Chambéry
Histoire de Chambéry
Les premières traces d’occupation sur le territoire de Chambéry remontent au Néolithique moyen (vers 4000 av. J.-C.) sur les hauteurs du Saint-Saturnin. À l’époque romaine, c’est la colline de Lémenc — alors nommée Lemencum — qui concentre l’établissement gallo-romain. La ville doit son essor à sa position sur la route du Mont-Cenis reliant Lyon à Turin, et à l’installation des comtes de Savoie qui y voient un point d’appui stratégique.
Le tournant décisif intervient le 15 mars 1232, lorsque le comte de Savoie achète la ville et la vicomté pour 32 000 sous forts de Suse, la dotant de franchises. L’avènement du premier duc de Savoie en 1416 fait de Chambéry la capitale d’un État souverain. Entre 1452 et 1578, le Saint-Suaire est conservé dans la Sainte-Chapelle du château ducal, faisant de la ville un lieu de pèlerinage. Le duc Emmanuel-Philibert déplace la capitale à Turin en 1563, mais Chambéry conserve son Sénat et sa Chambre des comptes. Jean-Jacques Rousseau y séjourne de 1731 à 1742 auprès de Madame de Warens aux Charmettes, années décisives retracées dans Les Confessions. Le traité de Turin du 24 mars 1860 rattache définitivement la Savoie à la France après un plébiscite.
Patrimoine religieux à Chambéry
La cathédrale Saint-François-de-Sales, siège de l’archevêché, est dédiée au saint savoisien né en 1567, fondateur de l’ordre de la Visitation avec Jeanne de Chantal. Son architecture gothique tardive abrite un ensemble de décors peints en trompe-l’œil réputé comme le plus grand d’Europe. La Sainte-Chapelle du château des ducs, fondée en 1408, fut le lieu de conservation du Saint-Suaire pendant plus d’un siècle avant son transfert à Turin.