dont le château de Robersart, l’église Saint-Vaast et l’office du tourisme. La ville connut son essor industriel notamment avec la linière Vandenbosch fondée en 1902 sur la rive droite de la Deûle, qui devint la plus grosse filature de lin de la commune et fut intégrée à la société Linière de Wambrechies créée en 1922.

En 1954, la première communauté du Nord du mouvement Emmaüs ouvrit à Wambrechies, l’une des premières en France. Cette implantation est liée à l’action de Jean Deroubaix, dit « le capitaine Jean », industriel de Ronchin qui entendit l’appel à la solidarité de l’abbé Pierre. Renonçant aux sports d’hiver pour gagner Paris, il décida d’agir dans le Nord et acquit auprès de l’armée un fort déclassé de la Redoute à Wambrechies. Les premiers occupants campèrent sous la tente ou dans les blockhaus, puis le site se développa sur plus de quinze hectares pour devenir une importante entreprise de récupération employant une soixantaine de personnes. Dans les années 1980, l’élargissement de la Deûle pour le passage de péniches au grand gabarit fut à l’origine du renouveau du centre-ville.

Patrimoine religieux

Le site du château de Robersart, situé en centre-ville, fut le lieu de résidence des seigneurs de Wambrechies. À l’origine se trouvait le château de Leuringhien, un édifice Renaissance en forme de U. Le terrain mouvant à proximité de la Deûle provoqua le pourrissement des pilotis et son effondrement. En 1760, Louis Joseph de Broide, seigneur de Wambrechies, en commanda la reconstruction. En 1810, le vicomte de Quiévy racheta le domaine et procéda à de nombreux aménagements; il fut maire de la commune pendant près de quarante ans. À partir de 1866, la comtesse Juliette de Robersart, nièce du vicomte, hérita du château et en devint la dernière châtelaine. Délaissée, la demeure se dégrada et son avancée Renaissance s’effondra en 1900. Le notaire Valois, exécuteur testamentaire de la comtesse, légua officiellement le château à la paroisse de Wambrechies en 1926. L’école libre de garçons s’y installa de 1908 à 1959, et les douves furent comblées pour la sécurité des enfants. La toiture fut refaite en 1950, et en 1971 une équipe de jeunes Wambrecitains, soutenue par l’association Sauvegarde du Château de Robersart, recreusa les douves. L’ancien hôtel de ville, construit en 1868 dans un style néoflamand du Second Empire, présente une façade en briques de couleurs avec un beffroi de vingt-sept mètres et porte les armoiries du vicomte et de Napoléon III. Situé sur la place centrale de la commune, ce bâtiment a hébergé l’office du tourisme et arbore une façade en pas de moineau caractéristique de l’architecture flamande. Le beffroi abritait à l’origine un pigonnier ainsi qu’un chemin de ronde permettant la surveillance des alentours, fonction défensive et symbolique transposée au XIXe siècle dans un édifice civil au croisement de l’inspiration médiévale et du goût impérial. L’église Saint-Vaast, édifiée également au XIXe siècle, constitue avec le château de Robersart et l’ancien hôtel de ville l’un des trois principaux monuments du centre-ville. Le château, après avoir été légué à la paroisse en 1926, fit l’objet de transformations successives pour accueillir une école libre puis pour être protégé par les habitants à partir des années 1970. Le passé seigneurial de Wambrechies, ancré dans la châtellenie médiévale et prolongé par les vicomtes du XIXe siècle, fournit la trame d’un patrimoine bâti où s’entrecroisent les influences provinciales, religieuses et industrielles propres à la métropole lilloise.

Informations Clés

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Population

10.798 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

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