Montrouge

Histoire de Montrouge

Montrouge est une commune du département des Hauts-de-Seine, en région Île-de-France, qui compte 47 657 habitants. La mention la plus ancienne du nom figure dans un pouillé imprimé en 1626, sous la forme « à Rougemont ». Le fief est encore nommé ainsi dans le rôle des feudataires de Philippe Auguste, en 1211. La forme Monte rubeo, littéralement Mont rouge, apparaît en 1261 dans le testament d’un chanoine de l’abbaye de Chelles, Jean de Monmouth (vers 1055-1108), seul chevalier de la région à porter un tel sobriquet. Deux générations plus tard, à la fin du XIIIe siècle, le sobriquet semble s’être attaché aux successeurs du fief, dont il serait alors devenu le toponyme.

Les Montlhéry, famille à laquelle appartient le seigneur supposé éponyme Guy le Rouge, sont une branche cadette des Montmorency, initialement alliés des Thibaldiens, lesquels disputent jusqu’en 1284 la prééminence aux Capétiens. Les terres de Guy le Rouge, homme longtemps influent à la Cour, apparenté à son rival et à la reine Bertrade, tombent en commise pour dettes, ce qui laisse supposer que l’endroit est resté longtemps peu habité. Comme beaucoup de villages de la banlieue, c’est une campagne où les bourgeois, au premier chef ceux de la Grande boucherie, font engraisser le bétail et cultiver le blé qui nourrissent la ville. Cela correspond alors à la commune actuelle, mais aussi et principalement à la plus grande partie du 14e arrondissement de Paris d’aujourd’hui, le terrain du cimetière du Montparnasse inclus. En 1248, le seigneur du lieu est Odon de Machau, qui confirme cette année-là le don d’une vigne fait par un Odon Gontard au monastère de Saint-Magloire. Le fief, garni d’une maison seigneuriale avec colombier, passe peu après au seigneur de Clamart Guillaume de Cuchen, puis à Eustache de Bièvres. C’est l’héritier de celui-ci, Guillaume de Bièvres, qui en est possesseur. Un monastère est aménagé dans une ferme sur un terrain de moins de deux hectares et demi, cédé par Raoul et Sybille de Pacy, et prend le nom de monastère des Macchabées. La grange donnée par Guillaume des Barres en 1191 est probablement à l’origine du membre de Montrouge du prieuré hospitalier de Saint-Jean de Latran. Dans un bail datant de 1466, Renaud Gorre, commandeur, déclare affermer pour neuf ans à un certain Germain Amaury, laboureur à Chasseney, la métairie avec étables, grange, cour, jardin fermé de murs, moulin à vent et plusieurs hectares de terre labourable à Montrouge, contre un fermage en blé, avoine, fèves et pignons. Le curé de la paroisse saisit le tribunal et il faut près de huit années de procédures pour qu’un prêtre soit imposé, finalement choisi par Madame Barboteau avec l’agrément du chantre du chapitre cathédral de Notre-Dame, Claude Joly. La rue Cels, ouverte en 1850 sur une portion de la pépinière, honore sa mémoire; elle a gardé son nom après son intégration dans le 14e arrondissement en 1860. En vertu de la loi du 14 décembre 1789 votée par l’Assemblée nationale constituante, Montrouge devient une commune avec un conseil municipal et un maire; le premier maire, François Ory (1736-1809), originaire du Sap dans l’Orne, est maître carrier et entre en fonction en 1790. Au printemps de l’an II de la République (1794), c’est dans la plaine de Montrouge que le destin du philosophe Condorcet, partisan des libertés et défenseur des droits de l’homme, prend une ultime tournure tragique, sous la forme d’une longue errance de deux jours et deux nuits à travers cette campagne encore quasiment déserte.

Patrimoine religieux

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France. Elle compte également un grand ensemble labellisé « Architecture contemporaine » (anciennement « Patrimoine du XXe siècle »), la résidence Buffalo. L’histoire religieuse locale est marquée par la présence du monastère des Macchabées installé sur les terres seigneuriales médiévales, par les liens du fief avec le prieuré hospitalier de Saint-Jean de Latran à partir de la fin du XIIe siècle, et par la fondation d’une école au XVIIe siècle voulue par Louis Barboteau, donnant lieu à une longue procédure entre la paroisse et la chambre cathédrale de Notre-Dame de Paris. La question d’un possible lien entre le monastère et les reliques des Macchabées honorées en l’église Saint-André de Cologne a été soulevée par les historiens, mais le fief était encore trop désert pour être constitué en paroisse à l’époque de sa fondation. Les terres données par Raoul et Sybille de Pacy pour cette ferme monastique de moins de deux hectares et demi témoignent du caractère modeste mais ancien de l’implantation religieuse à Montrouge. La grange de Saint-Jean de Latran, donnée par Guillaume des Barres en 1191, fut transformée en domaine seigneurial à la séparation de Lourcines, et son bail de 1466 affermé par Renaud Gorre à Germain Amaury, laboureur à Chasseney, mentionne déjà une métairie complète avec étables, grange, cour, jardin, moulin à vent et terre labourable, illustrant la vocation agricole du domaine. La rue Cels ouverte en 1850, intégrée au 14e arrondissement de Paris en 1860, garde en mémoire la procédure menée par la paroisse pour assurer la fondation scolaire voulue par Madame Barboteau, finalement validée avec l’accord du chantre Claude Joly.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

47.657 habitants

Région

Île-de-France

Département

Hauts-de-Seine
(92)

Trouver une église à Montrouge

Recherche

Église Saint-Joseph-Saint-Raymond

5 rue Henri Barbusse - 92120 Montrouge

Église Saint-Jacques-le-Majeur

39 rue Gabriel Péri - 92120 Montrouge

Église Saint-Luc

23 avenue du Fort - 92120 Montrouge