Wissous

Histoire de Wissous

Wissous est une commune de Essonne, en Île-de-France, qui compte 6 991 habitants. lors de fouilles en 1903 est une trace de la présence notable de sources dans la ville. Toutefois, cela n’a aucun lien avec le nom de ville, Viceor. Une autre carte de 1740 mentionne Uissous, tandis que la carte de Cassini du donne Wißous.

La graphie moderne Wissou est enfin clairement visible sur une carte de 1782 et serait peut-être à l’origine de cette orthographe. Une étymologie populaire considère le nom de la ville comme un composé des éléments français huit (8) et ancien français sours, masculin de « source », d’où le sens global de « huit sources ». En outre, il n’y a aucun élément hydrographique qui attesterait de la présence de huit sources.

L’hypothèse retenue par les spécialistes en fait un composé bas latin * Vicus Suevorum). Le second élément -sous représente l’évolution de * SUEVORU < latin Suevorum, génitif pluriel de Suevi, terme qui désigne le peuple germanique des Suèves. Il s'agissait probablement de laeti « lètes, colons » suèves installés par le pouvoir romain en Gaule du nord, comme bien d'autres.

D’ailleurs, la Notitia dignitatum mentionne un Praefectus laetorum Gentilium Suevorum « préfet des lètes suèves » dans la région du Mans.

par la Commission du Vieux Paris. Si aucun fleuve ni route ancienne ne passe sur le territoire de la commune, c’est la présence de sources qui explique notamment l’installation humaine dans la zone à la fin de la Préhistoire et au début de l’Antiquité, mais aussi aux périodes gauloise et gallo-romaine — de plus de deux hectares et datant. Le territoire de Wissous est en effet bien situé entre Lutèce (Paris) et Cenabum (cité proche d’Orléans). La ferme vivait de culture de céréales et d’élevage. L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) décrit la découverte comme « d’ampleur nationale », mais aussi le probable regroupement des différents foyers de populations vers des lieux uniques. Wissous vivait essentiellement de la culture de céréales, comme une grande partie de la région du Hurepoix qui était essentiellement agricole. La vigne a également une grande importance dans la commune dont, dès 1284, des écrits signalent la présence. En juillet 1255, l’évêque de Paris met fin au servage contre une imposition, point ratifié l’année suivante par Louis IX et même l’exploitation de ce type la plus importante du pays.

La commune est très marquée par la guerre de Cent Ans avec la destruction de cultures et une importante baisse de la population. Ce transfert à une personne morale permettra une dilution des biens à cause de partages de successions. La Fronde est une nouvelle période difficile pour la commune et ses habitants. Entre 1792 et 1797, les biens du clergé sont vendus de, correspond à l’implantation de l’aérodrome puis aéroport de Paris-Orly pour lequel la relative platitude de plateau de Longboyau du secteur est un avantage. La population et les industries locales augmentent sensiblement du fait de cette proximité. La zone est d’ailleurs importante dans l’histoire de l’aéronautique, puisque Port-Aviation est situé dans la commune proche de Viry-Châtillon. Durant la Première Guerre mondiale, le château de Montjean devient l’Hôpital auxiliaire de l’association des Dames de France (HAADF) et défendre l’aérodrome militaire d’Orly. Les élèves sont privés d’enseignement après la mobilisation du directeur de l’école des garçons, et la gare de la commune sert dans le cadre de la déportation de prisonniers politiques de la prison de Fresnes vers les camps de Ravensbrück en Allemagne.

Une batterie allemande de canons anti-aériens sur rail est basée à Wissous, elle a été renommée « Domaine Les Étangs – Espace Arthur-Clark ». Transformé en parc communal, les allées de celui-ci ont pris le nom de chacun des membres de l’équipage, une plaque commémorative a été posée, un mémorial érigé et une cérémonie est organisée annuellement les 6 février en la mémoire de ces quatre combattants qui avaient à leur mort tous à peine vingt-cinq ans. La résistance allemande à Wissous est. La commune est finalement libérée le 24 par une colonne de la blindée du général Philippe Leclerc de Hauteclocque et menée par les généraux Jacques Branet ou Louis Warabiot (selon les sources), quelques heures après le départ des troupes allemandes. Un court film documentaire, témoignage unique connu du Wissous de la fin des années 1950, a été réalisé par un Américain résidant dans la commune en 1958. Garosud du groupe Monoprix-Naturalia, symbole du développement de la logistique sur la commune. Dans les années 1960, l’implantation du Marché d’intérêt national de Rungis se fait sur les communes proches de Rungis et de Chevilly-Larue. Les entreprises de logistique et d’entreposage de nourritures se développent pour répondre à cette nouvelle demande.

La étape du Tour de France 1971 passe par la commune. Dans les années 2000 et années 2010, une politique importante de création de nouveaux logements est mise en œuvre, en résulte dans la création de quartier et ensembles comme Saint-Éloi, Les Vergers de Wissous et prochainement Unisson. L’enjeu est la modernisation de la commune tout en gardant « l’esprit village » plébiscité par les habitants. Une zone nécessite également beaucoup d’attention dans son aménagement, la plaine de Montjean, du côté de Rungis et Fresnes. En 2014, Wissous a connu un coup de projecteur médiatique défavorable sur l’interdiction du port de signes religieux au nom de la laïcité à « Wissous Plage », l’attraction estivale communale. Plus tard en avril 2018, un autre fait divers lié à l’implantation sauvage de gens du voyage causera également un émoi médiatique dommageable. Pendant la pandémie de Covid-19 en 2020, à l’instar de Rungis, une infrastructure réfrigérée de Wissous, profitant de sa proximité avec l’aéroport, a servi de morgue et de funérarium temporaire.

Patrimoine religieux

La commune de Wissous dispose d’un patrimoine architectural ancien, comme le carré des eaux gallo-romain, vestiges d’un aqueduc qui alimentait Lutèce (Paris) — notamment les thermes de Cluny — par l’intermédiaire des aqueducs d’Arcueil et de Cachan. Découvert au à la suite de travaux pour capter de l’eau de la Vanne à Paris, ce bassin collecteur est aujourd’hui recouvert de terre à la suite du refus d’une demande de classement en monument historique en 1903. Cependant, une rigole de entre les sources de Chilly-Mazarin. Le bâtiment a notamment une charpente d’environ vingt mètres. La gare de Wissous qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, servi pour la déportation de prisonniers politiques de la prison de Fresnes.

Avec son petit observatoire sur le toit, la maison de l’astronome et contre-amiral Ernest Mouchez (1821-1892) est toujours visible dans une rue qui porte son nom. L’ancienne forge et sa charpente du est conservée. Elle est actuellement occupée par un brocanteur après avoir cessé ses activités dans les années 1950. Les restes d’une ferme gauloise située près des pistes de l’aéroport (rue du Berger) et datant du sont également conservés et étudiés. Celle-ci organise par exemple un circuit touristique en treize sites pour faciliter la découverte et la visite de la plupart des lieux pertinents et en état de conservation.

Informations Clés

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Population

6.991 habitants

Région

Île-de-France

Département

Essonne
(91)

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