Wervicq-Sud
Histoire de Wervicq-Sud
Wervicq-Sud est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 5 299 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Viroviacum au, vers 300, en 376 (Itinéraire d’Antonin); Wervi en 1090 / 1114; Wervhec en 1143; Wervecke en 1198; Wervek en 1268; Wervy en 1480. Frans Wervik/Zuid-Wervik en néerlandais.
Il s’agit d’une formation toponymique gauloise (belge) ou gallo-romaine en -(i)acum suffixe localisant, puis marquant la propriété. Il a généralement abouti à -(e)i à l’époque médiévale en langue d’oïl, noté plus tardivement -y comme le montrent les formes Wervi de 1090 et Wervy de 1480, formes romanes.
Wervicq-Sud et Wervicq (Belgique) (en néerlandais Wervik) ne forment jusqu’au qu’une seule et même entité puisque la séparation effective des deux communes sera prononcée sous Louis XIV. L’homme s’installe dans la vallée de la Lys dès la Préhistoire. À cette époque, il ne s’agit que de petits foyers de peuplement. Ce sont donc d’abord les Celtes qui se sont installés parmi les premières peuplades connues.
Il est probable qu’ils choisirent ce lieu car le passage de la rivière, à l’époque sauvage et marécageuse, était mieux adapté à la traversée et que la proximité d’un petit mont appelé « la montagne de Wervicq-sud » surplombe la vallée et offrait un lieu de défense stratégique et de refuge adapté en cas d’inondation dues aux crues. C’est à cette même période que les Romains installèrent un camp fortifié dont on a retrouvé des traces. On retrouve d’ailleurs sa trace sur l’itinéraire d’Antonin puis dans la table de Peutinger comme Viroviacum (Castellum Menapiorum-Viroviacum), puisque la voie romaine de Tournai à Cassel traversait la Lys. Halte de repos entre bases militaires et centres commerciaux, la ville comptait alors à peu près.
Après la longue agonie de l’Empire romain qui subit les invasions incessantes des tribus germaniques s’installant en grande masse en Gaule, Wervicq n’est guère plus évoquée. En 1070, la comtesse Richilde de Hainaut a complètement dévasté la ville au cours de la guerre civile qui oppose la régente à Robert le Frison et qui ne tarde pas à ravager le comté de Flandre. Il faut encore attendre 1090 pour retrouver trace de Wervicq dans les écrits de l’archevêque de Tournai. Au, la ville retrouve son lustre grâce au développement de la draperie qui devient un produit très recherché à cette période.
Patrimoine religieux
Plusieurs lieux et monuments notables se trouvent sur la commune En 1936, le conseil municipal décide de rendre hommage à ses enfants Morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale.