Église Notre-Dame-du-Rosaire

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Notre-Dame-du-Rosaire

194 rue Raymond-Losserand - 75014 Paris

Messe(s) du week-end

Dimanche : 10h30
Dimanche : 19h00

Messes à proximité

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38 rue Cronstadt - 75015 Paris

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59 rue Vercingétorix - 75014 Paris

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9 rue du Docteur-Roux - 75015 Paris

Présentation de l'église

L’église catholique Notre-Dame-du-Rosaire se situe au 194 rue Raymond-Losserand, dans le quartier de Plaisance du 14e arrondissement de Paris ; elle est également accessible par la cité Blanche. De style romano-byzantin, elle est construite entre 1909 et 1911 sur les plans de Pierre Sardou — architecte également auteur de l’église Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle dans le 15e arrondissement voisin. Elle fait partie des édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle de Paris — reconnaissance patrimoniale qui atteste de sa valeur architecturale.

Le quartier de Plaisance, dans lequel se dresse l’édifice, correspond à un secteur méridional du 14e arrondissement parisien, développé au cours du XIXe siècle avec l’urbanisation progressive des anciennes communes de Montrouge et de Vanves intégrées à Paris en 1860. Cette urbanisation, caractéristique des expansions haussmanniennes de la capitale, transforma les anciens terrains ruraux et maraîchers en quartiers résidentiels et ouvriers denses, nécessitant la création de nombreux équipements publics — dont les églises paroissiales.

La construction de Notre-Dame-du-Rosaire entre 1909 et 1911 répondait aux besoins pastoraux d’une population paroissiale en forte croissance, notamment ouvrière et populaire. Le vocable du Rosaire — dévotion mariale centrée sur la récitation répétée de l’Ave Maria en méditant les mystères de la vie du Christ et de la Vierge, diffusée par l’ordre dominicain depuis le XIIIe siècle — s’inscrit dans la longue tradition mariale française, particulièrement vivace au tournant du XIXe et du XXe siècle.

Pierre Sardou (1873-1952), à qui furent confiés les plans, était un architecte parisien spécialisé dans les constructions religieuses. Son choix du parti romano-byzantin pour Notre-Dame-du-Rosaire — comme pour Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle — traduit une sensibilité particulière aux formes paléochrétiennes et byzantines, alternative minoritaire au néogothique dominant dans les constructions catholiques françaises de la Belle Époque.

Le parti romano-byzantin retenu pour l’édifice associe probablement un plan basilical à trois vaisseaux séparés par des colonnades, un transept peu saillant, un chœur à abside semi-circulaire, une coupole centrale sur la croisée du transept et une façade à trois registres dominée par un campanile détaché ou intégré. Cette disposition, inspirée des basiliques paléochrétiennes romaines (Sainte-Sabine, Sainte-Marie-Majeure) et des édifices ravennates byzantins (Saint-Apollinaire-le-Neuf), offre une alternative visuelle aux verticalités gothiques dominantes.

Les matériaux — pierre de taille et brique polychrome caractéristiques des constructions parisiennes du début du XXe siècle — confèrent à l’édifice une coloration contrastée qui s’inscrit dans le tissu urbain du quartier. L’emploi du béton armé, technique alors en plein développement, peut avoir été utilisé pour certaines parties structurelles — voûtes, coupole —, témoignage des recherches techniques de l’époque même si moins radical que chez Anatole de Baudot à Saint-Jean de Montmartre.

L’intérieur déploie un programme décoratif cohérent avec le parti stylistique : mosaïques polychromes, peintures murales, vitraux aux couleurs vives, mobilier liturgique en marbre ou en pierre sculptée. La dédicace au Rosaire oriente l’iconographie vers la vie de la Vierge Marie et les quinze mystères du rosaire traditionnel — joyeux, douloureux, glorieux (les mystères lumineux ayant été ajoutés par Jean-Paul II en 2002). Cette iconographie mariale structure l’ensemble décoratif et définit l’identité spirituelle de l’édifice.

Le labellisation Patrimoine du XXe siècle, dont fait partie l’édifice, atteste de sa valeur architecturale et patrimoniale. Ce label, créé par le ministère de la Culture pour distinguer les édifices du XXe siècle particulièrement significatifs sans les classer au titre des monuments historiques — protection plus contraignante —, marque une reconnaissance officielle du patrimoine religieux contemporain.

Rattachée à l’archidiocèse de Paris, Notre-Dame-du-Rosaire de Plaisance est une paroisse active du 14e arrondissement. Elle accueille les messes dominicales, la catéchèse paroissiale, les grandes célébrations liturgiques, la fête patronale du 7 octobre — solennité de Notre-Dame du Rosaire — et les pèlerinages mariaux liés à la dévotion dominicaine traditionnelle.

Informations Clés

Saint Patron

Type d'édifice

Église paroissiale

Paroisse

Notre-Dame du Rosaire

Diocèse

Paris

Construction

1911