Yenne

Histoire d’Yenne

Yenne est une commune de Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 3 063 habitants. Le toponyme est issu de Ejenna nom gaulois, Epaona nom gallo-romain. Selon Adolphe Gros, Yenne serait l’antique Etanna mentionnée sur la table de Peutinger, une station routière et portuaire sur l’antique voie qui, venant d’Aoste (Isère), gagnait Seyssel (Haute-Savoie), remontait la rive gauche du Rhône, puis empruntait la rive sud du lac Léman pour rejoindre le Valais.

Au hameau de Landrecin, il a été trouvé en 1972 les restes d’un sanctuaire datant de -73 avec deux autels. En 1215, Thomas de Savoie octroie, sur les conseils de Guy, abbé de Hautecombe, et d’Anselme, abbé de Saint-Rambert, à la ville une charte de franchise. Yenne fut la première commune affranchie de Savoie. La terre de Yenne est donnée, le, en apanage à la fille du comte Aymon de Savoie, Blanche de Savoie, mariée, 15 jours auparavant au château du Bourget, à Galéas II Visconti, duc de Milan. Les habitants font acte de fidélité au duc Charles I de Savoie; un Claude de Champrond est cité dans cet acte. Louis de La Balme de Poupet de Courgenon, comte de La Baulme-Saint-Amour, reçoit contre écus d’or, la terre de Yenne et de Saint-Genix en fief, le, se tient à Yenne une réunion rassemblant la noblesse du petit Bugey, à l’occasion de l’avènement de Victor-Amédée II de Savoie.

Victor-Amédée II cède et inféode le marquisat de Yenne à Jean-François Vulliet ou Vuillet de la Saunière, baron de Chevelu, conseiller d’État, président en la Chambre des comptes de Savoie. Le recours de Jacques-Philippe de Saint-Amour et ensuite du marquis de Harancourt, resta sans suite. Les Vulliet de la Saunière porteront le titre de marquis de Yenne, jusqu’à la mort, en 1830, de son dernier représentant, Antoine-François-Hector Vulliet de la Saunière, marquis de Yenne, gouverneur général de Gênes. Henry-Eustache de Mareste, baron de Montfleury, seigneur d’Avressieux, qui réside à Yenne, le, par acte dressé en la maison des Vulliet de La Saunière, seigneur et maîtres des comptes, afferme la curialité et la paroisse de Yenne, avec les droits y afférents, contre une somme annuelle de 18 florins de Savoie, à François Poncet de Yenne. Les marquis de Yenne eurent de nombreuses possessions qu’ils conservèrent jusqu’à la Révolution française. Ils étaient possessionnés à Ayn, Billième, Chambéry, Champagneux, Chindrieux, Gerbaix, Jongieux, La Ravoire, Loisieux, Saint-Jean-de-Chevelu, Saint-Maurice-de-Rotherens et Saint-Pierre-d’Alvey.

Ils portaient: coupé de gueules et d’argent au lévrier issant de sable.

Patrimoine religieux

Le bourg médiéval fortifié n’incluait aucun château, mais de nombreux châteaux et maisons fortes environnants en assuraient la protection immédiate. Trois portes, dont aucune ne subsiste, s’ouvraient sur: Novalaise, Chambéry et le Rhône. De nombreuses familles nobles de la région y avaient une résidence, dont certaines ont échappé à la destruction. En ville, des plaques commémoratives permettent de signaler l’emplacement des monuments détruits au cours de l’histoire.

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Population

3.063 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Savoie
(73)

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