Wasquehal
Histoire de Wasquehal
Wasquehal, commune du département du Nord en région Hauts-de-France, compte 20 836 habitants. Sa présence est attestée dès le Xe siècle, mais c’est en 835 qu’apparaît la première mention écrite, sous la forme Vakaslane, dans un acte de donation de Gisèle à l’abbaye Saint-Calixte de Cysoing. Les premiers seigneurs connus, Jean-Jacques et Étienne de Bresdoul, sont mentionnés en 973.
Au Moyen Âge, la seigneurie passe par de nombreuses mains. En 1191, Richer de Wasquehal participe à la prise de Saint-Jean-d’Acre lors de la troisième croisade. La seigneurie se scinde ensuite en deux entités — Wasquehal-Paroisse et Wasquehal-la-Marque — dont les destinées se mêlent aux noms des maisons de Douai, Ghistelles, Roubaix, puis des grandes familles luxembourgeoises, Ligne et Rohan. Gérard de Ghistelles, seigneur de Wasquehal, meurt à la bataille d’Azincourt en 1415. En 1555, la commune passe sous domination espagnole ; le 10 avril 1568, trois habitants de Wasquehal sont pendus pour avoir brisé des images et fréquenté des prêches protestants. La ville devient définitivement française par le traité d’Utrecht en 1713.
Au XIXe siècle, Wasquehal connaît un essor manufacturier dans le secteur de la draperie et de la sayetterie. En 1880, des grèves éclatent notamment à la filature Voigt. Les troubles lors de la querelle des inventaires en 1906 touchent la paroisse : les fidèles et le clergé se barricadent dans l’église en signe de protestation. La ville traverse deux occupations allemandes au cours du XXe siècle ; le 3 septembre 1944, la bataille du Haut-Vinage voit des résistants affronter des soldats allemands dans les rues de la commune.
Toponymie de Wasquehal
Le nom de la localité est attesté sous de nombreuses formes depuis 835. La forme actuelle Wasquehal apparaît pour la première fois en 1161 dans un cartulaire de l’abbaye Saint-André du Cateau. Albert Dauzat et Ernest Nègre y reconnaissent l’anthroponyme germanique Wasco suivi de l’appellatif francique halla (halle, salle, portique), étymon qui a également donné le néerlandais hal et le français halle. En latin médiéval, la commune est désignée sous la forme Wasquehalium.
Patrimoine religieux de Wasquehal
L’histoire religieuse de Wasquehal est étroitement liée à la famille de Ghistelles : Godelieve de Gistel (1049-1070), jeune femme du comté de Flandre délaissée par son mari et maltraitée par sa belle-mère, est vénérée comme sainte et martyre ; elle était parente de Gérard de Ghistelles, seigneur de Wasquehal. Jacob van Oost le Jeune (1637-1713), peintre baroque flamand, avait réalisé un tableau pour l’église Saint-Nicolas de Wasquehal avant 1789. René-François Régnier (1794-1881), cardinal français du XIXe siècle, est également lié à la commune. Le château blanc accueillit des retraites religieuses auxquelles participèrent des personnalités telles qu’Amédée II Prouvost, Amédée de Margerie, Henri Mathon et Charles Thellier de Poncheville. L’oncle de Gérard Mulliez fut vicaire à l’église Saint-Clément. En 2015, Laurent Ulrich, archevêque de Lille, a dédicacé l’autel de l’église Saint-Nicolas. Le cimetière du Centre abrite les sépultures d’Edmond Delcambre et Henri Vanalderwerelt, abbés de l’église Saint-Nicolas, ainsi que des Sœurs Franciscaines de Wasquehal.