Nice
Histoire de Nice
Nice, préfecture des Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d’Azur, 348 085 habitants), porte un toponyme attesté sous les formes Nicaea et Nicia au IVe siècle. Issu du grec ancien Nikaia « qui donne la victoire », il s’agit d’un des nombreux toponymes grecs de la côte méditerranéenne. La forme Niça est attestée en occitan nissart en 1436, et la forme italienne Nizza en génois et en ligure. L’histoire de Nice est marquée par sa qualité de ville frontière: capitale de la Viguerie de Nice, elle a appartenu successivement à la Ligurie antique, à la Régio IX Liguria romaine, au royaume ostrogoth d’Italie, à l’Empire byzantin de 553 à 641, au royaume d’Italie (Saint-Empire romain) entre les IXe et XIe siècles, à la république de Gênes, puis au comté de Savoie après l’Acte de Dédition de 1388.
En 1526, Nice devient la capitale du comté de Nice. En 1713, la Savoie obtient la Sicile par héritage, qu’elle échange en 1720 avec la Sardaigne pour donner naissance au royaume de Piémont-Sardaigne. Nice est française lors du premier département des Alpes-Maritimes (1793-1814), sous la Révolution française et le Premier Empire; elle ne devient définitivement française qu’en 1860. La politique de francisation qui suit pousse plus de 11 000 Niçois sur 44 000 à émigrer en Italie dans la décennie suivant l’annexion; les irrédentistes italiens se firent les porte-parole de ce rejet par la voix du Niçois Giuseppe Garibaldi.
Patrimoine religieux à Nice
Nice possède un riche patrimoine architectural hérité de son passé savoyard: plusieurs palais et hôtels particuliers, ainsi que des églises de style baroque, ont été construits durant cette période. À la Belle Époque, la ville s’est enrichie de nombreuses villas et hôtels. Le quai des États-Unis et la promenade des Anglais sont, pour le monde entier, le symbole de la cité. Nice comporte de nombreuses places, principalement dans la vieille-ville: la place Saint-François, la place Garibaldi, le cours Saleya, la place du Palais de Justice (ancienne place Saint-Dominique) et la place de la Préfecture, créée au XIXe siècle. La majorité des autres places ont été dessinées au XIXe siècle: la place Charles-Albert, la place Masséna, la place de la Croix-de-Marbre.
Le château de Bellet, dans le quartier de Saint-Roman-de-Bellet, date du XVIe siècle; il appartient à une famille d’aristocrates niçois originaires de Savoie, les Roissard de Bellet, et abrite une chapelle néo-gothique du XIXe siècle. Plusieurs monuments commémorent des évènements ou personnages liés à l’histoire de la ville, dont la Croix de Marbre, la colonne du pape, le monument des Serruriers, ou les statues de Charles-Félix, de Masséna et le monument à Garibaldi. Le 14 juillet 2016, Nice fut frappée lors des festivités de la fête nationale par un attentat terroriste sur la promenade des Anglais qui causa la mort de 86 personnes et fit 458 blessés; l’attaque fut revendiquée par l’organisation État islamique. Le tissu paroissial actuel s’organise autour de la cathédrale Sainte-Réparate (paroisse Saint-Jean-XXIII), de la basilique Notre-Dame, de l’église Notre-Dame du Port (paroisse Sainte-Famille Nice) et de l’église Saint-Étienne (paroisse Saint-Jérôme).